mardi 15 août 2017

MOSHPIG '... my world keeps turning'

2017 MOSHPIG - CD digipack cartonné

Nouvel album du trio grind crust local! Un petit clip à l'arrache ici:
https://youtu.be/ZGzu2vyIzu4
Et de la folie, on enchaîne encore dans la folie avec le trio déchainé qui sent bon le sud! Le groupe balance 21 titres (plus un délire sonore*) pour un petit quart d'heure d'intensité maximale!! Le premierr titre annonce la couleur: Fast as zombies est rapide, rageur et furieux! La direction est donné! Les titres sont concis, non dénué d'humour là aussi, propice à la bonne humeur en se foutant sur la gueule. Car oui, ça dépote mais ça donne envie de bouger ou, à minima, te péter les cervicales. Alors, même si les titres s'avère relativement courts (mention spéciale au titre KTSMM, un condensé de concision 😆. Ça part cash aux baguette pour avoir la pêche! ), il n'en demeure pas moins que le trio s'évertuent à offrir des titres parfois assez épais, du fait de la rapidité et de, parfois, comme ça, paf, je te met du n'importe quoi mais qui le fait. On choppe des clins d'oeil à d'autres styles ou groupes, très ponctuels mais putain d'efficace (Blind and lost par exemple). Le groupe offre de la bonne humeur par un registre violent.
Mat, au chant, n'est pas en reste, avec un registre sur ce coup très percutant, auquel les deux frères ajoutent des chœurs. Le chant est assumé agressif et ça ne peut être QUE ce chant, un autre ne collerait pas à la vision musicale du groupe.
Certains pourraient objecter qu'avec des titres aussi concis dans ce registre, c'est forcément répétitif voir rébarbatif (scandale!!!). Alors, soyons clair: faut arrêter la drogue (ou s'y mettre si tu cherches une excuse). Car l'un des points forts du groupe, malgré ce coté concis et cette limitation des instruments. Le groupe offre des titres certes axés dans un style mais ayant suffisamment de personnalité pour exister seul. Ha! Tu ne la voyais pas venir celle-là, hein! Et puis, on s'en fout parce que, tout simplement, c'est du tout bon!
L'ensemble de la détonation sonore est ultra jouissive car on peut avoir une partie de la folie de ce qu'est le groupe en live et ça fout la pêche! Il devrait être imposer aux suicidaires même!
Niveau production, il y a un coté live qui est très accrocheurs, qui rend bien ce coté brut de décoffrage et prenant aux tripes. Rien de brouillon, loin de là, tout est clairement audible, au-delà du mur de la déflagration sonore. Alors oui, 15 minutes, c'est court. Trop court. Alors, il suffit de remettre en lecture!
* le dernier titre est très en décalage! Hahaha!

PORNOPETROSJAN / KYST 'FR UA FASTFOODSPLIT'

2017 INHUMAN HOMICIDE RECORDS - CD

Ben tiens, on enchaîne, comme ça, sans transition avec du hautement improbable, avec ce split qui est aussi fou que complètement en marge, surtout par le premier groupe/projet/truc sonore.
Donc le premier qui ouvre la rondelle magique c'est PORNOPETROSJAN, un combo/groupe/projet/truc sonore ukrainien.Et qui nous offre six titres dans un registre de base grind/porn un truc très à part car très expérimental, avec des passages typés jazz, rock'n'roll, stoner... et des titres qui sont, dans le domaine, longs. Hop, un lien, pour te faire une vague idée (parce cette fois, il va loin dans le délire):
https://youtu.be/sBoJzJtNUec
Sur les 6 titres, 3 explosent les 4 minutes large, un gros feet fucking aux règles. Et permet au gars derrière de partir dans des délires franchement très aériens parfois! Et ce mélange étonnant prend bien, apportant une sacré dose d'oxygène! C'est complètement barge et à part mais qu'importe, ça le fait vraiment bien et il assume (tout en assurant sévère!!). Les vocaux sont peu présent et foutrement gores, dans la lignée de ceux de Tumour, ce qui n'est pas gênant pour les amateurs avertis.
Et on se prend au jeu de suivre le rythme qui a un coté rock'n'roll par piquets des asticots hannetons.
La production, quand à elle, il faut bien l'avouer, il y a apporté un soin très particulier. Le son est très bon, permet de profiter des pérégrinations musicales du gars. Excellent!
Kyst arrive ensuite. Et là, ça devient de la folie pure, un truc bien tordu, bien fun! Pour avoir une idée, aller sur la page de Kyst sur facebook.
Kyst est un one man band né en 2012, un projet raw grindcore complètement azimuté, à l'humour assumé dans les titres ou dans le développement des morceaux tournant au pire autour des 2'30''. Et ici, les 13 titres semblent développer un concept sur les chats. Ouais. Tu as bien lu. Les chats. Mais sous un angle très décalé, sans la moindre prise de tête, là n'est pas le but. Son seul but est de se faire plaisir et de s'amuser. Et aussi de se livrer à une sorte d'expérimentation hasardeuse complètement braque qui me fait bien marré.
Les vocaux ne sont là qu'un support de plus pour la folie de la musique et un exutoire assumé, lui aussi.
Evidemment, le son n'est pas le point le plus important, celui-ci étant volontairement saturé pour délivrer une impression grumeleuse qui colle bien au truc. Un split de grind freaks pour des grind freaks qui s'assument!!

SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION 'Raping Angels in Hell'

2017 ANIMATE RECORDS - CD Digipack Sortie en septembre 2017

Le nouvel album des parisiens de SCD, formé en 1996 (putain, 21 ans déjà!!!) est arrivé! Et il faut bien l'avouer, celui-ci fait très, mais alors, très mal! Un véritable album de malades pour des malades! Un thérapie par la violence! Le groupe, dans le cadre du Mosh fest 3 en mai dernier, nous avait fait la surprise de jouer, dans la moitié du set, la moitié du nouvel album. En live, c'est clair que cela a été furieux!! (https://youtu.be/pb797kRby5I , pour vous faire une idée de la furie!)
Et là, ô joie immense, voici l'objet de bien des envies (surtout en ce qui me concerne, lorsque le groupe était passé en 2013, avec l'info que le groupe bossait sur ce nouvel album, avec un retour à l'esprit gore, après leur précédent opus de 2011, lui aussi excellent. Alors me direz-vous (ou pas, c'est selon en fait...)?
Et bien, la réponse se fait en 43 minutes et 12 arguments clairement imparables! Je ne parlerais pas de la production ou du son, qui sont juste irréprochables et bien puissant, dégageant brutalement l'énergie (nucléaire?) enfermée (magiquement?) sur cette rondelle de plastique qui transpire la brutalité! Bon, si un peu quand même: celle-ci est nickelle et vraiment puissante, sans non plus noyer un éléments au milieu des autres. Un juste milieu qui permet de profiter de toutes les subtilités que le groupe à glisser dans cet album. Je vous ai dit que c'est un album de malades?
Dès le premier titre, Sabbth nights (The impure reptile) donne le ton: violence, technicité et surtout, le groupe se fait plaisir! Le chant entame directement le morceau, qui passe sans la moindre fioriture! C'est très intense, très direct! Le groupe, dans une base death grind, injecte d'autres éléments, se faisant clairement plaisir. Et on retrouve du coup cet esprit sur tous les titres.
Et le mélange se veut juste une tuerie: on retrouve des éléments aussi divers que des lignes black metal ou presque deathcore, mais toujours en touches subtiles, sans que ce soit trop. car là est le secret: le dosage millimétré pour bien te détruire le crane lorsque ta tête se déboîtera de ton coup pour s'éclater contre un mur (car tu te seras un poil trop agité... Tssss, petit maladroit!). Ce mélange de style, dans la structure, me direz-vous, d'autres l'on fait avant. Et le font. Certes, c'est vrai. Mais là, le groupe attaque la chose par un angle différents, réussissant à créer une sorte d'alliage musicale qui n'offre pas de rugosités sur lesquelles on pourrait tiquer (tac).
Certains titres prennent le temps d'explorer un peu le temps et leur univers musical, toujours en restant dans la brutalité efficace. Mais il y a aussi deux titres nettement plus concis, comme Spark of Being, dans un esprit gore grind.
Et oui, car c'est aussi ça que signe cet album: un retour du porno gore, au travers des vocaux. Car Seb aussi se fait plaisir, avec une variété de vocaux, lui permettant tout simplement de s'éclater! Il n'hésite pas le moins du monde à basculer dans différents registres, sans prévenir, apportant un impact plus important encore aux morceaux. L'intensité des morceaux vient donc de cette combinaison alchimique entre techniques musicales et vocaux chirurgicaux. Et cela créer des ambiances de titres, auxquelles des breaks très intenses donnent une dimension particulière. Comme le prouve Ruddy Sleep (the remains), avec sa rythmique presque industrielle, toujours dans cet esprit death/gore grind, permettant au groupe de viré dans des passages rapides en subtilités.
Dans cet album, tout va vite, même dans des passages plus 'relaxes', qui ne sont qu'un leurre subtile pour mieux dépoter derrière! Et putain, ça le fait vraiment! L'auditeur est pris dès le début dans la toile musicale tendue par le groupe. Et il n'y a rien auquel on peut résister. Et le coup de grâce est asséné avec le magistrale titre éponyme Raping angels in hell, qui est un véritable condensé d'intensité et de ce que l'on retrouve dans l'album. Le titre est encore plus dense que les autres, retrouvant des lignes black metal par petites touches, offrant une autre dimension à la brutalité du groupe, surtout en arrivant à le fusionner avec leur vision du gore grind. Des breaks sont là pour bien marquer le coup, créer de véritables parties indissociables des autres. Et la ligne mélodique qui domine dans ce titre est un véritable piège, gravant le titre complet dans ta tête, pour ton karaoké mental personnel.
Et c'est aussi une des force de cet album, en plus de ce qui est déjà cité. C'est même une force du groupe de faire des titres qui se grave dans ton esprit (une preuve? Duty, le premier titre de l'album  Sheep'n'Guns. Te restera en tête!)
Et cet album n'a strictement rien à jeter dedans ou à dire 'Ha oui mais là, c'est bof...'. Clairement pas. Et comme toujours, Seb signe aussi l'artwork de l'objet qui est superbe et très soigné, offrant au son une imagerie qui lui colle parfaitement, dans la continuité de ce retour à l'esprit porno gore mixé à ce death grind de malade. C'est clairement un album incontournable que tout fan d'extrême se doit de posséder et qui entre dans le panthéon du genre. Six ans entre Sheep'n'guns et ce brûlot qu'est Raping Angels in hell, signant un retour de l'esprit porno gore au service de SCD et putain, ça valait vraiment le coup d'attendre. Car on a là leur album le plus abouti, alors que le groupe s'est lâché! Juste parfait.

