dimanche 22 avril 2018

WarKult The Wrong Mood

WarKult The Wrong Mood  demo 2017
Voici donc la troisième demo de WarKult, “The Wrong Mood”. WarKult est un groupe de Death Black Thrash Metal Normand, et plus précisément, de Dieppe. Le combo a vu le jour en 2002 et donna naissance à leur premier méfait « The New Becoming » en 2004. En 2009, le groupe donna vie à « Kult Of Disorder », puis EDFDAB2012 » en 2012. 2017, voit la sortie du EP « The Wrong Mood » autoproduit (limitée à 200 exemplaires) avec l’aide de Nico aka Loopy guitariste compositeur chez les copains de Noein. Début 2018, la scène s’offre à WarKult grâce au 106 (SMAC de Rouen) et ainsi commence s’exprimer sur une scène professionnelle. Entre temps la horde a pu fouler la scène du Festival des Arts Bourrins en Normandie en 2009 et 2012, et participer au Rouen Hardest Fest en 2016.
Comme indiqué dans la bio du groupe, « outre la musique, la philosophie des textes est teintée d’anarchisme et d’esprit critique sur des thèmes de société et religieux », ce qui n’est pas à déplaire chez Margoth J Les principales influences du groupes sont très variées car elles passent aussi bien par Machine Head que Fear Factory, ou même Behemoth ou Emperor. WarKult est donc composé de Bertrand Pesquet aka Berdoune au chant, Antoine Berger aka Touni à la guitare, Guillaume Delarue aka Franssoax à la basse et de Pierre Effler aka Lord Anonymous à la batterie.  
« The Wrong Mood » est donc composée de 5 titres pour 21 minutes. WarKult tape sur la démocratie et la bêtise du peuple en usant d’une personnification différente à chaque couplet, la politique, les golden boy, et les écolos bobos qui font des photos écolos en hélicoptère.
Passons aux choses sérieuses, voilà le premier morceau arrivé « Punishment Of Life », et paf, on donne directement dans le bon gros Thrash qui tache, et je dirai même pour ce groupe, qui arrache !!!!! 3 minutes au compteur, pas une seconde d’accalmie, celui-ci évoque la revanche du musicien discret sur les poseurs, et les « m’as-tu vu » que la scène Metal draine régulièrement. Le chant de Bertrand est tantôt Thrash, tantôt Death voir Black pâr moment, mais ce premier titre est une grosse tuerie du Thrash Metal !!!
Et hop, on passe au second morceau : « Border Line ». On commence avec un gros riff bien Thrash, le batteur martèle ses fûts comme un sauvage, la basse semble vouloir faire trembler la terre et le chant de Berdoune tantôt Thrash, tantôt Black Death, le groove se fait sentir dans ce morceau, on sent la passion des zikos et surtout l’intelligence de produire un style bien différent et qui, pour ma part m'en fout pleins la gueule!!! 3minutes et 43  secondes à jouer au volume maximum, et le cataclysme ne sera pas loin, la horde Warkult est un véritable char d’assaut qui ne laissera rien sur son passage!!!! Au passage, les textes traitent de l'humour "borderline" ( on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde quoi ) de moins en moins toléré par une société orientée sur la pensée unique ( à mort bfm!!!!!!) et la fameuse "liberté d'expression".. Bref passionnant!!!! 
Hop, morceau 3 : "Millions Of Millions" qui traite de ceux qui meurent pour les guerres des élites depuis bien trop longtemps... Clairement orienté Death 90's, on commence tout doucement, mais Warkult n'ont pas fini de gueuler leur rage contre ce système où les dirigeants se foutent ouvertement de nos gueules et tuent le monde petit à petit. Ce morceau est absolument génialissime!!! Quelques chants légèrement plus clairs, avec un p'tit côté cybernétique vraiment très bien placé. Autant dire que les musiciens s'y donnent à coeur joie et que perso, cette demo rentre directement dans mon top 10!!!! Le batteur semble être tel un robot derrière ses fûts, une frappe puissante et parfaitement maîtrisée!! Les lignes de basses vrombissantes, les riffs de guitare, bref, 4 minutes de pure bonheur et un voyage dans les années 90, si Warkult était présent lors de ces années, on aurait pu facilement les classer comme OVNI comme pour Carnival In Coal à l'époque ;) 
Allez zou, avant dernier morceau: "War To Gods". Rien que le titre me fait bander comme un âne, faisons la guerre au vilain hippie barbu qui chlingue!!!  On vas causer obscurantisme religieux sous toutes ses formes, et autant dire qu'en 5 minutes 30, la horde a bien des choses à dire!!!! Un morceau clairement accès Black Death Metal, ils n'ont absolument pas à rougir!!! Ça martèle, le bigre, il doit avoir des bras bioniques, le bassiste toujours prêt à faire fasse aux religieux semble dresser le torse en avant prêt à se battre, le chant est clairement brutal du début à la fin et les guitaristes nous offres encore une fois des riffs implacables!!! Ce titre reste pour moi le plus facile d'approche pour un fan "lambda" de sauvagerie, mais il est clairement excellent!!!
On finit ici avec "Black Jack". On va causer des " réacs de canapé" juste bons à râler devant leur tv, mais qui ne bougent pas leur cul pour changer le monde! 3 minutes et 51 secondes, on démarre lentement, le batteur et la basse font leur apparitions, Berdoune alterne chant hurlé et calme, l'ambiance guerrière s'installe petit à petit. Les mecs, il est temps d'arrêter de croire toutes les conneries balancées sur vos écrans, on doit mettre fin à la désinformation et Warkult sont les guerriers qui vont changer le monde!!!! Un pure chant Black Metal semble vouloir faire bouger ces putains de "réacs", puis on ralenti afin de mieux faire rentrer les véritables informations dans la caboche des neuneus, on répète haut et fort que toi aussi qui lit cette chronique, arrête d'agir en mouton et bouge!!!!

