dimanche 22 juillet 2018

HICKS KINISON 'Devour their hearts'

2015 Hicks Kinison - réédition du vinyle en CD


Projet formé en 2013, ce groupe rassemble, pèle-mêle, du Napalm death, du Brujeria ou encore du Deathfall, porté par une voix féminine de toute beauté nous menant vers les rivages musicaux du métal gothique symphonique pop. Ou pas. En fait, ou pas.
Ce CD est la réédition du vinyle du même nom, paru initialement en 2015, nous permettant de découvrir ce projet loin, mais alors loin de la connerie musicale que j'ai écrit juste au-dessus. Mixant grind et hardcore, ce disque ne fait pas dans la dentelle mais n'est pas non plus pied au plancher de bout en bout, le groupe privilégiant des phases hardcore brutales bien lourdes, balançant des breaks super violents comme ça, histoire de te calmer parce que franchement, ça commence à bien faire de sauter partout.
Et le tout est porté par la voix délicatement rocailleuse et agressive d'une dame (Sofia Magalhaes) qui ajoute sa touche pour bien te ruiner les cervicales . On pense directeement à Napalm death avec le premier titre 'Néovas', très typé et caractéristique, ouvrant la porte d'une violence à découvrir.
Les 12 titres égrenant 32 minutes de bonheur concentrent surtout une dominante hardcore, assez lente où il est privilégié à une brutalité décérébrée une violence constructive et continue où surnage parfois les cotés rugueux et abrasives grind sous forme de rares fulgurances bien violentes. Voire par des voies étonnantes, comme sur 'Night goat' où Sofia pose une voix très agréable, claire en contrastes avec des phases plus dures, agressives. Ce titre dénote complètement avec le reste de l'album, amenant un esprit assez malsain, en opposition totale avec le reste.
Le titre suivant ('This life is lie') est à contrepoint de son prédécesseur, repartant sur l'essence même de l'album, avec un titre où la fusion hardcore et grind est plus marqué, allant au bord de la rupture vers une brutalité aveugle, sans pourtant jamais franchir le pas, gardant une approche pour le moins contenue.
L'album est toujours sur ce fil du rasoir, brutal mais sans tomber dans la facilité, amenant ainsi une certaine interrogation sur le sens de notre société, tout en maltraitant nos pauvres cervicales.
Le son qui domine vraiment dans les titres est celui de Napalm death. On sait qui tient la basse et ça s'entend. Car oui, ça évoque Napalm death mais ça reste aussi avec sa propre essence, pour offrir une voie brutale à leur exutoire. Car même si le grind est présent, distillé dans la masse et que domine une voie hardcore, cela n'en reste pas une vision différente de ce mélange que l'on peut écouter fréquemment. La violence se fait par différents biais, dont certains sont très subtiles. Une bonne découverte, distribuée en concert gracieusement.

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