jeudi 15 février 2018

MINCER 'The horror is from the macabre'

2016 Inhuman homicide records - CD

Direction l'Italie, avec un duo sautillant, à l'approche musicale très personnelle. Ici, point de true metal, ne serait que par des indices subtiles se dévoilant discrètement: la pochette, le nom et le titre de l'album.
Mincer, pour ceux qui ne connaîtraient point ce duo joyeux, existe depuis 20 ans cette année, toujours dans la voie musicale qui leur sied si bien, le death bien extrême, brutal et qui batifole avec le goregrind bien crade. Et une certaine approche de ce que pourrait être le sens de la vie (ou de la non vie?)
Les douze titres de la rondelle sont relativement longs pour la plupart. Seul l'intro de dépasse pas les 2 minutes et trois autres titres oscillent entre 2 et 3'. Les autres pètent les 3 minutes à l'aise Blaise, allant joyeusement vers un temps progressif (4'20'' pour le poétique Entombed into a grave of hatred).
L'univers personnel des deux gars surnage au milieu des films d'horreurs, des tueurs en série (et  non tueurs de séries, ce qui est différent) et autres festivités. Et cela se retrouve dans les titres, pour le moins explicites (Crusaders of rotting, Born to rot eternally...).
D'un point de vue purement musical, les gars n'ont pas nécessairement choisi un tempo pied au plancher. Certains titres adoptent un rythme plus lent, plus lourd, injectant une atmosphère lourde et macabre, collant vraiment à leur univers. On peut même faire un lien avec Mortician pour le chant, bien que là, il a forniqué avec celui de Tumour, offrant un chant assez caractéristique pas désagréable, dû moins pour les amateurs. Parfois assez dérangeant et ça, c'est cool, vu le registre du duo.
Les titres, même si il pourrait se faire craindre une certaine redondance, s'avère assez différents les uns des autres, même si certains plans se ressemblent un poil parfois. Qu'importe, ça ne dure jamais vraiment longtemps. Certains défouraillent vraiment, même avec la b-a-r, et ne sont pas fait pour faire dans la demi-mesure. Mais la force de Mincer réside justement dans cette approche parfois proche du mid-tempo, qui offre un contraste efficace avec le reste des titres ou du morceau (dans le cas où le tempo varie sur un même morceau).
Les titres longs offre vraiment un râteau (dans la gueule) de variété de structures. Oui ils font du bourrin mais assez intelligemment quand même. On peut être un grand dégueulasse et étoffé son propos.
Dégueulasse... ça me fait penser au son, qui n'est pas top mais c'est voulu, toujours rapport à l'univers coloré des deux ménestrels. Le son s'avère assez très identifiable mais sans non plus allez dans l'excès de la bouillie sonore indigeste. Les gars prennent soin que l'on a vraiment une identification des instruments et des notes.
Cela est résolument un album fait pour les goreux, fait par des dégueulasses festifs et qui le font très bien!

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