dimanche 9 décembre 2018

Interview de BLEEDSKIN



Bleedskin est un jeune groupe belge de furieux plein  d'avenir. Fort d'un premier Ep 'The rotten one' qui envoie le pâté et la boucherie avec, le groupe offre un death brut et assez violent. Et comme il a été évoqué une interview avec celui qui s'occupe du groupe en Belgique, autant en profité et essayer d'en savoir plus sur Bleedskin. Merci au groupe d'avoir prit le temps de répondre! (Merci au booker belge pour les photos!!)



1- Bonjour à bous, nobles troubadours de Bleedskin ! Comment allez-vous en ce gris jeudi ? Prêt pour des questions qui pourraient être chiantes ? Bon, commençons par une question récurrente : présentez, dans un esprit jovial et guilleret Bleedskin, en évitant le format encyclopédique (quoique, ce pourrait être marrant...) !

Bleedskin est un groupe de death metal formé en 2016 par Céline (guitare) et Rémy (basse). Peu de temps après leur formation, je les ai rejoins premièrement au chant puis par la suite je me suis mis également à la guitare lead. Il y a quelques mois, éprouvant des difficultés à chanter et jouer de la guitare en même temps sans faire d’erreurs, j’ai demandé à Benjamin qu’il rejoigne le groupe et prenne ma place comme guitariste lead.
Ces derniers mois, nous désespérons de trouver un batteur en nous saoulant dans la cave de Céline.


2- Bleedskin… Quels mystères se cachent derrière ce nom dégageant un coté mystique (après une bonne centaine de cigarettes qui font rire) ? Le choix du nom est-il venu comme on joue aux cartes ou est-il plus un aboutissement d’une progression intellectuelle, résultante d’un acte ayant son importance pour le groupe ?

Le nom du groupe est un peu venu par hasard. Chacun balançait des mots qui pourraient aller ensemble puis, involontairement, l’ancien batteur (Tom) et Céline ont eu la même idée chacun de leur côté et « Bleedskin » en est ressorti. Pas plus compliqué que ça, il n’y a aucune recherche !


3- Vous êtes assez jeunes, plein d’avenir (des scoops à lâcher?), aussi bien en terme d’années de vie que dans l’existence même du groupe, formé en 2016. Alors du coup, ça va être une question à tiroirs celle-ci, concernant pas mal votre Ep.
a)- Vous avez déjà un premier Ep à votre actif (The rotten one), très marqué death années 90 (et la première moitié de cette décennie fantastique). Pourquoi le choix de cette forme de death, à l’opposé des ‘modes’ actuelles du death ? Est-ce par amour du genre ? Une façon de se démarquer ? Parce que vous êtes des rebelles ? Ou c’est venu naturellement, du fait des goûts de chacun en plus d’autres choses fascinantes ?
b)- C’est vrai ?
c)- The rotten One est votre premier Ep. Le choix du titre semble indiqué que ce ne sera pas le seul (et que ça va chier), non ? Y-a-t-il une trame derrière ou est-ce juste des titres pour faire connaître Bleedskin, son death et un peu son œuvre aussi, on ne va pas se mentir ?
d)- A l’écoute, on a un death à la limite du brutal death (je ne ferais pas l’affront de demander les influences, il suffit d’écouter le disque) dont on sent quand même un amour de cannibal corpse dans certaines lignes de guitares (et il y a bien pire en référence…). Cette façon d’être sur le fil du rasoir entre death et brutal death, est-ce un choix réfléchi, quelque chose de naturel ou non, en fait ça s’est fait comme ça ?
e)- Est-ce facile de mettre en concret une musique qui cristallise du death de deux obédiences différentes, tout en restant cohérent et sans tomber dans la facilité (ou le confort, c’est vous qui voyez!) de l’un ou l’autre ? Sans être un peu frustrant ?

Pour le style de ce premier EP, nous n’avons pas vraiment cherché à faire quelque chose en particulier. Au début de la formation, le groupe ne savait pas encore quelle direction prendre et s’influençait beaucoup du old school death et thrash.
Le titre « The Rotten One » ne fait pas référence à une première édition qui serait suivie d’un « The Rotten Two » ou que sais-je, c’est un titre parmi les autres qui servent à faire découvrir le groupe (bien que cet EP ne soit pas à 100% représentatif de ce que nous sommes, étant en pleine évolution).
L’évolution vers quelque chose de plus brutal s’est faite naturellement, bien que ces derniers temps. Il y a vraiment une volonté d’aller vers le brutal death.
Sortir de la facilité est assez compliqué. Parfois on pense tenir un truc, puis on se dit « nan, c’est quand même un peu trop simple ? Ça manque de quelque chose ». Ensuite, on laisse chacun réfléchir au morceau en composition pour voir ce qu’il pourrait y apporter.


