dimanche 15 juillet 2018

TIME LURKER 'Time Lurker'

2017 LES ACTEURS DE L'OMBRE - Cd digipack qu'il est beau


Time Lurker est un one-man-band de Strasbourg, dont le gars multi-instrumentiste derrière est Mick, fondé en 2014. Il nous offre une véritable offrande que les amateurs de black atmosphérique doivent déjà posséder. Et je tiens vraiment à ce avis trancher.
Car oui, le black que je fréquente habituellement est plus dans la lignée des groupes joyeux et délicats comme Marduk, Impalene Nazarene et tout autre combo de black brutal ou mixant du black avec d'autres courants bourrins.
L'achat de ce disque s'est fait par la concordance de deux raisons: le label, les Acteurs de l'ombre ne font pas dans la diarrhée et l'aspect esthétique de l'illustration, qui déchire quand même!
Et après une première écoute convaincante, d'autres ont suivi, tout simplement pour capter toute l'essence de l'oeuvre et ses nombreux recoins et subtilités. Car oui, c'est vraiment très dense. Genre le plus profond de l'Amazonie, c'est un jardin anglais entretenu au millimètre en comparaison.
Les 7 titres (pour 49 minutes) qui composent cet album nous emmène avec eux dans un voyage où il y a clairement, outre des ambiances inhérentes au style, des aspects émotionnels assez accrocheurs, qui nous font tomber dans leur retors piège pour nous capter et ne plus nous lâcher, en même temps que ça distille le plaisir de multiples écoutes perdues dans le temps, même à longues distances les unes des autres.
Bien qu'habituellement le black atmosphérique soit du genre à me gonfler, des phases agressives et brutales parsèment les titres, pouvant être longs certes, mais très structurés et cohérents. Mick sait clairement y faire et possède un savoir faire indéniable. Les titres aux multiples aspects nous mènent vers des sphères que l'on ne penserait pas visitables par ce style ou que l'on n'aurait même pas penser à de telles existences. C'est une porte ouverte sur d'autres possibilités et les titres prennent parfois la voie vers des horizons s'éloignant vraiment des contrées black metal.
Lors des phases purement black, il est indéniable que certaines poutrent sévère, genre un poutre fucking à mamie, comme semble l'aimer mamie (et un doute sur sa santé mentale s'insinuer dans mon esprit...). Celles-ci visent alors une forme bestiale et rapide à laquelle il est important alors d'ajouter l'aspect vocaux.
Car une des forces qui régissent Time Lurker est la variété des chants. On y retrouve Mick mais aussi quatre autres chanteurs qui offrent un panel de chants allant du plaintif au chant hurlé dépressif et qui parfois, au détours d'un recoins sombres se rejoignent pour plonger l'auditeur dans une sorte d'enfer qui ne manque pas d'intérêts. Ce qui est quand même un poil bizarre si on le considère d'un point de vue pratique.
Et c'est cette alternance de phases agressives et d'autres, nettement posées, ciselées, auxquelles se joignent les atmosphères que distillent les titres ainsi que l'aspect émotionnel qui font de ce Time Lurker quelque chose de massif, où l'on peut survoler des sphères musicales venant d'ailleurs, comme sur Reborn où un passage très calme mais anxiogène collerait bien à un film de SF oppressant. Mick maîtrise vraiment son oeuvre, dont l'essence se capte lors des multiples écoutent, certains éléments apparaissant une fois que l'on a assimilé les autres éléments afin de pouvoir comprendre l'âme de Time Lurker.

