samedi 15 octobre 2016

COMPENDIUM 1 a metal quintessence

2016 music-records - Compilation. Sortie le 8 novembre via www.music-records.fr ou auprès des groupes y participant


ATTENTION: cette chronique peut contenir un spoiler de Dead nation et de Ricky ou la belle vie. Ou de films pas encore sortis.

Que voilà une bien belle idée pour faire un bien beau cadeau à un(e) pote/proche/parfait(e) inconnu(e) avec une compilation suant de tous ses pores le métal. Alors, cette compilation à l'artwork ressemblant à une peinture est donc la carte de visite de ce jeune label couteau suisse pour groupe de métal. Projet qui se concrétise de bien belle façon de Valentin, cette compilation de 10 titres nous présente 10 groupes (c'est vachement bien pensé hein!) évoluant dans diverses sphères du courant qui nous fait baver (ou excite, suivant les dispositions des personnes... je ne juge pas, chacun son truc (mais quand même si c'est sexuel, faudrait peut-être se calmer un peu)).
Le premier groupe, From Hell, nous présente un métal moderne assez énervé, au son comme je l'aime bien, un peu grumeleux, collant bien à la musique et à la voix du gars qui s'énerve. Très péchu et intéressant.
Le second groupe porte le doux nom de Mezcla et propose un death metal de bonne facture, dans la bonne tradition du genre mais avec un petit quelque chose de plus, des plans ou des lignes flamenco. La voix du chanteur Alexis me rappelle celle de Chuck Schuldiner. Morceau assez rapide avec une basse qui claque.
Black Sick amène du changement. Nettement plus calme, avec une voix plus posée, on sent la chaleur du désert et du sable te ponçant la peau, poussé par un vent sec. Et oui, on a ici un condensé de heavy rock qui m'accroche bien, tenant sûrement à la voix du chanteur et cette ligne de guitare qui donne l'impression d'avoir toujours été là. Le son y est aussi pour quelque chose, assez chaleureux. Morceau assez long mais pas chiant (c'est important de le dire pour 8'34''), de vrais morceaux de bravoure infusent dedans.
Motor Rise, quand à eux, enfoncent le clou dans un registre oscillant entre heavy metal assez accrocheur bloqué dans les années 80 et le rock'n'roll. Morceau pêchu qui fout la banane. La voix du chanteur, dans les refrains envoie directement dans le passé, sans que cela soit choquant. Rock'n'roll dans l'âme, penchez vous sur ce groupe.
Over Nemesis change de registre. A la base, je suis imperméable au sludge. Seul, ce style m'emmerde. Over Nemesis a trouvé une parade en y injectant du stoner. Le résultat est très sympathique et le groupe n'hésite pas à y inclure des parties assez épiques (si si, écoutez!!), avec un chant assez classique et un qui regarde vers le hardcore. Point mal du tout aussi!
Puis on enchaîne dans du nerveux, avec Blackout. Voix rocailleuse, rythmique assez rapide. Le groupe tapait (car hélas, le groupe n'est plus) dans le métal moderne. Valentin du label Music-records vient de se groupe. Assez simple, le morceau ne s'en montre pas moins efficace.
On enchaîne direct, comme ça, sans compromis ni pose avec Implied qui va vous faire danser (si vous aimez danser) au son d'un metal groovy, avec un titre assez court (2'56''), avec sa ligne de guitare entêtante et limite obsédante. Voix cassée et assez agressive complète le tableau.
Et hop, d'entrée de morceau, une basse qui claque sa mère! Elle marque l'esprit et se fond dans le crâne. Attention au piège, car c'est là l'un points forts du titre de Psychoid. Car outre ça, il y a la voix. Associé à la rythmique caractéristique et aux descentes de manches, on tape dans le thrash, mais celui des débuts. Simple, efficace, sans fioriture!
No more excuses enchaîne derrière et on pourrait se dire que là, mon coco, va falloir assurer! Pas de souci à se faire. Un morceau de métal qu'il est bien, porté à mon avis par la voix du chanteur, très remonté et qui trouve le moyen de s'énerver tout seul dans le titre, du genre... ben, tout s'accumule et ça le gonfle. Attention, il se pourrait que vous vous mettiez à taper du pied. Morceau avec des passages assez lourds, permettant de se fracturer les cervicales.
Et pour fermer cette compilation, on nous envoie le groupe Moskowa. Comme une fin c'est triste, quoi de mieux que de mettre un groupe de death progressif? Un son très particulier, avec une voix quelque part entre le death et l'indus, avec un coté bourbier macabre. Le morceau dégage une ambiance très sombre, les mélodies sont d'une putain d'efficacité. Pas un morceau très rapide, avec une ligne de guitare qui évoque un peu le black. Une bonne conclusion.

Bon voilà. Une compilation variée qui présente effectivement des groupes accrocheurs. Et en effet, il n'y a pas de spoilers dans cette chronique. J'emmerde les spoilers.

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