4- Les thèmes qui sont abordés dans les titres sont liés aux thèmes consensuels du genre. Est-ce si simple que ça d’écrire des titres qui évoquent des choses aussi joyeuses que les tueurs en série, la torture ou la dépravation des chaires (par hasard) ? Avez-vous une vision à plus long terme vers des thématiques moins explorer dans le death et qui sont peut-être un intérêt personnel pour vous (l’écologie, l’espace, la science, l’histoire ou encore les origamis dans la tradition japonaise de l’ère Heian (mais là, j’ai comme un gros doute…)) et qui serait peut-être intéressantes à explorer ? Ou non, justement, ces thématiques récurrentes dégueulasses, c’est bien mieux car c’est un excellent exutoire ?

Les thématiques abordées dans les paroles sont en effet bien à l’image du genre, on n’a pas cherché à innover de ce côté-là. Cependant, ces derniers temps je lie d’une certaine façon mes problèmes/ mon histoire personnelle à cette boucherie, comme un exutoire.

           

5- La pochette aussi est assez atypique, par rapport aux pochettes habituelles. Elle renvoie vers ce death évoqué et des groupes comme Sepultura (période Mordid Visions) ou Sadistik Exekution (à cause du squelette en bas à gauche qui semble faire un doigt…) (et à Despondency qui évoquait un peu la même chose sur leurs premiers méfaits). Ne serait-ce pas en même temps un cri d’amour et un hommage à cette période finalement ? Ne seriez-vous pas, en réalité, des amateurs éclairés du genre (ce qui change de ‘fans’ de métal qui se la pète en concert et qui ne connaissent que 3 groupes… y’a des coups de pelle qui se perdent, j’vous jure…) ?

Le style de l’artwork de la pochette de « The Rotten One » est effectivement un petit clin d’œil à notre amour pour les fondateurs du genre, pour tous ces vieux sans qui notre musique ne serait pas.

6- Certaines de vos influences transpirent dans la musique que vous distillez. Pourriez-vous parler un peu des influences cachées, de ces groupes que l’on peut aimer et qui sont moins connus et qui pourtant, bordel de dieu, ça envoie le pâté, la terrine et le hachoir en même temps ?

Pour les influences, on ne va pas se cacher, Cannibal Corpse et Slayer sont probablement les plus importantes dans la création des compos du groupe. Ensuite, ça se diversifie en fonction des goûts de chacun. De Six Feet Under à Trivium, de Dying Fetus à Kraanium en passant par Arch Enemy,… Il y en a tellement, on pourrait en parler pendant des heures.


7- La scène extrême en Belgique à de nobles et connus représentants portant haut les couleurs de la fureur (au hasard : Aborted, Agathocles, Ancient rite, Enthroned, Leng t’che…). J’ai bien conscience que la vision française de la Belgique est biaisée (ne serait-ce que par les différences structurelles de nos pays respectifs). Est-ce facile de se faire connaître dans un chaudron où sa grouille autant ? Existe-t-il une forme d’entraide ou c’est plus compliqué que ça, car il y a aussi l’aspect de la langue qui ajoute une complication ?

Et bien c’est très simple, en Belgique c’est la merde. C’est très compliqué de se faire aider, si ce n’est que par quelques passionnés qui font ça par plaisir. Il faut savoir se faire remarquer en dehors de notre pays si on veut espérer « décoller ».

8- Une question rien que pour Céline. La présence féminine se développe dans la scène (de façon globale) mais pas encore de manière vraiment significative (et on ne parlera des concerts...) Comment vois-tu le rapport aux femmes dans la scène et quels retours as-tu au fait que tu joues dans un groupe ? Quelle est ta vision de la situation ? Trouves-tu que oui, ça s’améliore mais pas assez ou non, ça reste trop marginal ?