CANNIBE / BBARBAPAPPA BUTCHERY

2017 INHUMAN HOMICIDE RECORDS - CD

Aller, on commence gaiement ce jour de chronique avec de l'underground, comme je l'aime et en prime, dans la veine grind/cyber/gore, ce qui est très festif!
Un magnifique split du label parisien de Yoann (Salut Yoann!!) qui fait la part belle à l'underground, dans sa forme la plus large.
Le split commence par les italiens complètement cramés (et dans le bon sens!!!) de CANNIBE. Hop, j'ai pas trouvé mieux qu'un bout de live pour vous faire une bonne idée:
 https://youtu.be/UAkP7NNGaWE 
Comme vous pouvez admirer le détail de la musique si délicate, les deux italiens évoluent dans un registre très cool, le gore grind. Sur ce split, on a une boite à rythme, ce qui n'est pas en choix bien gênant, la folie dominant bien le truc!
Les 6 titres qui leur sont dédiés ne sont pas nécessairement pied au plancher, ni expéditifs. En effets, certains tournent autour de 2'30'' / 3'15'', ce qui laisse un peu de place à une certaine variations de tempos, ponctuellement. Oui, parce que c'est quand même du gore grind bourrin. Pas de place pour les délicatesses, ici ça va à fond, histoire de bien te décalquer la face. Papy aime bien, ça relance son pacemaker qu'il dit. Des samples servent d'intros sur certains titres, courtes quand même parfois face à la durée du titre. Certains pourraient reprocher une certaine redondance mais il y a bien assez de variété pour éviter pareille récrimination.
Musicalement, on sait que ça bourrine bien. Mais le son me demanderez-vous peut-être (surtout toi et toi...)? Et bien, il est plus que correct, et dégage bien ce qu'il faut, gore et puissance! Et avec la discographie du groupe (formé en 2004), il y a vraiment du matériel à écouter!
Et voilà le cas BBARBAPPAPA BUTCHERY. Hop, un lien pour vous donner une idée du projet:
https://youtu.be/UAkP7NNGaWE
14 titres orientés cybergore grind, dans un esprit complètement taré, bien fun et pas prise de tête. Derrière, on retrouve Yoarghhh (pilier et activiste très active de la scène) avec en guest un autre ami, Pigy Perv sur Delta.. India.. Echo, Increase tension et Definitively inimical. Pour ceux qui ont cliqué ou copié le lien, vous savez à quoi vous attendre. Du cyber gore grind, bien allumé, sauf que là, les titres font dans l'expéditif.
Et ce, dès l'intro qui sonne un peu black metal, histoire d'être bien en décalage! Et s’enchaînent ensuite les titres, qui vont vite, font efficaces et sans chercher à être chiant. On comprend bien les paroles parfois, très simples: blablabla, par exemple. Pas de vrai paroles, ici, ce qui prime, c'est le fun qui déboîte mamie (la perverse!!!). Le son est aussi plus que très correct, toujours en ayant en tête le registre exploré par le projet ravagé.
Un split clairement cool, qui fout la patate et qu'il est conseillé d'avoir, pour les amateurs ou les aficionados de l'extrême!

