samedi 27 février 2016

CORPUS DIAVOLIS / TOTAL SATAN

2011 HASS WEG Productions CD digipack

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Que voici un vrai disque de deux groupes énervés, colères et qui semblent pisser sur la religion judéo-chrétienne. Le tout dans un superbe écrin très eau.
Le premier groupe, Corpus Diavolis nous vient de la festive et calme ville de Marseille. Et le contexte de la ville semble être difficile à gérer et du coup, paf, ils balancent sans crier gare un black brutal, très rapide, incisif et qui s'avère d'une grande efficacité. Les 4 titres que nous offre le combo font montrent d'un savoir faire indéniable et d'une envie d'en découdre furieuse!
Mais pas que! Car le groupe est capable de bousculer les codes et de balancer un titre malsain, très glauque, aux confins du black, comme le prouve le titre 'La vierge hallucinée'. Outre poser des éléments en décalage total, le chant en français repousse les limites et ouvre d'autres horizons.
Les 4 titres repoussent assez loin le concept du satanisme et du black, martelant une haine certaine, non sans le faire comprendre de diverses manières, aussi bien par des tempos rapides que par le biais de passages plus calmes, voir blasphématoires avec des éléments renvoyant à la musique religieuse ou encore des tempo plus lent, lorgnant clairement au final vers un black death dense, même si l'aspect black domine. Une excellente première partie, avec en plus un son juste nickel, très agréable qui permet de savourer toutes les subtilités que le groupe nous offre.
Total Satan, quand lui, est un duo qui chante en français et vient aussi de France. D'emblée, on ressent un vrai changement. Le son est plus sale, œuvrant pour un black métal pur et dur, parlant de choses géniales comme le satanisme. A l'écoute, le duo n'est pas pour ceux qui pourraient être sensible, la noirceur qui s'en dégage est très marquée. Un malaise volontaire se dégage de l'ensemble, avec un tempo plus lent mais permettant aux deux types derrière le projet de proposer leur vision du black, qui s'avère sinistre. Pas dans le sens du 'c'est mauvais' mais dans le sens de l'atmosphère qui s'exhale des titres.
Alternant passages rapides et passages lents, le duo explose les limites de son univers, très glauque, permettant de le sublimer. Le chant est partagé entre un chant criard typiquement black et un autre, plus guttural servant a distiller le malaise et le coté sombre de l'entité. Non s'en m'évoquer un peu parfois le projet Enbilulugugal (que je recommande aux fous d'extrêmes, un projet black noise américain) en moins furieux comparativement.
Le résultat des deux nous donne un putain de split excellent, à posséder sans le moindre doute!

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