dimanche 6 mai 2018

PSYCHOID 'Thrash impact'

2018 Music Records - CD digipack


Psychoid... drôle de nom direz-vous peut-être. Groupe formé en 2008 (ha oui, quand même, 10 ans!), de Melun (pas de blague, désolé) Mais musicalement, ce n'est pas drôle. Quoi que... en liant le titre de l'album avec la musique, c'est exactement ça: on se prend en pleine gueule du thrash sans concession. Mais pas un thrash actuel, pouvant être léché et tout (maintenant que j'y pense, l'image mentale que ça engendre est étrange...). Non, ici c'est un  thrash à l'ancienne, un thrash à l'arrache dirais-je, sentant la bonne grosse urgence.
Les 9 titres qui distillent 35 minutes de ce thrash jouissif sont magiques: dès le début, on adhère à la chose, sans la moindre résistance possible. Il n'y a qu'a écouter simplement le début du titre 'Anarchy' qui nous capte de suite pour ne plus nous lâcher avant la fin de l'album.
C'est assez cru musicalement, avec une batterie vraiment percutante et une guitare agressive, sans oublier la basse, bien présente aussi. Mais le parpaing sur le gâteau, c'est la voix (rocailleuse et agressive) de Thomas qui nous prend par la main et nous balance violemment dans le mur du temps pour retourner dans les années 90, quand le thrash avait à peine ce nom. Et on pense direct à tout ces vieux groupes efficaces (existant encore pour beaucoup, certains dans la décadence musicale affligeante...) qui ont pu vous bercer de leur mélopées absolument pas suaves.
Thrash impact est à l'image de leur pochette: ligoté à un camion fou qui fonce sur un mur. Car c'est exactement ça que dégage l'album. Ça fait mal et tu sens bien que ce n'est que le début. Et putain, que c'est efficace!
Cette symbiose musicale gravée sur la rondelle est une urgence absolue d'une certaine idée de débauche musicale. Et ce, jusqu'à la fin de l'album.
Point de temps mort. Les quelques moments un peu plus 'relaxe' ne sont là que pour mieux te maraver la gueule juste après. Et ce, avec un certain sens de l'humour qui permet d'offrir une vision acerbe de notre société au travers de leur texte (ben oui, du thrash qui évoquerait la pollinisation des saxifrages au nord du Canada, ce serait quelque peu bizarre...).
Et tout ça fait que l'album se marque au fer rouge très facilement dans la tête et on se prend a avoir soudainement un titre de l'album qui arrive comme ça, pfuit, sans que tu t'y attendes. Et vu le contenu efficace de l'oeuvre décrite ici, c'est normal. On ne peut qu'applaudir à deux mains et surtout ce procurer l'objet.

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