Si comme moi, cette demo te botte, tu peux les retrouver sur fesse de bouc, mais aussi sur le site officiel https://www.warkult.fr.  Je te promet un moment de pure brutalité et un groupe à suivre de très très prêt!!!!!

jeudi 19 avril 2018

SEPOLCRO 'Undead abyss'

2018 Sepolcro - Démo 2018


Nous voici avec un groupe italien qui ne renie pas ses illustres influenceurs, niveau ambiance. Le trio qui nous intéresse ici nous offre une démo pas piqué des hannetons (ou des vers?) de 3 titres. Ils nous balance, comme ça, sans vraiment prévenir (enfin, si, il y a le dessin de la pochette...) un death très sombre, poisseux et vraiment très malsain. Car ils apprécient des œuvres comme celles de Lovecraft et des trucs cool, comme le necronomicon et tout ce qui gravite autour, nous renvoyant indirectement vers le film de genre transalpin (Fulci, Romero, Matteï... des trucs sympas quoi!).
Les trois titres couvrent juste 10 minutes mais putain, que c'est bien foutu. Le groupe a choisi un death old school, pas trop rapide (enfin, c'est moins rapide que du brutal death ou du grind mais il y a quand même une certaine rapidité. On est pas dans un doom death non plus...) mais avec une certaine lourdeur, un coté massif indéniable. Il faut se pencher du coté d'Incantation, d'Immolation, Broken Hope... et tout ça, pour appréhender ce que propose le groupe.
Le coté malsain y règne en maître (ce qui serait étrange si ce fut joyeux et festif...), aidé en ça pas le son, à la fois pesant et chaleureux quand même, où chaque instrument est bien audible (putain, la basse!!!). Et le chant aussi est vraiment intéressant, partagé entre la gentille Simone (guitare) et le taquin Hannes (batterie). L'ensemble des deux voix (alors dire laquelle est Simone... Pffff, pas facile le défi...) donne vraiment une ambiance glauque, vraiment poisseuse. D'ailleurs les voix me ont penser aussi à Mortician, car le chant n'est pas brutal par sa forme mais par son fond, privilégiant lui aussi la lourdeur.
Musicalement, comme déjà dit, on a un death qui lorgne vraiment vers le vieux death, celui qui est une sorte de culte pour certains, qui va bien au-delà d'une simple envie d'en découdre (et de faire saigner tes oreilles). Car certaines phases sont vraiment violentes, que ce soit pas un break ultra lourd et malsain ou par une fulgurante accélération pour te faire perdre, définitivement, tes cervicales.
Le son est volontairement grave, collant au concept du groupe et nous enfonçant dans leur univers macabre. Et tout ça, à la première écoute, ça marque vraiment. Car ainsi le groupe sort clairement du lot, allant à contre courant de la 'mode' actuelle dans le death, sans que cela enlève de la violence à leur offrande sonore. Excellente découverte, que je recommande vraiment aux fans de death ou à ceux qui aiment ce qui est malsain, dans la débauche sonore.

mardi 17 avril 2018

DENY 'Paradise parasite'

2018 CRAMADA - Ep digital - Sortie le 27 avril 2018


                                       

Retour des suédois chauds brûlants en silence depuis 2000, avec un Ep de huit titres qu'il est bien, qu'il est cool, qu'il est bon, qu'il est buyant. Ici, rien qu'au nom et à la pochette, forte attrayante pour l'amateur de barbarie qui sommeille sûrement en toi, tu te doutes que ce ne sera point affaire de metal ultra symphonique aux titres longs comme... comme... comme un file d'attente pour l'ouverture d'un magasin Apple.
Non, point de ça ici, on en est foutrement loin. Et c'est tant mieux.
Sous une basse assez présente (c'est cool), le groupe balance donc huit petits brûlots juste jouissifs, dans une veine punk hardcore avec de très bons relents crust. Le coté hardcore se retrouve dans le chant essentiellement, très marqué, presque scandé parfois, qui tend vers un chant nettement plus crust par moment. Quand il n'y a pas un court passage qui nous évoque Sick off it all (il y a nettement pire, non?).
Et ce putain de coté brut, c'est
Pas de mystère, les titres sont ultra concis (entre 1'18'' et 2'22''), vont à l'essentiel et le font très bien, tout en dégageant une énergie brute de malades. Coté engagements, les titres parlent d'eux-même et ne sont pas là pour faire de la dentelle. Pas plus que Deny s'emmerde avec les fioritures inutiles. Ici, on est dans une certaine urgence bienvenue qui fait plaisir.
Le son est très massif, percutant et aussi, comme je l'ai dit au début, on entend bien la basse, ce qui donne clairement une profondeur au son. Et putain, l'ensemble se tient au béton armé. Bon alors oui, il y a un petit hic: il n'y a que huit titres, ce qui s'avère assez frustrant. Qu'importe, on appuie sur 'répète' ou on le met en boucle.
Bonne découverte qui envoie le bois, le bûcheron et la scierie, directement dans la gueule!

mercredi 11 avril 2018

Interview WARKULT

Haaaaa, la Normandie, ses vaches au beurre, ses près d'herbe verte au beurre, ses villages au beurre, ses pommiers au calva au beurre, ses pluies enrichies de beurre et de calva, ses bords de mer sentant bon l'iode au beurre... et ses groupes, multitudes de partout (mais pas tous au beurre, faut pas déconner non plus...). WARKULT en est, doit sentir le beurre chaud et le calva (ou pas...) et surtout balance la sauce, la saucière et la cuisinière avec, directement dans ta face. Les voici, après un super Ep nommé The wrong Mood, un petit brûlot au beurre de 5 titres plein de vigueur, avec une interview riche en émotion et autre.



