dimanche 3 avril 2016

FACTOR HATE 'Scary Tales'

2016 auto-production CD

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Le heavy metal n'est pas un genre que je fréquente beaucoup. C'est plutôt rare que j'en écoute/observe/essaie de comprendre, car globalement un ennuie m'étreint rapidement. Ça tombe, parce que cette rondelle en est. Mes références culturelles à ce genre sont assez limitées, mis à part quelques grands noms (Iron Maiden, Judas Priest, Manowar, Mötley Crue ou encore Alice Cooper) donc autant dire qu'il y avait des chances que je ne sache pas où j'allais m'échouer quand Elodie m'a envoyé le disque en question. Heureusement, le groupe a dû anticiper car je suis tombé dans un monde pas trop étranger dans ce cas.
Ô joie, le groupe, dès la première écoute, lorgne très sérieusement vers Alice Cooper (Houhooou!) mais en ayant aussi ses propres caractéristiques.
Des l'intro d'ouverture (judicieusement nommé 'Overture') l'ombre d'Alice Cooper plane. Et le reste du disque en est imprégné (mais pas à l'overdose non plus). Les 14 titres qui composent la galette rappelle souvent dans les structures (mais pas continuellement...) et le chant (certains passages donne presque l'impression d'entendre Alice Cooper, dans certaines sonorités vocales), hors les samples d'introductions des morceaux. J'avoue qu'il y a pire comme influence. De la folie pour les fans de heavy en fait (Houhoooou!!).
Les titres évoquent très clairement cet univers de la folie d'ailleurs, comme vous pourrez l'écouter ou lire les quelques titres ici: Asylum, Schyzophrenia, Lunatic world ou The eyes in the dark...
Mais l'ombre d'Alice Cooper n'est pas la seule chose qui marque le disque. Il y a d'autres éléments, qui du coup, rendent l'écoute dense et demande plusieurs écoutes pour pouvoir capter toute l'essence de l'album. Certains sont typiques du heavy ai sens large, le groupe ayant de larges influences qui sont digérés dans leur offrande mais d'autres viennent sûrement des goûts personnels des membres. Il y a en tout cas une osmose. N'étant pas un fan du style, j'y trouve néanmoins du plaisir et il y a des subtilités qui apparaissent lors des autres écoutes.
Les fans retrouveront ce qui fait le charme de leur style préféré: des envolées guitaristiques, des rythmiques parfois soutenues (mais pas trop, hein, ça reste du heavy dans la plus pure tradition) et du chant propre au genre, avec des chœurs parcimonieux...
Le détail qui me titille un peu est à mon avis un poil de manque de puissance dans la production mais ne gâche rien car le reste est aux petits oignons, que ce soit pour entendre les instruments (on distingue même la basse!), tous bien ajustés dans les hauteurs et la voix n'est pas mise trop en avant ou trop en retrait, mais juste ce qu'il faut.
Bref, une bonne surprise pour moi, qui fait plaisir!


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