samedi 22 avril 2017

M.F. CREW 'First ride'

2017 M.F. CREW et Ellie promotion. CD


Je vous présente un disque qui sent le jack daniels, le cambouis, la poussière, l'huile de moteur et un paysage écrasé de soleil. Genre un désert. Bien étouffant et qu'il faut donc t'hydrater. Et le tout associé à un road trip digne de ce nom, avec des potes. Voilà, c'est ça MF Crew.
Les influences qui ponctuent l'ensemble ne sont pas dans ce que j'écoute le plus (stoner, heavy, rock sudiste...) mais le tout mélangé... ben même si ce n'est pas ce que j'écouterais tous les jours, je dois bien avoué que c'est dépaysant à l'écoute, comme ça, pour se changer les idées ou bien prendre la route avec un bon disque. Parce oui, malgré ça, le disque est bon. Et oui, la chronique risque d'être vraiment chelou.
Il y a du groove à ne plus savoir qu'en faire, avec un coté gras et épais dans leur musique, Ça commence dans un bar avec des potes, surement un coup dans le nez en trop et ça part dans un coté assez festif, sacrément burné dans l'esprit, digne de nous faire bouffer l'asphalte en moto (ou tricycle pour ceux qui préfèrent, notamment au fond...). On pense principalement au stoner (Karma to burn que ça m'évoque, ayant copulé avec ZZ top et... a merde, c'est une orgie, Black label society et autre chose que je connais mais sur lequel je n'arrive pas à remettre le nom, notamment par ce chant très caractéristique mais chaleureux, la voix chargé de bourbon (mais pas bourré le type, c'est juste la voix qui est à peine rocailleuse et chaude).
Ce sont des titres assez longs, prenant leur temps, pour te laisser le temps de te laisser pénétrer l'âme par la musique que distille tes enceintes ou ton casque ou tout ce qui te permet d'entendre de la musique. Et chaque titre se cale sur les autres dans le fond, celui du coté gras et chaleureux mais dont la forme peut néanmoins varier.
C'est aussi une ballade vers la frontière mexicaine, toujours dans cet esprit du ride. Une bande d'amis (ben oui, les potes sont devenus amis) carrée et pros, comme la musique que distille les titres de l'album. Et que l'on se prend à suivre la rythmique de putain-sa-mère-qu'elle-est-carrée!! de Paris is burning. Et c'est globalement là que tu sais que tu t'es fait attrapé(e) par le groupe qui t'enrole dans le voyage de ta vie.
First ride c'est aussi ce soleil de plomb qui te chauffe la couenne, sous la poussière du sable levé par le tracé des motos (oui parce que ceux aux tricycles sont à des kilomètres derrière...) et avec cette voix (putain, cette voix... vraiment excellente. Il faut savoir où en acheter une comme celle-ci!!!) qui te guide dans ce voyage qui pourrait être initiatique (et non inichiatique, ça n'a rien à voir...).
Et ce mélange lourd, poisseux mais chaleureux ne nous lâche pas sur le moindre titre de l'album. Ce genre d'album qui ne peut s'écouter que d'une traite, pour ne pas perdre cette sensation de ride, proche de l'onirisme des bikers.
Les titres sont certes lourds mais sans jamais être pesants ou chiants. On garde ce coté puissant même quand le groupe lève un peu le pied ou gagne en puissance au détour d'une brève accélération pour doubler un tocard qui se traîne sur leur route. Connard de lent.
Et on retrouve cet esprit indescriptible sur tout l'album, que l'on pourrait rapprocher à un hymne à la vie et aux amis, mais en le vivant sur un ruban d'asphalte, le vent et le soleil tannant les visages offerts à leur action. Et putain, que c'est bon!
Et quoi de mieux que de conclure sur un titre comme Ride with us, une pure invitation à les accompagner dans leurs virées? Quand ils veulent, ils viennent boire un bourbon avec moi!

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