1- Bonjour à vous, gens guillerets, ménestrels excités ! Comment allez-vous ? Allez, présentez simplement Warkult, avec des schémas, des chiffres et des tableaux (les gens aiment les tableaux).

Salut à vous, joyeux drilles de Margoth PDF ! Warkult se compose de 5 personnes à l’heure actuelle : Bertrand (aka Berdoune) au chant depuis 2002, Guillaume (aka Guigui) à la basse depuis 2010, Pierre (aka Emynona Ruengies) à la batterie depuis 2006, et Romain et Sacha que nous venons tout juste d’intégrer à la guitare depuis mars 2018, c’est donc tout frais. On cherche encore leurs surnoms… ;-)
Beaucoup de guitaristes se sont succédés ces derniers temps dans Warkult. Nous avions Touni avec nous depuis 2009 mais il est parti vers Limoges… Il continue de proposer des compositions que nous intégrons dans notre set. Seb également, qui a été guitariste avec nous de 2008 jusqu’à 2017, et qui a apporté des compos qui ont forgé l’identité musicale actuelle du groupe. Léon et Antoine ont aussi été un renfort non négligeable sur scène.
Nous jouons du metal extrême oscillant entre le thrash, le death et le black, sur des tempi rapides et avec de nombreux breaks.

2- Warkult… quels mystères se cachent derrière ce nom ? Est-ce pour dire que les guerres ça craint (heu… ne serait-ce pas alors warsuck le nom?) ? Plutôt une approche genre ‘la guerre putain, la guerre’ !!? Ou non, c’est beaucoup plus subtil, comme le montre le tableau n°5 de votre présentation en power-point ? Ne serait pas aussi un clin d’œil à un groupe ou une scène musicale, renvoyant par la thématique à un culte guerrier ?

Warkult est le culte de « la guerre aux cultes de la guerre », à savoir l’obscurantisme sous toutes ses formes, qu’elles soient religieuses, étatiques ou culturelles. C’est en 2001 que les « Pères Fondateurs » ont choisi ce nom après avoir évolué un temps en tant que Berserk.
Nous avions songé ces dernières années à changer de nom afin de recréer une identité neuve et plus moderne ; nous avons eu quelques passages sur scène sous le nom poétique de Nacht Butcher (et on va laisser les linguistes faire tranquillement leur boulot pour traduire ce que ça veut dire… Indice : allemand et anglais… vous allez voir c’est subtil ^^ ) puis finalement, après le départ de Seb, nous avons repris notre identité primaire, à savoir Warkult. On commençait à en avoir marre de se présenter comme « Nacht Butcher… tu sais, on s’appelait Warkult avant... mais si, tu connais ! »
Bref Warkult, c’est notre identité profonde et c’est comme ça que les normands nous connaissent.

                     

3- Vous jouez clairement du metal extrême. Ça va dans tous les sens (Tant que ça déboîte… me dit mamie). Il me semble que votre approche, c’est un peu ‘on s’en fout du style. Tant que ça bute...’. Vous avez connu une certaine valse de guitaristes, aux influences diverses, qui est une des origines de cet écart entre différents styles (ceux qui cherchent : black, thrash et death) mais il semble pointer, insidieusement, autre chose, quelque chose de plus complexe… Quoi qu’est-ce donc ?

Comme tu le pressens, on s’en fiche un peu du style tant que ça envoie, et le plus important : que c’est bien exécuté. Il y a majoritairement deux influences dans notre EP : celle de Seb, plus thrash et rythmique, et celle de Touni, plutôt death et harmonique. On laisse les longueurs de coté, on coupe, on fait du « direct et efficace » avec peu de fioritures. Pourtant c’est loin d’être simple, chaque riff a une voire plusieurs variantes et plusieurs harmonisations possibles. C’est rempli de petits détails rythmiques et les structures sont plus complexes qu’un simple refrain/couplet. On ne cherche pas la difficulté ni à faire du metal technique, mais on aime bien des titres bien travaillés, non linéaires et percutants.

4- Vers quoi souhaitez-vous vraiment allez (la direction musicale, pas nord, sud ou est… ni un lieu défini (et surtout pas un lieu commun)… hum, je m’égare…) ? Tendez-vous vers une bestialité contenue sauf des fois, on lâche la bride et hop, en roue libre ? Une veine plus death ou un mix blackened death thrash ? Ou non, vous préparez les gens à autre chose… de plus vicieux (bande de pervers!) ?

Ce qui nous intéresse, c’est une musique brutale, travaillée et maîtrisée sur le plan technique sans en mettre plein la vue non plus. Des titres assez courts afin que le public ne se lasse pas lors de nos sets, des ambiances différentes d’un titre à l’autre avec des identités marquées. Ce qui fait un de nos attraits, c’est la variété de jeu que nous apportons. On passe par beaucoup de registres musicaux et en concert ça donne un set où le titre N+1 ne ressemble pas au titre N.
Nous travaillons notre style principalement avec les influences de chacun. Lorsque nous recrutons un musicien, il apporte sa signature stylistique avec lui et nous l’intégrons. Warkult est un peu un navire qui évolue au gré du vent, mais quoi qu’il se passe, le vent soufflera toujours fort !

