mercredi 23 novembre 2016

ELIGORIUM 'Antihuman process misanthropic progress'

2015 Zombie records - CD

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Ce qui est bien avec les chroniques, c'est la possibilité de voyager entre tes oreilles, découvrir d'autres contrées aux mélopées incroyables. Comme ici, avec ce groupe qui nous vient de Russie, du sud de la Sibérie (pas loin de la frontière avec la Mongolie, hop, minute de culture) et aime faire de la musique pour occuper les soirées hivernales qui peuvent être un poil longues.
On a ici ainsi le 3è album du groupe, que j'en suis sur, nombre d'entre vous n'ont probablement jamais entendu parler. Ce qui ne sera plus le cas du coup (magique, n'est-il pas?).
Avec un tel titre d'album et un aussi beau logo, pas de doute à avoir, le thème qui est abordé sera l'aspect idéologique du satanisme. Que voilà un thème bien festif n'est-ce pas?
Concrètement, ici, ça se déploie sur 7 titres offrant 35 minutes de musique pour auditeurs avertis. Le groupe a porté son choix sur un thrash death aux relents black qu'il est bien coquin et très malsain.
L'ambiance se fait dans la noirceur et le malaise avec un titre à la limite de truc très rituel. C'est plein de dissonances, de disharmonies, d'accords tout glauque avec un chant extrêmement malsain, presque une voix digne de démon, répétant sans cesse le titre en boucle. Et instaure un décor qui pourrait bien se rapprocher de celui de la fin du film l'Au-delà. Assez déstabilisant.
Puis ça enchaîne directement avec 6 titres rapides, énergiques et très typés thrash death, avec des lignes de guitares parfois orientées black. Mais c'est surtout la voix qui s'avère très dérangeante,malsaine, à mi-chemin du thrash sale et du black. Et cet ensemble prend aussitôt, la noirceur des morceaux combinée à ce chant est une tuerie.
Musicalement, ça va vite. Le duo assure vraiment. Les 5 vrais titres qui sont présents sont tous  avec une identité propre. Pas de redondance. L'aspect thrash se démarque dans le solos de malades, avec ce coté percutant très bon.
Au premier titre faisant lieu d'intro, on entend bien que la batterie est programmée. Et c'est là aussi un point fort du groupe, car sur les titres qui suivent n'ont pas cette impression et on oublie vite que la batterie est programmée.
Un autre point intéressant est le dernier titre qui clôture la bête. Reprenant l'essence des cinq titres précédents, ils y ajoutent une note de malaise et de malsain en reprenant les éléments du premier titre-intro, clôturant ainsi cet album sur une entité bicéphale très sombre et dérangeante, qui laisse entrevoir ce que le groupe peut faire, avec cette fois un chant très différent qui s'ajoute, associés à des chœurs juste flippants. Et putain, c'est bien! Donnez-vous du mal pour pouvoir écouter ça, ça vaut le détour!

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