lundi 11 avril 2016

DEPRAVED 'Dive into psycho terror'

2014 Depraved CD digipack


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Ho putain! Ho putain! Ho puuuuttttaaaaaaiiiiiiiinnnnnnnn!! Un autre album des furieux Depraved! Quand Gabriel de Nihilistic holocaust m'a dit qu'il avait leur dernier, j'ai mis aussi sec une option. Et putain que j'ai bien fait. Connaissant le groupe depuis leur méfait Depraved, un Ep qui faisait dans l'efficacité puis leur album Sexual depravity... and pleasure to suffer, je ne pouvais qu'adhérer.
Bien qu'il y avait possibilité que le groupe ait changé de voie pour de la pop chiante (qui sait?). Et bien, cher(e) lecteur (trice), sache que non! C'est toujours un putain de brutal death forniquant avec le grind!
Dès que le disque commence, ce qui marque est la même puissance sonore qui m'avait marqué à l'époque avec ce son caractéristique. Massive, brutale et efficace. Puis la seconde claque arrive avec le chant, qui est le même, et Kristoff au sommet de son art. A savoir un chant très guttural non sans évoqué un aboiement de chien, auquel il a ajouté des facettes qui le densifient. Il a parfois des aspects plus subtils, amenant parfois un aspect "discution"non moins percutant, en rapport avec le titre et apportant un coté enrichissant dans les morceaux.
13 titres constituent l'album qui s'avère très riche, avec de nombreux aspects mais qui gardent aussi ce coté marquant des productions précitées plus haut.
Beaucoup de titres ont l'empreinte de l'urgence grind, avec une rythmique soutenue voire franchement pied au plancher, offrant un vrai plaisir récessif. Mais paradoxalement, ce sont les titres les plus longs qui s'avèrent donner une richesse par des structures variables, des passages parfois plus lents qui embraient soudainement sur autre chose, à l'image du titre 'I'm war' où des parties clairement rentre-dedans côtoient des rythmiques très martiales, tout cela dans le but de trépaner l'auditeur.
Les titres sont clairement travaillés, œuvres de gars qui maîtrisent le sujet depuis 1992 (putain! Ils sont parmi les vétérans!). Même si certains titres appellent juste à défoncer et bourriner (putain, en live, ça doit être une tuerie), les gars gardent néanmoins dans un coin de leur tête l'idée d'offrir plus que du bourrin. Et donnent donc à chaque titres une identité propre.
La thématique n'a pas changé, restant dans le festif et la bonne humeur, l'atteinte mentale, la dépravation et surement une dose de sexualité très déviante. C'est frais,c'est joyeux, c'est le printemps.
Le groupe ne s'emmerde pas avec des fioritures et quand il sent que ça doit péter la cervicale, ça y va en direct (Humans meat scraps, Fascinating dead woman...).
Globalement, l'album est une tuerie, me ramenant en direct vers 1997/1998, avec la découverte de se groupe. Le groupe a évolué mais en gardant ses aspects percutants et caractéristiques qui péter la gueule.
La production est juste énorme, très nette, rendant à chacun sa juste place et son efficacité. Sachant que c'es une autoproduction, je dis chapeau bas!



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