dimanche 6 août 2017

DYING FETUS ' Wrong one to fuck with'

Relapse records 2017 - CD fourreau pour la censure

Ha, voici un bien bon brûlot très concentré à la bien belle pochette, pleine de bruits et de fureur! L'un des groupes vétérans du grind death nous revient avec un album vraiment, mais alors vraiment intense et technique. Et c'est simple, il fait mal. Ça va vite, très vite, non sans se laisser aller régulièrement à des breaks brise nuque ou des parties parfois plus lourdes, toujours empreintes de violence vraiment hargneuse.
Et c'est un véritable périple qui attend l'auditeur car les 11 titres prennent vraiment le temps de se déployer (comprenez exploser à la gueule de l'auditeur) pendant presque une heure, qui s'avère à la fois courte et intense mais longue dans les subtilités (si, il y en a...) que distille le groupe dans ses compos.
Et oui, car là on a vraiment un mixe entre le death, dans sa forme la plus brutale et du grind, que l'on retrouve par touches fulgurantes, intensifiant des titres déjà très intenses de base. Ici par question de délicatesse, on laisse ça aux groupes de pop et aux émos (c'est mort ça, non?)!
Il est impossible de rester sans réactions face à de tels titres. Soit tu jubiles, tu remues, soit tu es mort. Et dans ce cas, je ne comprend pas comment tu peux lire cette chronique...
Les morceaux sont foutrement bien prenant, sans que l'un ne ressemble à un autre, la technique ne les empêchant pas de se faire plaisir dans des solos de furieux, des breaks impromptus bien violents ou encore des changements de rythme très particuliers, offrant un aspect parfois haché de celui-ci, correspond foutrement bien avec le titre sur lequel ça arrive (un peu comme sur 'Reveling the abyss'.
Dying Fetus n'a plus rien à prouver et montre bien qu'ils sont encore là, non pas dans la cour des grands mais dans celle des Maîtres du genre.
Ils ne prennent pas de pincettes (plutôt des hallebardes à mon avis...) pour asséner  leur vision de la musique et déployer leur univers, bien à eux, qui ressemble à un exutoire de fous furieux armés lâchés dans une mégapole démunie.
Comme je le disais, on ne voit pas l'album passer, malgré des titres parfois long en matière de temps, grâce à l'expérience du groupe et leur dextérité. De prime abord, ça peut paraître être un véritable obstacle au novice mais si il prend le temps de se pencher sur ce groupe, il découvrira de nombreuses subtilités qui demandent vraiment plusieurs écoutes, la violence des morceaux offrant une cache parfaite pour celles-ci.