                   




5- Sous des textes assez cinglants vous tapez sur les travers de notre société et du milieu musical qui nous plaît (du moins, dans votre ep The wrong mood que se doivent d’acquérir les gens… va falloir faire des prêts…). Est-ce finalement plus ça le concept de Warkult : secouer les consciences brutalement ?

Warkult est assez revendicatif sur ce plan-là, sans être particulièrement engagé non plus. Disons que nous sommes critiques avec l’image du monde telle qu’elle nous est renvoyée. Secouer les consciences à une époque où peu de gens réfléchissent par eux-même est peine perdue, donc nous n’espérons pas élever les consciences simplement avec nos textes, cela serait présomptueux. Non, nous parlons de ce qui nous intéresse, de ce que nous observons, de ce qui nous atteint dans notre monde.
C’est assez curieux d’ailleurs, d’observer que de plus en plus de groupes - de tous styles d’ailleurs - dénoncent le monde dans lequel nous vivons, et qu’il devient de pire en pire car nos consciences s’engluent dans un réactivisme primaire et instinctif de bas niveau. Plus nous avons des outils pour communiquer, plus nous communiquons mal et sur des futilités. C’est étrange, mais nous pensons que ce qui intéresse le plus le genre humain, c’est « du pain et des jeux ». Réfléchir est une option pour beaucoup de personnes.

6- Quelles sont les influences qui sont en circulation dans le groupe ? Y’en a t-il une ou deux douteuses (voir même honteuses que vous allez révéler mais ça restera entre nous, sur le blog) ? Certaines sont-elles l’origine de la colère et l’agressivité dans le chant de Bertrand ? D’ailleurs, quelles sont ses influences ( je pense que je peux faire une croix sur Bernard Minet…) ?

Le spectre de nos écoutes est large. Metal en tout genre, de toutes époques, de la musique classique, de l’électro, dubstep, de la variété… Des influences majeures sur notre jeu, notre style ? Death, Machine Head, Behemoth, Emperor, Marduk, Kreator, Immolation, Morbid Angel...

7- Qu’est-ce qui vous énerve dans la vie de tous les jours ? Est-ce que ça peut déborder (sûrement…) sur votre musique ?

Les gens qui racontent n’importe quoi sans vérifier, sans réfléchir à la cohérence de leurs arguments, qui sont persuadés d’avoir raison et qui, en plus de cela, cherchent à te le démontrer avec des arguments foireux.
Les réseaux sociaux et la cohorte de conneries qu’ils véhiculent.
L’individualisme rampant de la société dite « civilisée ».
Les inégalités flagrantes, le fait qu’on veuille tout changer mais que rien ne change.
Le monde des écrans, qui nous impose son mode de pensée et sa philosophie de plus en plus crasse, mais dont chacun se délecte.
Le manque de culture et d’éducation, l’irrespect, la violence pour dire « Ta gueule j’ai raison » alors que non.
La mise en scène individuelle, la mise en valeur de chacun sur Internet, on n’existe que pour se regarder dans un miroir, c’est bien triste…

Oui, tout cela nous énerve, nous atteint, nous fait réfléchir et nous influence dans notre musique, nos paroles.

8- Pourquoi (oui, une question courte et chiante en même temps par moment, c’est bien…) ?

Pourquoi pas ?
Réponse : NON.

9- Quels groupes gravitent autour de Dieppe et qui serait bon de connaître ? Existe-t-il une scène locale qu’elle est bien (ou qu’elle pue, c’est aussi une possibilité) ? Il y a moult groupes normands qui défouraillent. Pensez-vous que ce sont nos origines (oui, je suis un normand pur beurre) ? Pensez-vous que le courant musical que je souhaite lancer, le deaf metal, aurait du succès ?

On va citer quelques copains avec lesquels on se croise régulièrement… SubstanS, Noein, DCA, Dry My Tears, Stabwound, Skies May Ignite, Prophecy Of Apocalype, Evolution Zero, Meline, Eyestral… La scène normande fourmille de bons groupes actifs ! Le deaf metal… tu dis cela par rapport à la prononciation bizarre des normands ? Ou tu as une autre idée derrière la tête (ou ailleurs ? )

10- a) Êtes-vous pour ou contre l’euthanasie des hot-dogs avant cuisson ? Peut-être
    - b) En êtes-vous certain ? P’têt ben qu’oui.
    - c) Et oserai-je évoquer le sujet sulfureux et polémique des kebabs ? P’têt ben qu’non.

11- Pourquoi être aussi agressifs dans votre propos musical ? Ne serait-ce pas un moyen d’attirer à vous de l’attention ? Peut-on espérer un jour un featuring avec Calogero (je voulais proposer Johnny Hallyday mais c’est trop tard…) ? Quel(s) artiste(s) vous insupporte(nt) ?

L’agressivité musicale est à l’opposé des personnes que nous sommes : calmes et posés, et pas agressifs justement. C’est peut-être un exutoire, une façon d’exprimer tout ce qui ne peut pas être dit au quotidien, une façon d’évacuer la rage qui nous anime parfois. On pourrait faire du sport, mais on préfère créer et partager : ça s’appelle la musique, et le metal plus particulièrement se prête bien à cet état d’esprit. Pour ceux qui nous insupportent, il suffit de jeter une oreille sur les grandes audiences populaires de Youtube et autres vecteurs modernes d’inculture, et tout est dit.

12- Que pensent votre famille et votre entourage de vos talents de ménestrels ? Sont-ils fascinés, fans ou plutôt prêt à remonter le temps pour vous dénoncer à l’inquisition ? Sont-ils plutôt des personnes avec des regards différents amenant des avis éclairés sur ce que vous pourriez proposer ?