Je trouve ça justement intéressant de voir de plus en plus de femmes sur scène car, on ne va pas se mentir, le metal est majoritairement composé d’hommes que ce soit sur scène ou dans le public. Etant donné que je suis une fille dans un groupe de death, les gens me reconnaissent plus facilement ou me demande si c’est bien moi « la fille dans BleedSkin ? » et ensuite ils me disent soit que c’est cool ou qu’ils nous ont déjà vu en concert, ….
Je suis de temps en temps mal à l’aise quand on me reconnaît moi alors que le reste du groupe est juste à côté haha mais sinon, ça me fait toujours plaisir parce que je n’ai jamais eu de retours négatifs sur le fait d’être une fille dans un groupe, au contraire !
On voit effectivement plus de filles dans des groupes de métal du style symphonique, folk, … mais ça reste assez rare dans le death.


9- Que faites-vous en marge du groupe ? Des métiers ou études fascinants ? Pas trop compliqué de gérer les deux fronts (sans compter la vie privée…) ?

Céline est toujours aux études (éduc spécialisé), les autres travaillent (rien de bien passionnant ici). C’est parfois compliqué car il faut s’organiser en fonction des horaires de tous qui peuvent parfois être variables en fonction des semaines.

10- Comment vos proches et amis voient-ils Bleedskin et votre musique ? Ont-ils peurs, genre ‘Oh mon dieu, ils sont fous ! Vite, appelle le diacre, chérie !’ (oui, dans mon esprit, c’est comme ça…) ou non, en fait, ils sont un bon regard en marge qui aide à progresser ? Ou autre ?

On a le soutien de la plupart de nos proches. Certains n’aiment pas spécialement, mais ils nous soutiennent malgré ça pour faire plaisir. Le père de Céline est probablement celui qui montre la plus grosse forme de soutien ; il se veut être le booker du groupe.

11- Et d’un point de vue personnel, quels sont vos goûts, en matière culturelle, en plus de la musique (cinéma, littérature, passions…) ? Avez-vous des choses étonnantes à dévoiler, qui me feront dire ‘Ah oui, quand même...’ mais sans tricher ? Des hobbys étranges (collectionner des morceaux de confettis, fabriquer des briquets en coton…) ?

Logan : Si ce n’est que ma collection de porte-clés ou mon amour de la couture, je suis principalement dans la musique. J’ai également fait toutes mes études en art, ce qui représente une grosse partie de ma personnalité également.

Benjamin : pour ma part, j’ai grandi avec la musique, ayant commencé très jeune, c’est à peu près la seule chose que j’ai connus, par après je me suis un peu intéressé aux jeux videos et la culture qu’il y avait autour, même si j’ai un peu abandonné tout ça aujourd’hui, et sinon je suis un grand fan de nouvelles technologies, j’adore essayer tous ces gadgets, qu’ils aient un rapport avec la musique ou non.. et sinon, mais je pense que c’est le cas de beaucoup dans la scène.. la passion de la bière bien sûr !

Céline : J’ai eu l’occasion de faire plusieurs sports étant plus jeune. Aujourd’hui, je consacre beaucoup de temps à la musique et au groupe mais rien ne m’empêche de temps en temps de jouer à des jeux vidéos.

Rémy : J’adore le cinéma ! En particulier les thrillers. C’est bien simple, tapez sur Google « top 1000 films thrillers », je les ai tous vus ! Je suis également un grand fan des chefs-d’œuvre de Tarantino.


12- Quels groupes conseilleriez-vous à écouter pour découvrir un truc de folie ? Et quel(s) groupe(s) vaut-il mieux éviter parce que franchement, hein, entre nous… ?

Pour Benjamin, sans réfléchir Trivium pour ceux qui ne connaîtraient pas (honte à eux), et sinon pour parler d’une scène plus death (voir deathcore) thy art is murder ou whitechapel.
En ce qui me concerne, difficile de conseiller « quelques groupe » dans le vide car ça dépend des goûts de chacun. Je pourrais vous dire Parasitic Ejaculation, Archspire ou encore Negator par exemple, mais ils sont tous très différents et tout le monde n’apprécierait pas leurs douces mélodies.

13- Merci à vous d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. C’est à vous de conclure ! Faites-vous plaisir !

De rien frr, au plaisir !
Hey mercè !


samedi 1 décembre 2018

Interview GOD SYNDROME





GOD SYNDROME est un groupe russe venant de Sibérie, de la ville de Samara, dans l'extrême sud de la région. Proposant un death mélodique avec des aspects très extrêmes, en échangeant avec le groupe, on a trouvé que ce serait cool une interview pour faire la lumière sur ce groupe. Barrière de langue oblige, celle-ci est en anglais. Pavel s'y est consacré et nous livre des informations intéressantes. Merci à lui du temps prit et de la rapidité de réponse.
Résultat de recherche d'images pour "logo god syndrome"Si vous êtes moyen (ou pire) en anglais, faites péter un dico, faire venir un pote traducteur ou essayer un traducteur. Ou tout autre moyen probable ou improbable.


