mardi 6 mars 2018

BEREFT OF LIGHT 'Hoinar'

2017 Loud Rage Music

                               Bereft of Light - Hoinar

Quoique qu'est-ce donc que ça? Ceci est Bereft of Light, un one man band mené par Daniel Neagoe, un roumain comme le son les gars de Negura Bunget, ce qui nous donne un bon point de départ.
L'album de 5 titres s'ouvre sur un Uitare de toute beauté, très loin du black metal, allant vers d'autres contrées, très aérienne, puisant son émotion dans les sensations de la nature et plaçant d'emblée les atmosphères en priorité sur l'album, partageant cet aspect avec Negura Bunget. Mais là où ces derniers sont plus dans un registre dark/pagan lié à un black atmosphérique.
Ici, dès le second titre (préparez vous à des titres longs, oscillant entre 6'10'' et 13 minutes), le style de base embraye direct: black metal. Bon ça va faire cliché, mais les black proposé est assez furieux, rapide, en total opposition au premier titre. Mais ce que l'on a dans le premier titre, on le retrouve dans beaucoup de passages qui explorent la trame amorcée avec le premier. Le black de Bereft of Light dégage aussi de la mélancolie, beaucoup et une certaine colère triste, que l'on retrouve plus dans un chant parfois plaintif, collant à merveille au coté sombre du morceau. Les presque 13 minutes de ce titre sont constitué de différentes phases qu'il n'est pas possible d'appréhender isolément, le coté atmosphérique et émotionnel opposé aux phases sombres sont inextricables les unes des autres.
La nature est une source d'inspiration pour le gars, les éléments dominants étant la pluie (et du coup, ceci engendre une certaine mélancolie), que Daniel fusionne avec des passages de guitare acoustique seule, sans la moindre once de faire sourire (mais dégageant une certaine plénitude). Et le bougre aime bien opposer ces phases assez reposantes aux frasques agressives de son black, même si un titre comme Pustiu n'est qu'un intermède où domine cette plénitude mélancolique, en total contraste avec le précédent titre dont je n'écrira pas le nom car il y a des lettres bizarres.
Freamant, renoue avec le coté black, mais toujours avec ce truc que donne Daniel. Mais au lieu de privilégier une approche brute, il choisit un angle plus posé où la violence est plus du coté du chant, particulièrement désincarné. ici pas de tempo rapide, rien de tout ça mais quelque chose de plus sombre. Et pour jouer encore plus sur les contrastes, il va même se laisser à un chant clair, offrant une ouverture vers autre chose qu'un simple black metal atmosphérique. Dans ce titre, le temps est un des éléments clé pour le savourer et le comprendre.
Târziu est a l'esprit de Freamant à son début. Mais dès la minute atteinte, le black reprend le controle, plus violent que sur le précèdent titre mais toujours avec cette mélancolie et cette colère triste qui pointe son nez. On retrouve alors le chant classique du black mais sans non plus être dans une course de vitesse. La encore, la notion de gestion du temps semble une composante de l'album. Car même si une certaine violence se fait pressante, elle n'est pas la clé de l'essence de cet album. C'est une idée qu'il exploite de bien belle manière, sans non plus tomber dans un black mou du gland.
Un bien bon album de black mais qui là encore rentre dans la catégorie de ceux qui peuvent aller au-delà du black. Et ça, c'est cool.

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