dimanche 6 août 2017

DYING FETUS ' Wrong one to fuck with'

Relapse records 2017 - CD fourreau pour la censure

Ha, voici un bien bon brûlot très concentré à la bien belle pochette, pleine de bruits et de fureur! L'un des groupes vétérans du grind death nous revient avec un album vraiment, mais alors vraiment intense et technique. Et c'est simple, il fait mal. Ça va vite, très vite, non sans se laisser aller régulièrement à des breaks brise nuque ou des parties parfois plus lourdes, toujours empreintes de violence vraiment hargneuse.
Et c'est un véritable périple qui attend l'auditeur car les 11 titres prennent vraiment le temps de se déployer (comprenez exploser à la gueule de l'auditeur) pendant presque une heure, qui s'avère à la fois courte et intense mais longue dans les subtilités (si, il y en a...) que distille le groupe dans ses compos.
Et oui, car là on a vraiment un mixe entre le death, dans sa forme la plus brutale et du grind, que l'on retrouve par touches fulgurantes, intensifiant des titres déjà très intenses de base. Ici par question de délicatesse, on laisse ça aux groupes de pop et aux émos (c'est mort ça, non?)!
Il est impossible de rester sans réactions face à de tels titres. Soit tu jubiles, tu remues, soit tu es mort. Et dans ce cas, je ne comprend pas comment tu peux lire cette chronique...
Les morceaux sont foutrement bien prenant, sans que l'un ne ressemble à un autre, la technique ne les empêchant pas de se faire plaisir dans des solos de furieux, des breaks impromptus bien violents ou encore des changements de rythme très particuliers, offrant un aspect parfois haché de celui-ci, correspond foutrement bien avec le titre sur lequel ça arrive (un peu comme sur 'Reveling the abyss'.
Dying Fetus n'a plus rien à prouver et montre bien qu'ils sont encore là, non pas dans la cour des grands mais dans celle des Maîtres du genre.
Ils ne prennent pas de pincettes (plutôt des hallebardes à mon avis...) pour asséner  leur vision de la musique et déployer leur univers, bien à eux, qui ressemble à un exutoire de fous furieux armés lâchés dans une mégapole démunie.
Comme je le disais, on ne voit pas l'album passer, malgré des titres parfois long en matière de temps, grâce à l'expérience du groupe et leur dextérité. De prime abord, ça peut paraître être un véritable obstacle au novice mais si il prend le temps de se pencher sur ce groupe, il découvrira de nombreuses subtilités qui demandent vraiment plusieurs écoutes, la violence des morceaux offrant une cache parfaite pour celles-ci.

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