mardi 24 octobre 2017

ONIRIK ILLUSION 'the 13th hour...'

2017 ONIRIK ILLUSION - CD - ELLIE PROMOTION


Onirik illusion... c'est ça: https://youtu.be/MROc1B5ROzE
Ce groupe de six personnes respectant la loi de parité nous vient de Paris et a déjà 11 ans d'existence. Putain, 11 ans déjà... Bon alors je serais honnête: 1) je ne connaissais pas, 2) c'est seulement mon second disque de gothic (le premier, c'est TON 'October rust') et c) ce n'est pas un style après lequel je cours. Donc la question est: quoi qu'est-ce don qu'est-ce que donne ce disque compte tenu des points d'hypothèses de travail (1), 2) et c))? Quoi de mieux que de reprendre les points et de les développer?!
1) Je ne connaissais pas. Et oui. Il y a tellement de groupes que c'est presque impossible de tous les connaître, ne serait-ce déjà dans les styles que j'affectionne (ceux qui arrachent les boyaux de la tête). En l'occurrence, les parisiens sont passés loin de moi, jusqu'à cet envoi bienvenu jusque chez moi. Et donc de faire une authentique découverte. Un groupe de 6 membres dont 3 chanteuses...
2) et c) sont liés en fait. Donc... Je ne suis pas un fan de gothic. C'est même un style qui ne m'attire pas des masses donc l'occasion d'avoir un regard à part. Mon point de référence étant alors Type O Negative et leur album October Rust.
Ici on en est loin. Onirik illusion porte bien son nom, offrant donc un gothic qu'ils épicent de métal et d'ambiant, pour les ambiances. et je dois bien avouer que je trouve ça foutrement bien foutu, très structuré. Le groupe tient un concept qu'il explore à merveille. Outre les ambiances assez sombres, renvoyant vers une vision baroque de la vie, il n'hésite pas à tenir des passages assez soutenus par instant.
Sur cet album, plutôt que baroque, on va plus vers la période victorienne et tout son barda qu'elle évoque. Et c'est ça que le groupe décortique aux travers des 13 titres transpirants la joie de vivre mais en étant un poil dépressif. Musicalement, c'est bien ficelé, bien réfléchi, afin d'appuyer les vocaux et de coller à cette poisseur environnante du Londres victorien. Un point que j'aime beaucoup, c'est l'usage ponctuel des vocaux gutturaux, se retrouvant dans des sections qui s'avère assez rentre dedans, offrant un angle d'intérêt inédit pour moi, même si je regrette que ce soit un peu trop parcimonieux mais parfois associés aux chants clairs. Mais bon, ce n'est point grave.
D'ailleurs les chants sont très lyriques (à par ces rugosités gutturales) et sont foutrement bien maîtrisés. Chapaeu mesdames!
Chaque titre, tout en ayant sa dimension reste lié au reste de l'album, levant des passerelles entre le disque, la culture et l'histoire telle qu'elle est. Pouvant passer de thèmes assez réalistes, peut-être fantasmés par l'imagination collective à des thèmes touchant de plein fouet le fantastique (vampirisme notamment). Et ça permet de mettre des ambiances très subtiles et festives (l'intro de Bathory... ça respire le bonheur de vivre à cette époque merveilleuse).
Qui dit gothic, dit instruments genre violons. Et bien oui, ils sont présents mais franchement bien intégrés, pas là pour faire bien mais là pour souligner les ambiances. Il y a aussi les claviers, utilisé de la même façon et tout ça donne une épaisseur à la musique du groupe.
La plupart des titres dépassent les 4 minutes, sans que l'on s'en aperçoive, permettant au groupe de clairement distiller sa vision idyllique par des mélodies qui sont très accrocheuses, voire même envoûtantes (soyons fous!). Un disque fait pour les amateurs d'ambiances malsaines et pour Halloween.
Le groupe déploie un savoir faire que je ne moquerais pas parce qu'il n'y a pas la moindre raison, bien au contraire. C'est la première fois, qu'au travers d'un groupe gothic, je prend une claque musicale. Et ben, je dois l'avouer, le groupe fait fort! Une véritable vision artistique!

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