Les avis sont très variés dans nos entourages. Nous avons des proches qui se sentent concernés et qui s’intéressent, et d’autres qui ignorent complètement ce que nous faisons. Nous ne nous sentons pas particulièrement investis de la mission d’aller convaincre nos familles. Nous préférons convaincre notre public, c’est plus objectif quand ce sont des metalleux qui disent qu’ils nous apprécient que quand ce sont nos mamans (même si on aime bien quand même, en fait ! )


13- Quels sont vos métiers et passions dans la vie (outre Warkult, bien évidemment…) ? Des amateurs de Bingo, de bongo, du Congo, de café Malongo… ? Des collectionneurs de pièces de puzzles ?

La lecture, les séries, les sorties en famille, la fiesta tous ensemble, faire du bricolage dans nos maisons (sauf Guigui il n’aime pas), aller en boite bourrés, aller regarder passer les trains (« à huit heures je vous ramènerai » celui qui comprend celle-là est un champion…), la cuisine à l’ail, les jeux vidéos, LA RACLETTE !!!, discuter et refaire le monde au bar, zoner devant le PC en s’emmerdant, poser du placo… Bref, la vie ! Nos métiers ? Eh bien on évolue dans le milieu scolaire… Ca inspire aussi, ça, tiens...

14- Est-ce facile de pouvoir concilier le tout ? Avez-vous des opportunités de faire des dates vers nos voisins belges (ça me paraît le pays le plus proche, accessible avec un bon véhicule équipé d’un moteur et de roues) ?

Rien n’est jamais simple, surtout avec un métier et des familles (parfois recomposées ! ) à gérer. Il faut s’organiser. Pour l’instant les dates se font attendre. Mais si on a une opportunité, on tente toujours de dégager des créneaux ! On est prêts à aller un peu partout pourvu que ce soit des dates intéressantes. On en a un peu marre des petits bars (bien sympas au demeurant, ce n’est pas une critique) dans lequel on n’a pas de place et où on joue sur un timbre-poste avec un système son apocalyptique.

15- On arrive bientôt à la période des festivals. Entre le Hellfest, le Sylak fest, Moshfest (lui, il est cool), Motocultor, Download… que pensez-vous de cette prolifération de festivals et avez-vous l’impression que certains partent vraiment en couille (sans citer de noms…) ? Trop de festivals tue le festival ? Finalement, rien ne vaut-il un petit festival pépère underground (coucou le Moshfest!!) ?

Sur les festivals, les avis divergent. Certains aiment bien les grandes structures, ce sont des occasions particulières de rencontrer du monde, de voir énormément de groupe connus - voire mythiques - mais c’est parfois un peu l’usine. Un petit festival local est toujours sympa, on est quasiment entre potes… C’est sur cette formule-là qu’on aimerait évoluer désormais, sur des petits festivals d’été en France et Belgique.

16- Abordant ce thème ici même, on est sûrement d’accord qu’il y a des personnes allant à ces festivals (je pense aux grands festivals) dont on se demande la raison de leur présence (tourisme ? GPS défaillant ? Pari perdu ?…). Ce qui nous amène à parler du problème récurrent des poseurs… Perso, c’est le genre de personne qui me gave, et un peu creuse dans ses propos car généralement ne maîtrisant rien dans ce qu’elle est sensé aimé (musicalement je parle). Et vous, qu’en est-il de votre opinion ? N’avez-vous pas une méthode efficace pour les faire disparaître (insecticide, lancés de cd de Jul, arrosage avec dissolvant… ?

Des poseurs, il y en a toujours eu. Certains sont même devenus des musiciens intéressants et reconnus par la suite ! Un jeune qui ne connaît pas grand-chose peut facilement passer pour un poseur au moment où il commence à s’intéresser, tout le monde n’a pas forcément la même approche de la musique. Ce n’est pas cela que nous dénonçons.
Mais un gars qui va s’arc-bouter sur un style extrême sans chercher à le comprendre, juste par esprit de contradiction par rapport à son entourage mais qui ne n’y entend rien, il passera vite à autre chose. Les gens qui veulent juste se la jouer en se disant « Ouech t’as vu, je suis trop genre metal lol », il suffit de les ignorer et le tour est joué. Ca leur passera avec le temps.
Après il y a aussi un public de curieux ouverts d’esprit, un public d’amateurs de festoches, du moment que ça fait la fête et que ça s’ambiance... On peut comprendre que des gens cherchent un état d’esprit positif et sympathique même sans rien comprendre à la musique.

17- Merci à vous d’avoir accepté de jouer le jeu de répondre à mes questions, dans la pertinence n’est pas à douter (ou bien si en fait…). C’est à vous de conclure cette interview !

Nous remercions sincèrement Margoth PDF pour sa bonne humeur et sa sympathie, et aussi pour l’intérêt que vous portez à Warkult. Merci à vous pour partager toutes vos découvertes et nous espérons un jour vous rencontrer sur scène ou dans un bar !
Enjoy !

lundi 2 avril 2018

Interview ANTAGONISM



De jeunes thrashers qui bottent des culs à l'aise, comme ça, en musique, c'est un peu le cas des gars d'Antagonism, groupe toulonnais qui fait péter les potards et les enceintes. Raphaël, martyriseur de fûts de son état, a joyeusement répondu à mes questions à la profondeur parfois douteuse. Et nous livre moult information concernant Antagonism. C'est youpi tout ça!!


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Antagonism pointant du mauvais doigt l'objectif




























1- Salutation à vous, jeunes ménestrels pratiquant une musique énergique. Comment allez-vous à ce moment précis ? Pouvez-vous présenter Antagonism en quelques pages ou si vous préférez faire plus court, en quelques lignes ?


