samedi 18 mars 2017

EXTRAVASION 'Origins of magma'

2017 EXTRAVASION - CD digipack qu'il est beau. Avec Ellie Promotion



Groupe au line-up assez récent voire tout neuf (2015 alors que la formation du groupe est de 2011) originaire de l'Île de France, je ne savais point ce que c'était. Mais au logo, ça sentait foutrement bon le thrash.
Après une insertion respectueuse de la galette dans le mange-disque, une intro nommée 'Castle' au violon, d'une durée incroyable de 36 secondes, on passe au second titre 'Flammes of industry' et là, finit de rire. D'entrée, c'est un thrash incisif qui attaque direct, dans une veine old-school, en lorgnant vers des groupes comme Forbiden, Coroner ou Kreator, au chant agressif quelque part entre ceux de Slayer, Kreator et consorts. Bref, ça butte sévère! Le titre est assez concis au regard des autres dont certains sont assez épiques, aussi bien dans la durée que le fond. Ce titre offre quelques relents death qui renforce la brutalité '(et la dextérité) du thrash de ces messieurs.
'Origins of Magma' confirme bien la donne et offre une idée du potentiel du line-up, ce titre étant écrit justement par les membres actuels. Nettement plus long, offrant un petit coté épique pas dégueux, avec une basse qui claque sa mère (ou la fouette, c'est selon les goûts), la rythmique est assez soutenue, avec une montée en gamme foutrement jouissive. Le groupe s'avère être technique et doué, tout en gardant ce coté à l'ancienne qui donne le cachet aux compos du groupe.
Le reste de l'EP n'est pas en reste. renvoyant ici et là vers un passé glorieux du thrash mais pas que. D'autres ombres planent, offrant un large panel d'efficaces trouvailles et cela, sans jamais renier cet aspect thrash à l'ancienne. Et chaque titre butte. Le groupe nous mène là où il veut nous mener, sans jamais tomber dans la facilité ou une quelconque farniente. Non, non, non! Et quand le groupe monte dans les tours, il flirte avec une sauvagerie libératrice, une sorte d'exutoire primale mais pas simple, cherchant la difficulté, et révèlent des influences que le groupe a digéré.
La preuve avec l'épique 'Bankster', à l'intro jazzy louge qui déboule après une note d'humour pas si festive que ça (et qui aborde frontalement les thématiques qu'évoque la pochette dessinée par le Emil ( oui, celui de Emile et Image!! Putain de pc aux goûts douteux...), qui renvoie avec des riffs vers Slayer (le riff que l'on retrouve dans 'repentless'), du Megadeth (celui des années 80, le jouissif), très abouti et agressif aussi bien dans le fond que la forme, les breaks parsemant le morceau participant à leur manière en distillant une ambiance assez malsaine.
Et la force qu groupe, outre ce fameux thrash que je rabâche depuis le début de ma chronique se voit développer avec d'autres aspects par le seul titre en français, 'la nuit'. Et là, les gars ils font forts! Genre très forts. Car ce titre évoque un mélange entre Extravasion (et leur thrash perso) et Garwall (oui, le groupe de black en français, du moins avant de partir dans le heavy...), évocation se retrouvant aussi bien dans les rythmiques, les lignes mélodiques ou le chant MAIS sans renier un instant le thrash. Très déconcertant mais d'une putain d'efficacité redoutable en diable (hahahaha! Black, diable... que je suis cocasse...), avec des montées, des descentes de manches, des parties... putain, des parties jazz (presque manouche... ... tout en gardant l'essence de ce mélange impromptu et en restant dans le thème du titre. Et ce titre est assez hallucinant, les deux combos n'ayant semble-t-il pas de liens. Oui, effectivement, ce mélange m'a marqué.
Quoi dire d'autre? Ben soit utile à la société et au groupe en le soutenant par l'achat compulsif de ce disque, qui plus est avec un bonus qui fout le sourire que je vous laisserais découvrir.

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