GENOCIDAL TERROR / BUFFET FROID / GRINDER BUENO / ASSUR

2018 VLEESKLAK RECORDS - CD

On commence ce jour du saigneur avec un petit split d'un label belge qui nous offre 4 groupes qui envoient du lourd, avec tous l'atelier.
Genocidal Terror, groupe belge fondé en 2014 ouvre le bal, si je puis dire, avec trois titres bourrins, intenses et qui mixent joyeusement un grind débridé teinté de death avec des relents black, offrant ainsi un truc vraiment massif, pas malsain mais vraiment dans le brutal, même lorsque le groupe adopte un tempo plus lent, privilégiant une lourdeur écrasante toute aussi efficace que les phases grind sans limites, au son vraiment excellent, permettant d'avoir un impact de violence maximal.
Grinder bueno est un trio bordelais évoluant dans une veine noisecore limite expérimental qui enchaîne dans une folie concentrée. 15 titres nommés d'un numéro de # 104 à # 118 en moins de 6 minutes (5'43'')... C'est complètement barré, fou, avec du rapide de chez rapide et un petit coté gore qui est bien sympa avec leur base noisecore. C'est brutal, sans fioritures et malgré le style musical, le son est foutrement correct (dans les standards de la noise j'entend).
Buffet Froid enchaîne aussitôt derrière. Nous venant de Vesoul, laissant peu d'infos sur lui sur le ouaib, le groupe propose sur une piste 4 titres pour 7'10'' au son assez raw, sonnant live et nous propose un grindgore énervé, enrubanné de harsh, ayant du mordant et offrant néanmoins une identité au groupe, lui permettant de se détacher un peu du lot. Il y a parfois un coté rock'n'roll mais l'ensemble est dominé par une sphère harsh, lui donnant cette sonorité. A noter que les amateurs reconnaîtront aussi le titre 'Wasting away' de Nailbomb en reprise assez originale mais vraiment reconnaissable. Et d'où la longueur de la piste.
Assur, qui conclue le split avec 4 titres, est un one-man-band fondé en 2005 dont le type derrière est Brame Vleesklak, le gars derrière le label à l'origine du split. Les 4 titres font courts hélas car le bougre nois offre un grind vraiment furieux, renvoyant aux groupes très représentatifs du genre (Napalm death, Dead infection...), entretenant un coté engagé assumé, au travers d'une brutalité sans faille avec un chant qui évoque dans le lointain Gothic (pour ceux qui se rappelle de ce groupe parisien de grind / deathcore), le coté deathcore en moins mais grind très marqué, limite d'un grindrock à la Mucupurulent. Découverte excellente et intéressante.
Ce split est une tuerie, offrant ainsi 4 point de vue musicaux venant d'une même base et tous avec de sérieuses qualités.

dimanche 8 juillet 2018

ENJOY MY BITCH 'The story of a bitch'

2015 Grinder Cirujano records - CD

EMB est un duo de joyeux lurons mexicains aimant la musique vachement bien qu'elle est festive. Formé en 2004, le duo décide de sortir en 2015 cette compilation reprenant la démo de 'A bitch romance?' de 2010, celle de 2006 ('Bitch party') et celle de 2005, 'Here's my bitch'. Et cela nous offre une vue d'une partie de l'évolution du groupe, en marche arrière.
Au vu des infos ci-dessus, vous vous doutez bien que les deux gaillards ont un certain sens de l'humour, mixant anti-christianisme, sexe et autres déviances, qui sautent aux yeux à la lecture des titres, comme, au hasard: 'Misanthropic carnage', 'Marie funny clit play' ou encore 'Jesus comes ripping'. Du joyeux, du drôle, du lourd quoi!
EMB  nous offre donc un grind inspiré du goregrind dans lequel il injecte un coté électro avec des samples et un son qui renforce cet aspect, sans pour autant offrir une bizarrerie, tout en gardant un soupçon de death sale. Car le tout se tient foutrement bien. Et la voix nous renvoie vers des groupes comme Tumour (en moins lavabo bouché) ou plus généralement la scène gore mexicaine. Le duo a aussi sympathisé avec RoboDrill, qui est une boite à rythme, n'étant pas vraiment choquante dans le contexte musicale, bien au contraire.
Les 22 titres (qui offrent 54 minutes de félicité) ont des durées variables, aussi bien pour cause d'intro longues que parfois de titres plus longs, n'empêchant pas leurs titres plus courts d'être assez structurés. Ils vont jusqu'à instituer des breaks qui structure en deux parties des titres, comme si ils souhaitaient apporter des arguments à leur discours.
L'évolution à rebours nous offre une progression partant d'un grind proche du grind death, assez gore mais avec des titres plus longs et peut être du coup, moins percutant que ceux plus proche de notre année en cours, nettement axé goregrind, très explosif. Il n'en reste pas moins que la base était très accrocheuse, avec une vision déjà acquise sur le long terme du concept qu'ils ont développé, mixant gaiement des sujets qui, à première vue, sont loin de se recouper. Les influences d'origines du duo étant Anal Penetration et CUM, on comprend la voie choisie.
Ce qui est aussi intéressant est le son. Ce dernier n'est jamais mauvais, bien au contraire, donnant un maximum de détails sonore à l'auditeur (en tendant l'oreille ou avec un bon système sonore, on distingue même la basse). Certes, le son est assez dans les basses, limite grumeleux mais putain, ça colle bien au truc! Et ce son participe clairement à l'essence de EMB.
Et du coup, cette compilation permet de découvrir le groupe, sa folie assumée et de pouvoir nous ouvrir les portes vers la scène mexicaine (du moins, pour ceux qui n'en connaîtraient rien car celle-ci est très dense. Un disque à découvrir pour explorer la forêt derrière l'arbre.