L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes debout, chaussures et intérieur


  1. Hello ! How are you ? Present us your band, God Syndrome, in a short story.

Hi! My name’s Pavel. I am vocalist, and together we are God Syndrome band from Russia. We play death metal on the verge of melodic death. We started in 2011.

  1. How does God Syndrome is born ? Who was the first of thinking to make God Syndrome alive ?

Until 2011 we had been playing in different bands, even in some common projects and we’ve been friends for a long time. The band was born at the moment when two guitar players – Sergey and Vitaly decided to cooperate. Afterwards, Alexander Krut joined the band as a drummer, and Dmitry took the bass player’s place. Vitaly left the band in 2017 and from that moment we continue to play as a quartet.

  1. Why did you do that choice of your name ? What is the symbolized behind the name of your band ?

At first, the band was called “Hatesway”, and the band’s lineup changed multiple times, but after all the current band members got together, we all decided to choose another name. Maybe it was a track title actually, but we liked it and we decided to choose it as our new name. We were just reflecting on this, and for us God Syndrome is a definition of the deepest egoism, dishonesty, and a total Machiavellian lust for power. Just take it as a diagnosis or a stigma of caste of the “chosen ones”.

  1. Usually as we know that the Russian’s bands have a particular musical gender that for you in Russia is absolutely normal.You ,at the opposite have choose a mix between Sweedish Death , Polish brutal death . Is that a way for you to dismaguish from Russian’s metal bands ?

Well, I think, if we would be trying to reach for something “original”, “distinguishing” or something like that, at the end of the day our music would have sucked. So many bands are telling nowadays that they are so original and ingenious, but to be honest, the usually play shitty music. Only the few truly find something that no one had heard before, but it’s always a result of a natural creative process. We just wanted to play some melodeath and we had no task to “distinguish” ourselves from other bands on the Russian scene. But we knew what we should do to reach this –do everything well and You’ll get noticed anyway.

  1. What are the themes that you approach in the tracks?Is that a link with the symbolized of God Syndrome?Is that a way to express yourself with the way that you live in Russia ?(censorship…) ?

Of course, the lyrics are connected with the band’s name, as long as it is our basic concept. But that does not mean, that we are restrained by this idea. We try to touch many different themes, and it is facilitated by fact, that there is more than one lyricist in the band – Sergei and Dmitry also offer their lyrics. One may write more or less lyrics, but it doesn’t really matter. Religion, philosophy, psychology, mythology, politics and social life – all of this brings us an inexhaustible source for creation. And these are the things that are understood by any reflective person on Earth.

  1. How does your music has developped since your beginnings in 2011? Have you decided to be more brutal since your beginnings ?


If You can find our very first demo tracks, You’ll hear absolutely Swedish melodeath tone. But death metal can be so different, and we love all the best that the genre’s development gave us, so after the band was formed and the first experiments in search of our own style were made we had approached the debut album recording with a clear understanding that we won’t stick to only one death metal school. We always present our music as a symbiosis of the Swedish, Polish and American death metal, and it is (in our opinion) most precise definition of the music we play. We were influenced by so many bands, and our listeners prove it by their feedback. We observe the opinions of our listeners and we notice that people sharing their impression usually name the bands with which our music brings associations. And the list of such bands is constantly growing that gives us confidence that we are on the right way. What would You say to a guy who says that he has heard a band from Russia that sounds like Behemoth, Vader, Arch Enemy, Hypocrisy, Kataklysm, Hate, Decapitated, Dimmu Borgir, and vocalist reminds of Deicide, Septic Flesh, Graveworm and even Obituary? You would say: “No way, man, go get some cold shower, ahahaha”. Friends, let’s not forget that these genre borders are such a thin lines, and if a band uses a classical thrash metal riff, You can already associate it with a dozen of thrash metal acts.:) By the way, write us on Facebook, what does God Syndrome remind to You? It would be interesting to know.

  1. You live in Samara at the South of Siberia . Is it easy for the band ? Does it exists many bands in Samara ? Is that very different from bands coming from Moscow ?