Raphaël : Salut Margoth ! Là tout de suite ? Super bien ! Alors pour Antagonism tout à commencé en 2015 avec 2 projet nommés Speed Hammer (qui comptait Dylan et Félix parmi ses membres) et Zinthar (Ou j'officiais derrière les fûts avec Renan à la basse car nous étions dans un groupe death/pagan avant cela), je connaissais déjà Dylan, il avait des difficultés avec son projet parce que son bassiste et son batteur ne pouvaient pas s'impliquer pleinement dans leur projet et de mon côté je peinais à trouver des guitaristes qui aient le niveau et qui ne soient pas surbookés avec d'autres activités… on a combiné les deux groupes. Suite à ça Renan voulant se focaliser sur ses études il a été rapidement remplacé par notre bassiste actuel (Kévin) qui œuvre également dans Drop Your Pants. En novembre 2016 notre formation actuelle était sur pattes, sous le nouveau nom d'Antagonism. À noter que le nom Speed Hammer a été réutilisé pour un morceau sur l'Ep.


2- Pourquoi ce choix de nom, Antagonism ? Est-ce pour marquer que vous êtes tous différents ? Pour souligner la nature de notre société ? Ou non, pas du tout, je vois trop compliqué. En fait, ça fait très métal ?


Raphaël : On est pas vraiment tous différents, en fait Félix, Dylan et moi on se ressemble parce qu'on à le look des métalleux, seul Kévin est proche de la boule à Z. (rires) Plus sérieusement, comme dit plus haut, on a fusionné deux projets, donc entre Speed Hammer et Zinthar on arrivait pas à se décider. (rires) Pendant notre quête du précieux, j'ai remarqué le pseudo PSN de ma copine : « Antagonismes », je trouvais que ça sonnait vachement bien, vachement metal oui ! Je suis donc allé vérifier la définition du mot. En voyant le rapport entre un antagonisme et le Thrash Metal (où la notion d'opposition entre deux choses revient souvent) j'ai proposé le nom au groupe et on a fini par prendre celui-là !


3- Contez nous la Grande histoire de votre Ep, Thrashocalypse ! Sa genèse et tout ça ? Et ce choix de thrash à l’ancienne , c’est par amour du style ?
Raphaël : Une fois notre line-up complet (donc en novembre 2016), on avait déjà des compositions de prêtes (qui venaient des deux projets fusionnés), on a donc commencé à bosser histoire de tout mettre en place, les premiers morceaux qu'on a fini c'est Burning In Syria, Speed Hammer et 49.3, suite à ça on a composé Surgical Strike et LxOxT on l'a finit en dernière. Partit de là on a choisit de reprendre Point Of No Return du groupe HavoK, c'est un peu des modèles pour nous dans le style, ils sont vraiment monstrueux et on espère partager une date (ou plus haha) avec eux !
Pourquoi le Thrash ? Alors pour nous 4 (et pour beaucoup) on a commencé le metal avec les groupes du Big 4, donc on a tous un attachement au style oui. Avec Dylan, Félix et Kévin je prend vraiment mon pied, on s'éclate tous autant sur scène qu'en répétition, et je pense que c'est ça qui compte, on fait passer des émotions au public qui nous les renvoies au centuple, c'est beau quand même le Thrash !


4- Que se cache-t-il donc derrière l’acronyme de LxOxT ? Quoi qu’est-ce donc ?


Raphaël : Il me semble que c'est marqué au dos de la pochette (NDB : Négatif, homme percutant), c'est « Laws Of Thrash », comme son nom l'indique elle parle de ce qu'il ce passe quand un groupe de Thrash monte sur scène, le pit est en feu, et il faut en quelques sorte se battre pour pas se faire noyer dans la masse d'un Wall Of Death !


5- Lors de l’écoute multiple de votre œuvre, Speed Hammer me renvoie pas mal, dans le riff de début du titre ‘The serpent race’vau groupe Zephyrous. Hasard total (quoi que donc c’est que cet olibrius)ou petit clin d’œil ?


Raphaël : C'est un pur hasard, on ne connaissait pas ce groupe ! D'ailleurs je viens d'aller écouter, c'est plutôt pas mal pour du Black !


6- Bon, je pense pouvoir affirmer, haut et fort, en haut d’une nacelle, que le groupe Havok est une de vos influences majeures (sinon, pourquoi la cover ? Hein ? Pourquoi?). Mais quelles sont-elles, plus largement ? Comment ressentez-vous l’existence des différents courant du thrash qui pullulent actuellement ?


Raphaël : Oui HavoK est une de nos nombreuses influences, personnellement j'adore le jeu de Pete Webber à la batterie, il est vraiment très bon !
Plus largement : Metallica, Megadeth, Slayer, Anthrax, Vektor, Warbringer, Coroner, Nervosa, Lich King, Game Over, Gojira, Entombed, Sodom, Destruction, Sacred Reich, Evildead, Atheist, Malevolent Creation, Devastation, Sadus, Pestilence, Death, Morbid Angel, Defiance, Heathen, Kreator, Exodus, Demolition Hammer, Dark Angel, Exmortus ...
Il y en a tellement, j'adore pour ma part beaucoup de styles différents qui sortent du metal, jazz, funk, blues, et même rap… sacrilège !! (rires)
Pour ma part les différents courants du Thrash sont bienvenus, il est temps que redorer le blason de ce style qu'on ne voit que trop peu depuis les années 2000 sans pour autant partir dans des dérivées farfelues, aujourd'hui ce qui me gène plus c'est toutes les dérivées du metalcore, les mecs jouent de plus en plus bas pour pas qu'on entende qu'ils jouent mal et qu'ils savent pas faire un solo, je pense qu'il y a des choses plus pertinentes que de composer des musiques de 5min avec un break de 3min30, après chacun sa came ! (rires)


7- N’avez vous pas de doute concernant votre musique, une sorte de regret, genre ‘c’est trop violent mec, faut qu’on trouve le succès comme Jul’ (oui, je vais très loin dans le truc, parce que Jul, c’est quand même une insulte à l’art en général, la musique en particulier et que les gens semblent avoir de la merde (à minima) dans les oreilles) ?