samedi 7 juillet 2018

NEID; LIMBS; MOTHER BRAIN; TxSxB

Petit changement dans ma conception des chroniques. Je ferais des tirs groupés lorsque j'aurais des albums concis, histoire de faire plus long (et aussi pouvoir rattrapper si possible la pile physique et digitale à chroniquer...).
On commence donc cette idée avec 4 douceurs venant de divers endroits.

NEID 'Noise treatment' 2017 Splitrick records


                                          Résultat de recherche d'images pour "neid grind"
Neid est un charmant groupe italien, formé en 2007, avec pas mal de productions à leur actif, toutes gracieusement disponible gratuitement sur leur bandcamp. On a ici un concentré de 6 titres de grind ultra rentre dedans, bien énervé et qui ne vise que l'efficacité. Ici, les cinq furieux balancent en à peine plus de 7 minutes leur hargne, par ce court ep qui me les fait découvrir. Ils ne font clairement pas de la figuration et donne une furieuse envie de tout péter!
Ca envoie du très lourd, parfois avec un petit coté crust, juste pour le fun, collant bien au reste. Le son est super massif et très bon, permettant de savourer la colère non contenu du chanteur. Je conseille!!!

LIMBS 'Rancid rage' 2012 LIMBS

                                           Limbs : Rancid Rage
Hop, on change de continent, avec les joyeux drilles de Limbs. Joyeux mais aussi énervés! Venant d'Oakland aux USA, le groupe balance un petit brûlot de grind là aussi efficace, en 9 petites minutes, pour un total de 10 titres. Là aussi, on fait dans l'expéditif, avec un son plus sale (sans que ce soit un son pourri ou mauvais), avec une basse qui s'entend vraiment (ça, c'est cool!!) que Neid mais avec un coté death plus marqué, histoire de rappeler un peu les bases. Le chant est assez typé et le type au micro semble vivre à fond le truc. C'est de l'énervé assumé là encore, une découverte aussi mais là, je ne sais plus trop comment. Qu'importe, là aussi ça donne envie de se pencher sur le combo.

MOTHER BRAIN ' Rise and grind' 2014 Mother brain

                                           Mother Brain - Rise and Grind
Mother Brain est un trio basé à Long Island, à New York. Il évolue dans une vision du grindcore assez sauvage, bon d'accord, complètement débridé. Cet ep de 8 titres se rapproche des 12 minutes, avec une approche par nécessairement pied au plancher, le duo amenant parfois des break assez lourd, très brefs, qui signent un contraste violent avec eux et les parties les plus débridées (Ceux qui connaissent le groupe savent de quoi je parle...). Les titres sont assez courts, à l'exception de 'sweat it out' qui clôture cet ep avec un titre qui cristallise l'esprit des Mothers Brains en une mutation sonore de 3'14''.
Le son est excellent, bien dense et intense.
Les trois gaillard se répartissent le chant, ce qui offre une variété assez étoffé de celui-ci, avec parfois une impression de chœurs (mais version grind, hein, faut pas déconner!). Je ne peux que conseiller aussi ce groupe à ceux qui ne le connaissent pas.

