mardi 29 novembre 2016

TREPANATOR 'Mutant birth'

Trepanator 2016 - Digipack


Tiens, un groupe avec un nom qui évoque: a) le vieux thrash
                                                                     b) un film d'horreur tout pourri
                                                                     c) un surnom de neurochirurgien
                                                                     e) un possible cas d’Alzheimer zikaïsé

Alors? Bon, allez, fin du suspense. jeune groupe poitevin formé en 2012, ces troubadours de l'extrême (car, vous le verrez dans 20 mots, c'est de l'extrême...) sorte cette année leur premier Ep et propose, en brouillant les pistes avec leur nom, un death très typé, dans une veine entre tradition et modernisme.
Le cul entre deux chaises demandez-vous alors, impavides, l'écume aux lèvres? Et bien, je dois bien vous avouez que... non. Point du tout. Le groupe réussit bien ce mélange digne de l'alchimie en coffret deluxe.
Les cinq titres que nous offrent le groupe sont assez directs, non sans certaines lignes mélodiques qui surgissent parfois, de façons très pertinentes néanmoins, ne sont pas non plus dans le concis. Ils prennent le temps de développer leur fumet putride, d'élever leur arômes au rang d'art. Il y a des solos et avec les mélodies, c'est ça qui le place dans le traditionnel. Mais, oui, MAIS (Ho mon dieu, il a mis un MAIS, c'est horrible, que quoi qui va suivre?) aussi il y a la violence maîtrisée et contenue, alliées à une dextérité qui apparaît dès le début du disque et à une vitesse d’exécution assez soutenue. Dans les parties les plus rapides, on frôle clairement le freestyle dans la violence folle mais le groupe ne choisit pas cette facilité, provoquant une vague frustration balayée ensuite par les placements des fameuses mélodies ou solos qui sont fusionnées avec ses parties rapides proches de la démence et ouvrant une perceptive musicale qui s'avère, finalement, plus satisfaisante à l'écoute. Certaines passages ne sont rien d'autres que des mosh parts, faites pour se déboîter les cervicales (bande de petits violents!! Pauvre jeunesse...).
Le son est très bon, très massif, n'ayant rien à envier aux grosses pointures. Les instruments sont tous clairement audibles et le batteur aime ses toms, c'est un trucs de fou! Ce qui est sur, c'est que ça envoie sévère et que le groupe n'est pas là pour faire de la figuration en ouverture de Céline Dion.
La voix est aussi très virulente, dans un registre très guttural mais le chanteur n'hésite pas à en sortir, offrant une variété dans les intonations, ce qui est un choix payant, celle-ci renforçant l'impact qu'à le groupe.
Un premier Ep qui fait mal, très efficace, montrant un putain (oui, j'écris putain!) de potentiel que détiens le groupe. Quand vous voulez, vous venez jouer chez moi!

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