Well, You now get a 2 out of 5 (it’s a lowest mark in Russian educational system) for geography Samara is an industrial city, 9th by population out of 1113 cities in Russia, and it is situated in central Russia. Not so far from Moscow – only 13 hours by car. And Siberia is far away from us, as well as Southern Russia, where people from Samara travel to have a seaside vacation (2 days driving by car). There aren’t many metal bands in Samara. Guys from the IRV band are active and we had shared the stage with them several times. A lot of stoner, punk and groove bands, but en masse there’s no huge scene and everything is pretty messed up. And it usually doesn’t depend of a region. There are lots of bands in Moscow, but very few of them are good. On the other hand You can surprisingly find an awesome band somewhere in Siberia.

  1. If there’s tell us about them?Is it esay for a Russian band to be knew outside the Russia ? Have you ever turned in Europe ? I mean France ? Spain ? Italy ? UK ? Geographicaly for God Syndrome is that easy to be in contact with the nearest countries ?

We can get exposure with the help of the internet. That’s why we try to promote our Facebook and Instagram. We hadn’t toured in Europe before but we hope that next year we’ll make it. We plan to find a booking agency in Europe to see what they can offer. We are ready to go, but there’s only a financial issue. Most promoters just offer to buy a slot in a tour with a famous headliner, but we do not earn our living by music and it’s not that easy for us to pay 6-8 thousand euros only to pay for the slot. We’ll keep searching for promoters, that would consider our band worth inviting and help us with organizing tour, and we’ll show how extreme metal is made in Russia.

  1. How does your friends and family have reacted with God Syndrome’s music ? Does they hate you or at the opposite they are your biggest fans ?

Many of our friends support us – they visit our concerts and buy merchandise and cds. I wish I could say that our families support us too, but unfortunately I can’t. Actually, they just put up with the fact that we play in a band and we don’t want to give it up.

  1. Is that easy to reconcile God Syndrome with your jobs (I mean that in Europe we allways thinks that living in Russia is strict because of the dictatorship )? What are you doing in life ?

I work on a cardboard factory. Sergey is a sound engineer, he makes advertisement clips, audio performances, creates sounds for video games. Dmitry is an inhouse lawyer, Alexander is a building materials salesman. Once my colleagues found out that I was going with my band to play gigs in nearby countries – Kazakhstan and Kyrgyzstan. They invited me in the office and told me that I will be fired and they will report to Putin personally. Ahahaha, just a joke Actually, my boss unexpectedly gave me some money as a help. Nobody even understands, what is “death metal”, but usually colleagues show interest and even visit our concerts. Dictatorship in Russia? Didn’t heard about this.

  1. Does God Syndrome is a way to express yourself? How do you perceive your country ?
God Syndrome is our labor of love. That’s something that every man should have. We have families and day jobs, but day job is only a way to earn living and take care of the family. Maybe every musician dream of earning their living by music. We all have different views on Russia and life on Russia. I personally love Russia, because it’s my motherland. But many people here can just spit into my face and show their hatred. Those who say that Russia is the greatest place on earth are wrong. Those who say that Russia is miserable and has nothing good for life – are wrong too. We all are adult and every man should understand that everything has it’s pros and contras. Recently I had a conversation with a fourteen year old lad from Iran. He told me that he loves Arch Enemy and heavy metal, but metal is prohibited in Iran. People there aren’t allowed to play metal, to listen to metal, to wear bands t’shirts… Does he obliged to hate his country for this? But he doesn’t. And tell me, where in the world the people who hate their own country gain respect?

  1. What are your influences and your personnal tastes ? Does it influenced you in your music ?

I’ve already mentioned the influences before. It’s mostly death metal and other extreme metal. We also love old-school stuff like classic hard rock and heavy metal. Dmitry loves Motorhead, Sergey besides Slayer, Kreator and Vader also likes Serge Tankian and former SOAD guitar player’s band Scars on Broadway. Krut loves old Sepultura, Slayer, old-school death metal, street punk. Right now I’m listening to some kind of a chill-out stuff))) I also love something atmospheric like ambient, new age, dungeon synth and black metal.

  1. We are French. Could you tell us a band that you recommend to discover ?

A few days ago a band from Siberia (from the city of Krasnoyarsk) came to Samara. They are really killer band. They had a day-off after the gig, so we invited them to our studio. We had a great time, talking about music and drinking some beer. You should definitely check them out and give them a listen. Their name is Ultar.

  1. Thanks a lot to you God Syndrome !!! The last words are for you !! Say everything you wants !
Thank You for the interest to Russian bands! Thank You for supporting God Syndrome. Invite us for a gig and we’ll burn the European stages down with our death metal!