THE SONNY BONO 'Ruagne' 2016 TSB

                                            
TSB est un condensé de violence venant d'Italie, dans une forme qui est plus un concept musical qu'un groupe. 4 titres pour à peine plus de sept minutes, dans un registre noisecore / power violence. Dans le genre, c'est très extrême, sans pour autant proposer quelque chose de brouillon, tenant compte du style de base, la noisecore.
C'est très intense, vraiment extrême, un exutoire assumé pour sans doute s'éviter une schizophrénie. Le chant est essentiellement hurlé, accentuant un malaise que distille les 4 titres proposés. On est loin du festif, une colère renfrognée pointant son nez. Bonne découverte là aussi, dans un registre que je fréquente plus rarement.
 

dimanche 17 juin 2018

SYNTH ATTACK 'Harsh is back'

2018 Darktunes - CD digipack


Me voilà face à quelque chose de pour le moins incongrus. Si dans le registre on est loin du métal, car le duo œuvrant dans un registre dark electro mélanger à de l'industrial et d'autres trucs étranges parfois, comme la harsh tek. Cela donne 10 titres très dansants pour les amateurs (moins pour moi, plus dubitatif) et 7 remix de titres précédents ou de titres de l'album (comprend qui veut le concept. Envoyez moi une explication).
J'aurais pu mettre ce disque parmi les J'ai écouté et le péter directement, sans concession. Mais. Il y a un mais. Car mine de rien, même si on est loin du métal, il y a un coté assez sombre qui existe dans la musique et recèle ici et là des éléments assez intéressants dans la construction des morceaux. Ajoutons à cela de véritables paroles agressives, loin des niaiseries habituelles liée au style grand public, des thèmes assez inhabituels là aussi...
La voix aussi est intéressante, que l'on pourrait entendre dans un groupe de black tendance dark. Même si la base des titres, au niveau rythmique est assez pépère, certains se détachent du lot, amenant une certaine violence où, pour rentrer dedans, faut être quand même bien motivé. Ou amateurs. Car on est loin de ce l'on pourrait s'attendre, comme par exemple ce que propose Atari Teenage Riot, bien plus agressif et proche du métal, dans la forme et l'esprit, avec leur digital hardcore.
Car ST peut clairement se rapprocher des trucs black expérimentales les plus pétés du casque, même si il y a quand même un monde entre les deux. Ce qui fait que l'on écoute quand même la chose (outre des éléments qui s'extirpent au fil d'écoutes différentes), c'est le coté limite hypnotique des beats (ben oui, que dire d'autres?) et cette impression que le coté sombre n'est pas là uniquement pour le style mais semble une composante (exutoire?) du duo.
Pour les explorateurs ouverts d'esprit et les curieux.

BBARPAPPA BUTCHERY / SPLADENDEHONDEN / MORGANE DESBEET

2007 Inhuman Homicide Records - CD

Un split des familles qui replongent aussi l'auditeurs dans le temps... Av titresec trois visages du grind différents.
Le premier est Bbarpappa Butchery et son grind qui part en sucette, allant même vers des trucs hiphop vachement engagé (Gangbang entre JB et les dealers de la 6T). Le son est très correct et surtout ça oscille entre goregrind, grind plus consensuel et du gros délire. Mais dans la sphère cyber.
Et oui, ici point de batteur mais une boite à rythmes exploitée sauvagement, repoussant les limites de l'esclavagisme mais avec de véritables variations donnant de la densité aux titres de ce one man band complètement pété du casque (vive la folie!!).
Les 12 titres que nous offre BB sont très rafraîchissants, bourrés d'humour (même si derrière, mine de rien, il y a des thèmes qui interpellent...) et allant même visiter d'autres styles, comme le black metal (Flop l'agrosatanique). Comme dit dans ma chronique de Grind Militia 50, ce que l'on retrouve ici était déjà en partie présent dans GM50. Même si cela reste du cybergrind underground, cela n'empêche pas un niveau de qualité (très net sur les productions plus récentes).
Spladendehonden, des Pays Bas (si je ne m'abuse) enchaîne sans transitions avec 23 titres orienté crsut grindcore. Ca va vite, c'est brutale et le mélange des deux styles permet au groupe d'aller dans des directions assez différentes, tout en étant concis dans le propos, le titre le plus long faisant 2'23'' est étant leur titre progressif diront nous. Il y a un coté punk très présent aussi, découlant du coté crust mais un punk plus dans une veine hardcore. Les titres sont catchy à morts, efficaces, avec un son qu'il est cool à entendre. Certains vont vraiment vite, sans concession et recherche un maximum de brutalité!
Morgane Desbeet cloture ce split avec sensibilité et délicatesse, mettant un terme à la violence des deux précédents groupes. Non, je déconne! Faut pas être naïf non plus! Mais on finit dans la frustration totale à cause d'un son vraiment déplorable, limite merdique, chose que je ne comprends pas à notre époque. Bon, ok, le style peut faire que l'on opte pour un son crasseux mais là c'est limite inaudible. Alors, impossible de savoir d'où ça vient (ce qui pourrait être la conséquence du truc proposé...?). Ensuite, outre le son vraiment pas bon du tout, celui-ci est faiblard comme un vieillard famélique en phase terminal d'un cancer digestif généralisé au reste du corps. ici on a donc une sorte de harsh noise, style que je ne comprend pas vraiment ou vraiment pas, c'est comme vous voulez mais avec de la hardtek. Ouais. 9 titres, dont certains vraiment longs et casse burnes (9'50''!!!!!). Pour les amateurs du genre.