Raphaël : Oh non on ne s'en fait pas pour la célébrité, si elle doit venir elle viendra haha ! Nous on espère surtout que les fans de Thrash et de metal en général pourront retrouver leurs racines dans nos musiques, c'est ce qui nous motive pour la suite !
Malheureusement aujourd'hui c'est Jul qui marche (et toutes les bouses du même style) si ça ce trouve, dans 20 ans le metal sera à la mode en France, en tout cas je l'espère ! (rires)


8- Sans transition, quels thèmes abordez-vous dans vos titres ? Une critique de notre monde ? Que tout va partir en super couille (car tout est déjà partie en couille…) ?
Raphaël : Alors dans l'ordre des morceaux on a : LxOxT qui parle comme je l'ai dis plus haut de ce qu'il se passe pendant un concert de Thrash, Burning In Syria qui parle des terroristes, Surgical Strike qui parle de frappes « chirurgicales » entre guillemets car on parle de celles qui tuent plusieurs centaines de civils, 49.3 qui parle de comment le gouvernement français nous la met à l'envers avec le passage en force grâce justement au 49.3, Speed Hammer qui raconte l'histoire d'un psychopathe qui est poussé à tuer des gens à cause d'un marteau qui le possède.


9- Comment est-ce, musicalement, la scène sur Toulon et sa région ? Des groupes à conseiller, découvrir ?


Raphaël : Mine de rien c'est quand même assez actif dans le sud ! Alors on a moins de groupes que dans le nord, mais il y a quand même quelques trucs bien sympa ! Entre autres on a eOn, Drop Your Pants, Nihilist, Animal's War, Oil Carter, RIFF, que de beau monde n'est-ce-pas ? On espère que la scène locale va continuer à grandir !


10- Bon, le regard des gens sur la musique qui nous fait vibrer est assez acerbe (et encore, si on parle de grind, power violence et autre joie, on peut les perdre intellectuellement…), du coup, quels sont les regards de vos proches sur votre musique ? Soutiens indéfectibles, peur (voir terreur) dès votre apparition dans la même pièce qu’eux, essaient-ils de vous faire avaler des cachets de couleurs ou pire, ils s’en tapent complètement... ?


Raphaël : Tous nos proches nous soutiennent à fond ! Ils sont fiers de ce qu'on arrive à accomplir malgré qu'on ait tous plus ou moins 20 ans, ils viennent nous voir en concert quand ils le peuvent et n'hésitent pas à nous donner leur avis sur les compos et les live, ça nous permet de progresser !


11- a) Quel est votre avis sur les modes qui sévissent aussi dans notre sphère musicale (comme par exemple : grunge, neo metal, metalcore, deathcore, et d’autres qui doivent me passer loin de la tête à l’instant présent) ? Êtes vous de l’avis ‘la tradition est le modernisme’ ?


Raphaël : Comme je l'ai dit plus haut, aujourd'hui il y a des dizaines de groupes qui te sortent des vieux plats réchauffés avec un topping dessus pour que ça passe mieux, mais après le topping on a toujours un arrière goût. Je suis pas vraiment sur que tout modernisme soit bon à prendre (surtout en musique) mais bien sur si le groupe est bon et que leur musique l'est aussi, je pense notamment à LANDMVRKS qui, même si le core n'est pas mon genre préféré, arrivent à me faire apprécier ce style !


b) Etant jeunes, vous devez avoir un avis tranché : pensez-vous que le kebab (parce que oui, ça peut être bon) sera un jour connecté ? D’ailleurs, technologie, connexion et Antagonism, est-ce une possibilité ?
Raphaël : Un genre de Kebab qu'on puisse commander à distance et qui soit livré grâce à un genre de téléportation ? Ça pourrait être cool (même si j'aime pas trop les kebab haha).
Côté technologie Antagonism sera bientôt sur toutes les plate-formes de streaming et téléchargements, on nous a aussi donné l'idée de former une « Ligue des Thrasheurs Extraordinaires » alors pourquoi pas y consacrer un site ? (rires)
c) Doutez vous, à l’instant, de ma santé mentale ?


Raphaël : Franchement je te trouve sympa, cette interview est une partie de plaisir !


12- Que faites vous à coté d’Antagonism ? Des métiers fascinants (déplieur de trombones, artisan mime…) et/ou des hobbys passionnants (lecteur de timbres, voix off de documentaire indo-pakistanais,…) ? Et concilier le tout, question d’organisation quasi militaire ou non, z’êtes des chanceux, tout roule en claquant des doigts ?


Raphaël : Félix, Dylan et moi on est en études supp, respectivement en musicologie, gestion et protection de la nature et ISTS à l'ESRA, Kévin est le seul à travailler.
On arrive à répéter une semaine sur deux, comme il y en à 2 a Aix, 1 à Toulon et 1 à Nice c'est cool de se voir au moins 2 fois par mois pour préparer les live !


13- Quels sont les projets à venir ? Puisse espérer un concert du coté de Montpellier, histoire de vous voir en vrai ?


