dimanche 19 mars 2017

WOLFHEART 'Tyhjyys'

2017 SPINEFARM RECORDS - CD digipack



Wolfheart, le groupe qui te fait penser aux loups ou au pire aux loup-garous (et douter un peu de notre bon sens éventuel...). Groupe finlandais totalement inconnu à mes oreilles et mon cerveau (genre Pfuiiit, jamais entendu parler) qui existe depuis, houlà, 2013 (ben ce n'est pas si vieux que ça en fait...), c'est donc sur le conseil judicieux de Mickaël le vendeur que je prend ce disque, juste avec l'avertissement: c'est sombre.
Passé l'étape de la découverte de la pochette qui, ma foi, est très festive pour un goth ou un dépressif (mais non sans dégager un esthétisme certain), la découverte de la musique est formelle, après une introduction à la guitare sèche, un peu comme du Richard Clayderman (est-il une marque déposée?), mais en vachement mieux, l'album démarre véritablement au second titre, le tout en festivité 'Boneyard'. Et on a enfin l'essence de l'album. Ce sera du death, où la noirceur domine, se teintant parfois de doom, déviant vers une sorte de doom death parfois franchement glauque. Et ça le fait bien ma foi.
Leur death est d'obédience assez tranquille, jamais vraiment pied au plancher, parcouru de passages très mélodiques, tout en subtilité mais sans jamais dévier vers quelque chose de vraiment joyeux. Et c'est aussi un point intéressant de cet objet justement. Car même si un titre peut évoquer la puissance ('The flood') le groupe reste dans cette veine, sur le fil du rasoir, sans jamais tomber dans du trop doom ou trop sombre (bien que ça l'est déjà foutrement pas mal). Des claviers ponctuent le disque, amenant une dimension quasi onirique (un peu comme la vision du macabre qu'avait Lucio Fulci dans ses films), à la lisière du rêve et du cauchemar.
Les titres pétant en majorité les 5 minutes permettent au groupe de pouvoir aller là où ils veulent, disséminant des ambiances franchement tristes mais sans que ce soit péjoratif pour la musique. Certains passages sont parfois éloignés du death, lorgnant vers une autre sphère musicale pas vraiment définie, ce qui participe au voyage qu'offre cet album, un voyage qui pourrait être initiatique quelque part.C'est parfois très puissant, pas seulement sur certains passages plus rentre-dedans (car le groupe n'oublie pas qu'il joue du death, hein, quand même, faut être sérieux!), histoire d'envoyer valser mamie dans le mur, mais plus dans l'émotionnel, flirtant parfois dans des lignes de guitare qui évoque un black mélodique assez inattendu dans ce disque.
Car le groupe touche l'âme même de l'auditeur, au travers de sa musique qui confine parfois à une musique qui pourrait convenir à un road trip sur une route dans un lieu perdu au milieu de nulle-part. et l'album est assez dense du fait de toutes les subtilités, les recoins qu'il offre. Ce n'est pas vraiment du death habituel au final, mais une sorte d'hybride, qui, une fois qu'il t'a saisit, ne te lâche plus jusqu'à la dernière note. Vraiment un beau disque à conseiller, histoire de se changer des groupes plus bourrins, pour ceux qui aiment les subtilités.

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