HUMAN ERROR/PSYKOANALYYSI

TRISMUS RECORDS 2014 - CD digipack


Et hop, on revient à Human Error avec ce split tout en finesse, associé au groupe Psykoanalyysi, un groupe finlandais.
Pour Human Error, on a droit a 12 titres de grind, dont des relents punk hardcore s'extirpent un peu du terreau ('can you see' est un bon exemple) offert par certains. Globalement, ben ça va vite, c'est concis et c'est vraiment efficace. Ce groupe est à mettre dans la catégorie des groupes engagés et enragés, de fort bien belle manière! Avec ce précipité de violence, ils revendiquent la liberté pour tous, en mettant les armes là où ça fait mal. Le son est très bon, offrant aux titres le moyen de lâcher toute leur puissance. La partie concernant Human Error nous offre donc un brûlot de violence vindicative en environ 16 minutes sur les 28 du split. Ils ne sont pas là pour déconner ou faire de la dentelle!
Psykoanalyysi, groupe finlandais, à les préférences de mamie. Je ne sais pas pourquoi mais je crois que c'est parce sa table n'a que quatre chaises et que c'est un trio de hardcore punk, qui rappelle les jeunes années à mamie.
Musicalement, ils n'ont rien à envier à Human Error, ayant une approche différente mais, ô putain de merde, ça envoie aussi sévère! Les titres sont vraiment courts, eux aussi très intense, avec un chant punk hardcore à la tonalité très particulière. 11 titres jubilatoire en finlandais, ultra efficace et qui me font dire que je ne comprend pas le finlandais mais je m'en fout, je suis de tout cœur avec eux. Bref, c'est du tout bon.
Un excellent split qui est là pour mettre la pêche et être un putain de bon défouloir!!

VIDEOTOPSIE n°19

Sortie en mai 2017



Un peu de lecture maintenant! Cela fout fera du bien et vous cultivera dans un domaine très pointu, que David Didelot gère totalement et en est un érudit!
Concrètement, ce zine est une mine d'infos sur le cinéma de genre, axé années 60/70, bis, avec la culture autour et un coté musicale qui varie du hardrock au thrash*, selon les numéros.
Et c'est vraiment une masse à lire, préparez vous à un long périple culturel à chaque fois, celui-ci ne faisant pas exception.
Que ce soit les entretiens ou les dossiers, chaque élément est fouillé, très pointu, regorgeant d'informations et de d'anecdotes directement avec les intervenants des œuvres autopsiées. Car c'est exactement cela le concept de ce zine: une autopsie complète d'une oeuvre. 
Et on retrouve cet esprit érudit jusque dans les reviews de films, allant explorer les détails qui apportent un éclairage et une connaissance pointu de l'oeuvre éviscérée en détail.
Les 154 pages qui composent ce numéro sont vraiment travaillées, que ce soit du coté informations mais aussi dans la composition ou la mise en page, en plus d'un papier de qualité. L'équipe qui apporte son aide à David est aussi composée de gens de savoir.
Et quand on lit les numéros, on prend la mesure de l'ampleur du travail nécessaire pour offrir un tel fanzine, qui est dans ce domaine une référence.
ici, le gros des sujets concernent un retour sur la série des Amityville mais en explorant, outre les suites, les liens et autres qui jalonne à la fois la série mais aussi les films exploitant le filon. un dossier sur Frank de Felita, explorant son oeuvre et des liens autour, une interview de Bernard Rose, aux questions pertinentes et là encore, fouillées, amenant ainsi des réponses très riches, celle avec Alan Perez, un dossier sur Necrophagia (excusez du peu!), des reviews en pagaille de films dont certains me sont inconnu (et du coup, faut les traquer), les livres à lire (autour de la thématique du fanzine...). Oui, c'est très dense. Mais ce n'est pas chiant non plus. Les différents intervenants (des rédacteurs aux interviewés, en passant par les explorateurs du genre) ayant un angle de vue évitant de ce faire chier, parfois avec un brin d'humour ici et là, offrant une impression de décontraction éducative.
Et c'est là aussi un des secrets de ce fanzine! Sans doute même une partie de son Essence, ce partage d'un savoir et d'une passion intacte, cet amour d'un univers cinématographique boudé souvent par les grands médias, relégué au rang de sous-culture alors que non,c'est clairement une Culture mais étant d'un angle différent du point de vue du 'grand publique' et bien, ça gêne.
Si il y a bien un zine pour en apprendre sur le cinéma bis, c'est clairement celui-ci, offrant un Himalaya de savoir, avec les 18 autres numéros, dont certains reviennent au besoin finir l'exploration de thème (blackploitation et autre).
C'est clairement un travail de fou, chronophage et méticuleux mais putain, quel travail: c'est vraiment pointu sans être barbant, écrit sans prise de tête. Là où c'est hélas triste, ce numéro sera sans doute l'un des derniers de David mais qui semble préparer un chant du cygne qui sera plus un festival des feux d'artifices. Merci David!

* et sûr qu'il y a d'autres genres aussi...