dimanche 28 février 2016

TRITURADOR / KEKUATAN SUPER 'We fast armageddon and rebellion bastard'

Insalubrity 2012 CD-r

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Après du grind, rien de mieux pour se reposer qu'un autre skeud de grind. En l'occurence un split qu'il est bien, tendance et sonore avec ses particularismes. Et oui, c'est la fête sur le skeud.
Le premier groupe (Triturador, suivez un minimum voyons...) nous vient du Brésil et s'avère être très énervé! Il nous balance 12 titre de grind sans fioriture, visant l'essentiel: faire mal! Et il le fait plutôt bien même très bien. Il s'agit d'un duo (hop, première particularité!) se répartissant les tâches de cette façon: l'un chante, l'autre fais les instruments. Et c'est foutrement bien foutu! Le chant se partage entre growl gore et voix criarde, le duo abordant les joies du gore à leur façon. Certains riffs renvoient directement à des groupes comme Cannibal Corpses (comme ça, de façon soudaine, genre 5 ou 6 secondes!). Bien que la musique soit présente (ben oui, sinon ce serait bizarre...), le chant est aussi très présent, nous forçant à nous demander si dans leur approche, il n'a pas lieu utilisé aussi comme un instrument, malgré des paroles?
Les titres sont très courts, ne dépassant pas les 30 secondes (hormis deux titres plus 'longs', respectivement 46 secondes et, houlà! 1'40''), sans crainte de s'emmerder grave (ou comme un rat mort), avec une qualité sonore renforçant l'impact sonore du skeud. Le duo explose clairement les crânes de l'auditeur (de façon  imagée, sinon je n'aurais pu faire cette chro, c'est assez logique, non?), sans laisser le moindre répit, pour notre plus grand bonheur.
Kekuatan Super enchaîne aussitôt derrière et là aussi, ça ne rigole pas. Dans une veine grind/fastcore, le groupe nous vient d'Indonésie et a une façon bien à lui de composer, amenant des passages lorgnant aussi vers le thrashcore matinée de punk ou de placer soudainement un passage plus léger évoquant du jazz. Kekuatan Super s'avère donc un projet musical dense et riche, avec une recherche assez poussée. Les 9 titres nous laisse le plaisir de voir la maîtrise de son sujet, le poussant parfois à laisser une dominante marqué sur un titre (comme le punk sur 'Janji manis'). Ce qui est sur, c'est que le groupe ne se pose pas de barrières. Bien au contraire. Il les explose joyeusement!
Le chant est partagé entre deux chanteurs, non sans évoquer parfois un groupe comme Rot. Cette répartition du chant donne une richesse, bien que le second chant soit plus en appui et non en continuité, servant à donner un impact plus fort. Ne pipant ni ne comprenant pas un traître mot de l'indonésien, je ne puis dire de quoi ils parlent mais je suis de tout cœur avec eux.
Le son est aussi très nettement différent du premier groupe, avec un léger coté live bien géré, qui permet au groupe de pouvoir faire ce qu'il veut.
Un très bon split qu'il faut avoir et écouter, permettant de découvrir deux groupes très différents avec un gros potentiel de défouraillage en règle!

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