lundi 19 décembre 2016

VOICE OF WINTER 'Childhood of evil'

2016 MUSIC RECORDS - CD digipack


Ben tiens, que voilà un groupe de saison, qui tombe bien à pic (de glace! Hahahahaha! Blague de merde...) en cette mortifère et froide saison et qui permettra de se réchauffer près d'une cheminée ou d'un radiateur (voire d'un bûcher pour les plus fougueu(ses)x!
Premier album (après 3 Ep et une démo) du trio fiévreux, et même bouillonnant, où se mêlent plein de notes et des paroles. Des indices parsèment dès le début notre voie pour savoir vers quelle sonorité les dijonnais nous emmène. Alors oui, on aurait pu espérer du mustard metal (blague de merde volume 2) mais heureusement, le groupe s'avère plus inspiré que moi en nous balançant du death mais progressif. Et oui, du progressif. Ce qui permet vraiment au groupe de pouvoir se lâcher et explorer son univers qui respire le bonheur et la joie de vivre. Car ici, point de choses festives mais plutôt une atmosphère parfois mélancolique qui se dégagent de certains passages.
L'album se décline en 7 titres qui sont très différents les uns des autres. Même si la base reste la même (le death), le groupe se laisse a explorer des approches différentes, que ce soit au niveau des structures des morceaux (des passages très aériens, d'autres plus sombres...) ou de la nature même des morceau, du moins dans l'essence ('Liberticide' chanté en français, assez sombre ou l'instrumental 'Chrome'), usant de moult idées pour densifier leur musique et proposé une approche parfois assez atypique mais en rien choquante. Notamment sur le chant qui est très varié, ne misant pas que sur un chant death mais apportant son lot de surprises qui se fondent vraiment dans l'ensemble.
Concernant l'aspect death, celui-ci est assez caractéristique mais ne mise pas nécessairement sur un rythme rapide ou soutenu, le groupe n'hésitant pas à un balancer, sans prévenir, des ralentissements, qui évoquent un peu du doom death, mais celui des années 90. Et ils n'ont pas à rougir de honte! Il suffit d'écouter le monstrueusement énergique 'Childhood of evil' pour le comprendre et capter l'essence du groupe (et qui rassemble les caractéristique de l'album, comme cette voix féminine très mélancolique sur ce titre...)
Alors oui, je vous vois venir me dire: 'hé mec, tu as dit progressif...' Ben oui. Car les titres, pour pouvoir explorer cet univers a besoin de place et donc de temps. Et certains titres le prennent vraiment. Jugez par vous même: 6'51'', 7'08'' et 9'38'' (allez, je vous le fait à 10!). Et pas de craintes à avoir d'un quelconque ennui, l'album regorgeant de recoins à explorer.
Concernant le son, il est lié à ce coté mélancolique, assez particulier mais sans être choquant. Qui plus est, il dégage une certaine chaleur, idéal en cette froide saison (festival de blague de merde!). Oubliez la moutarde de Dijon et penchez-vous plutôt sur cet album!

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