mardi 13 février 2018

DECOMPOSING SERENITY / DISGORGEMENT OF INTESTINAL LYMPHATIC SUPPURATION

2016 INHUMAN HOMICIDE RECORDS - CD

Voici le retour de la tendresse, de la douceur, des fleurs et des licornes. Le tout mort et décomposé. Avec l'odeur en prime!
Quel bien beau split, tout en finesse, qui propose deux groupes tout aussi sympathique et gai l'un que l'autre.
Sur les 13 premiers titres, on a droit à la partie de Decomposing Serenity, entité vétérante (depuis 1995!!) que l'on ne présente plus. Sauf si ça ne vous parle pas. Il s'agit d'un jeune ménestrel du Brunei qui après un passage dans le pays des animaux bizarres (l'Australie), s'est établi dans le Nevada et évoluant dans le goregrind le plus extrême, non sans une certaine touche de musicalité.
DS nous offre un florilège de son meilleur, avec des titres bien dégueulasse dans les vocaux (mais pas le son, qui est franchement très bon, comme à son habitude). Ça va vite (d'ailleurs, si tu es en voiture avec ce disque, une rumeur dit qu'un radar devant lequel tu rouleras se suicidera - info à prendre avec des pincettes), ça bastonne et ce n'est pas vraiment un disque pour un dîner aux chandelles (sauf si c'est au cimetière, avec plat à volonté... là, peut-être que...).
On retrouve la folie du gars, avec des titres qui sont ultra bourrins, avec cette bonne vieille batterie électronique qui est réglée sur le mode épilepsie. Niveau guitare ben le gars se fait vraiment plaisir, évoquant parfois le grindnoise à la Final Exit. Bon, ça ne trépane pas un maximum mais putain, c'est bon car c'est idéal pour s'aérer la tête.
Les fans de Metallica trouveront aussi une reprise pas piquée des hannetons mais plutôt des asticots avec un Fade to black des plus convaincant et tout en concision! Assez peu d'intro venant de films cette fois, la plupart allant directement au fond du pot de lard.
Suit ensuite, dès le 14è titre (excellente transition, non?) Disgorgement of intestinal lymphatic suppuration que nous renommerons pour l'occasion DOILS, tout aussi connu pour vous que DS. Non? Bon, il s'agit d'un trio d'Angers qui joue lui aussi du goregrind mais avec un son nettement plus gore, plus gras, existant depuis 11 ans cette année.
De prime abord, ça pourrait en rebuter plus d'un(e) car oui, je l'avoue, il faut quand même être un poil habitué à ces genres musicaux si raffiné si l'on prend le temps de s'y poser un peu. Alors oui, ce son pourrait poser problème éventuellement à des porteurs de prothèses auditives (larsen tout ça tout ça...). Mais au-delà de cet aspect, le groupe explore néanmoins son univers à lui, bien dégueulasse, en plus du fait que l'on a un duo guitare batterie, en plus du chanteur.
Les titres dont aussi dans le concis voire l'expéditif (Cadaveric porphyria et ses 0'34''). Et aussi pose une énigme à la limite du mysticisme: comment le batteur fait-il? Parce que oui, ça va vraiment très vite. Et sur les photos, il semble constitué normalement...
Mon regret est quand même le son qui gagnerait a être moins brouillon pour gagner en puissance et développer la violence de leur vision du goregrind. Néanmoins, leur vision de la musique reste bien agréable (pour les amateurs du genre cela dit) et fait ce qu'il faut pour te pulvériser la tête. Check!
Un split qui devrait ravir les grindfreaks et les amateurs d'exploration des extrêmes musicaux.

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