Raphaël : On est en phase de composition pour notre premier vrai album qui sera sûrement un 12 titres pour l'année 2019, on cherche d'ailleurs un Label si jamais ! On est aussi en train de préparer pleins de dates dans une quinzaines de villes en France et Montpellier en fait partit oui, on pourra se rencontrer avec plaisir !


14- Merci à vous de prendre le temps de répondre à ces questions. C’est à vous de conclure comme vous le souhaitez !
Raphaël : Merci à toi pour l'interview, ce fût un plaisir, pour tout ceux qui liront jusqu'ici, achetez un EP et venez nous voir en live ! On mord pas (sauf Kévin peut être) se sera un plaisir de vous rencontrer et d'headband avec vous !
ET SURTOUT STAY FUCKING THRASH !!

dimanche 1 avril 2018

KARRAS ' Precision quirurgica'

2015 Grinder Ciruiano Records - CD

Et bim que ça fait. Groupe d'Argentine, Karras doit son nom au prêtre du même nom dans le film l'exorciste, petite anecdote culturelle idéale à ressortir pour noël ou autre festivité tout aussi étrange.
Le groupe nous balance, sans prévenir, 14 titres en 46 minutes d'un death grind des plus énervés où le mid-tempo n'est pas à l'ordre du jour. Ici, ça va de vite à très vite, accompagné d'une voix très gutturale avec des glaire au fond de la gorge. Point de délicatesse en cette rondelle, la brutalité est la règle.
La norme de chaque titre est de défourailler de façon bien violente, sans la moindre concession et encore moins de pitié. Et ce, quelque soit la longueur du titre. Il est vrai que les 4 titres sous les trois minutes vont vraiment à l'essentiel, dans un seul but: annihiler toute envie d'en découdre. Et vu que les autres y vont déjà avec la bonne grosse tronçonneuse pour découper un steak (directement sur la bête - wesh des rimes de rap!!), je vous laisse le soin d'imaginer la certaine forme de barbarie qui suinte à chaque titre.
Le son est aussi intéressant car il met en avant la batterie (sans noyer le reste) et ne délaisse pas la basse non plus. Le son est foutrement correct, bien gras et assez dans les basses, ce qui donne son cachet à cet album. Alors il semble qu'il y ait deux version de cet album (à minima) car mon track listing au revers présente des différences avec celui dispo sur Encyclopedia metallum: des titres changent de position et remplacement de certains par d'autres (moi je n'ai point de trace d'un instrumental). Drogue?
Bon, alors, il faut bien s'en douter: entre le titre de l'album et le pays du groupe, le chant est donc en espagnol, donc pour le détail des paroles, référez vous à un traducteur. Mais c'est sûrement pas dans des thèmes chers à Céline Dion.
L'album est assez dense, fulgurant et ne laisse pas de répit à l'auditeur qui se doit d'être un amateur du genre pour éviter une déconstruction psychologique et cérébrale.



DEADLINE 'Nothing beside remains'

2018 BAD REPUTATION - CD avec Ellie Promotion


Voilà un album qui est aussi une invitation à voyager dans le temps, en même temps qu'une sorte d'expérience interdite ludique.
4è album du groupe, N.B.R est un album qui nous plonge dans un univers propre au groupe, un polar noir, au son d'un heavy rock qui fait penser aux groupes des années 70 (ceux qui étaient bien, hein, pas les trucs chelous douteux, sous LSD...).
Ce qui n'est pas sans nous emmener titiller nos souvenirs d'accroches musicales en évoquant parfois des groupes comme AC/DC (surtout sur les intonations de voix d'Arnaud Restoueix), Led Zeppelin ou encore Aerosmith, en autres. D'où le coté ludique que j'évoquais plus, ce qui n'est pas désagréable.
12 titres pour presque 50 minutes, ça laisse le temps au groupe d'amener ces titres où ils l'entendent mais toujours dans cette idée, assez sympa, du concept de polar noir qui collerait bien à des films dans le genre (ne me demandez pas de titres, je n'en aurais aucun à vous donner comme ça) mais l'atmosphère se dégageant des titres collerait parfaitement à cette niche cinématographique.
Bon, évidemment, aucune barbarie, pas de fulgurance ni de breakdown de folie. Ici, tout n'est que subtilité pointilleuse, développement d'atmosphères et grosse artillerie pour jouer avec les émotions. Presque peut-être, si notre humeur s'y prête un poil, une sorte de voyage initiatique dans un monde trouble et douteux. On est loin de ce que j'apprécie et écoute naturellement mais il faut bien avouer que ça change et que c'est vraiment pas mal. Le coté posé est apaisant, malgré les thématiques abordées, résolument adultes.
On y retrouve aussi des éléments blues, bien marqués, qui donnent une épaisseur poisseuse parfois aux morceaux, offrant un autre angle d'approche, toujours porté par le voix de Bon Scott Arnaud, un peu rocailleuse mais très accrocheuse et participant clairement à la puissance émotionnelle que dégage l'album. Et cette puissance est assez sombre, il ne faut pas espérer quelque chose de festif ou cela serait assez absurde.
Un titre est à part dans l'album, une parenthèse en hommage aux victimes du Bataclan, au travers de Silent tears chargé d'émotions où la voix, très posée, donne au titre très calme une dimension presque aérienne, chargé d'une forte mélancolie.
Même si c'est le genre de groupe (plutôt le genre musical) que je ne fréquente pas, je dois bien avouer que c'est assez prenant et ici, un coté poignant augmente cette impression, car, mine de rien, c'est aussi une exploration de l'intérieur de l'homme que nous offre cet album. Pour les amateurs du style et ceux qui apprécient de changer d'air pour s’oxygéner la tête.