GRIND MILITIA 'Normandie attack'

2004 Inhuman Homicide Records - CD

Ce disque incroyable nous narre une part de l'histoire de la scène grind entre 1999 et 2004 dans la Manche (d'où le fameux numéro 50) au travers de la réédition de 3 démos (Camembert en 2004, Le tracteur rouge en 1999 et le chant des morts en 2001) et 3 titres jamais diffusé (un peu comme l'album posthume de Mickael Jackson... mais en plus cool/fun).
Bon alors oui, certains pourraient pointer le son un peu old school du truc. Mais bon, malgré le manque de moyen, le son est nettement plus que correct.
D'un angle de vue plus concret, on a affaire à du grind vraiment engagé, avec des messages forts et parfois très vindicatifs. Enfin si l'abstinence, le fromage et d'autres thèmes sont considérés comme engagés au coté de trucs évoqués comme légaliser le cannibalisme (grande cause nationale 2019).
Bon il est clair que ça ne fait pas dans la dentelle et que le trio apprécie la vélocité, le bordel et la violence sonore (d'ailleurs avec ces mots, vous pouvez former un des projets qui existent encore).
La Normandie est aussi dans les gènes des titres, que ce soit au détour des titres, des intros ou des thèmes, mais de façon concise, avec 29 minutes pour... ha tiens, coïncidence, 29 titres! Quel hasard bien fait.
Il faut bien l'avouer que même si de premier point de vue c'est assez drôle, mine de rien, les gus ont abordés des thèmes pour le moins sérieux, sous un angle décalé certes, mais assez percutant (et vu la base musicale, ça ne peut que l'être.
Et ce skeud montre aussi les débuts d'explorations et d'expérimentations que l'on retrouve dans divers groupes ou projets bien actuels de deux frères (urgl, Bordel sonore, Randy x Marsh...), comme l'approche particulière, sonant black, du titre Le chant des morts. Mais pas que. Car ceux qui connaissent les groupes / projets des frangins entendront les bases déjà existantes avec Grind Militia 50. Mais aussi des éléments qui parodie des groupes ou styles à la mode alors. Un certain esprit Gronibard (pour les moins habitués du style) flotte sur les titres, bien que l'humour omniprésent cache néanmoins, comme déjà dit, des choses plus sérieuses.
D'ailleurs, selon Wikistrike, Grind Militia 50 avait un projet pour le moins obscure de domination globale et totale de 3 villages dans la Manche. L'histoire n'a retenue que... ben non, elle n'a rien retenue, si ce n'est ce témoignage sonore plein de fougue et de jeunesse.
Et c'est intéressant de se replonger dans un disque qui renvoie à une part de l'histoire du grind, quand même inscrite dans son époque. Car mine de rien, ça éclaire un peu sur l'évolution du style est des gars et permet de capter, pour les novices qui s'y plongent, des éléments de l'âme du genre.
Un disque qui est un support indubitable d'un fragment d'histoire musicale.