samedi 27 février 2016

EPIDEMIC 'Obscure death'

Dungeons records 2005 CD-r limité à 150 exemplaires (Donc ça va être chaud pour l’attraper...)

Epidemic nous vient du Mata Grosso, cet état riant du Brésil. Après une intro au son vinyle (quoi vintage?), le groupe démarre l'assaut en règle avec 5 titres de death très directs. Et on dira traditionnel.
D'emblée, on pense à Sepultura, la période Morbid Visions et autour. Le son, très grave, le chant, assez typé et la nostalgie peut-être l'évoque. Autant dire qu'il y a pire. Mamie me dit que oui.
Les titres sont plus que mid-tempo, allant parfois vers des accélérations qui s'énervent pas mal. Il faut dire que la durée des titres le permet allègrement, tapant de 4'20 à plus de 5 minutes (et même, houlà, progressif!! 8 minutes pour 'Blood storms'). Et aussi de nous pendre au piège de leur death qui a clairement des relents occultes et nous plonger dans les entrailles sombres du noir néant de l'annihilation complète de nos âmes brûlées par l'acide de... oups, je m'égare.
Le chant est assez particulier, marquant un élément de l'identité du groupe. Assez guttural mais pas que (le 'pas que' est difficilement descriptible), ce chant suit les lignes musicales, sachant s'adapter sans problème.
Et on se prend à taper du pied (assez furieusement, vu le tempo qui peut aller assez loin, gare aux fractures...) et surtout malgré les durées des titres, on ne voit pas le défilement du temps (c'est le pire pour moi; un disque où tu te fait tellement chier que tu regardes l'heure qui semble stagner...). Certes, leur death est assez habituel mais pourtant, outre le fait décrit juste au-dessus, le groupe s'est bien fait chier à pondre des structures très alambiquées parfois.
Où est à chercher ce coup de force? Je pense que c'est lié au son du disque. Le son rappelle celui des vinyles et des amplis à lampes et des premiers groupes de death. Et aussi (et sûrement) lié à certaines atmosphères que dégagent le groupe. Je parlais d'occulte et c'est totalement le cas sur le dernier titre, 'Blood storms', qui réussit à refaire surgir des enfers un état d'esprit du death tel qu'il fut à ces origines. On pourrait même évoquer avec ce titre une orgie originelle. Pourquoi pas?

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