dimanche 21 octobre 2018

FREEHOWLING ' A frightful piece of hate'

2018 Freehowling - Ep - Avec Ellie Promotion


Freehowling est un jeune groupe des Haut de France formé en 2015, créée par deux frères et qui propose un concentré musical pour le moins original. Le groupe mixe en effet du sludge, du hardcore, du black et d'autres éléments venant de courants musicaux différents. A ma première écoute, j'ai su que j'allais vraiment en chier pour chroniquer cet objet.
Concrètement, c'est encore plus compliqué à expliqué car les bougres ont aussi une vision derrière cet Ep, traversé de trouvailles, d'éléments inattendus et de certaines fulgurances et qui va au-delà de la musique. Et ça, ça corse la chose. Alors aborder cet Ep sans évoquer la pochette qui me fait penser aux piliers de la création (je vous laisse chercher ce que c'est, ce sera un moment culturel intime...) mais avec un coté franchement sombre. Car la musique de Freehowling est justement ça: sombre, avec un concept que la société est vraiment partie en couille.
Décrire l'ensemble de leur disque me pose vraiment un problème car c'est assez dense (non, c'est franchement dense) mais sans le moindre coté ennuyeux. Si certains titres suintent franchement le hardcore ('La ligue des justiciers') ou même quelque chose entre hardcore et deathcore ('Deathline'), les autres sont plus alambiqués. Se faire une idée en une ou deux écoutes n'est pas envisageable, il en faut plus pour tout capter et saisir les subtilités que développent le quatuor.
Comme dit plus haut, le sludge est présent sur la rondelle mais pas seulement, car on peut y rencontrer des éléments black ou death, quand on ne se retrouve pas face à un élément sentant le jazz au milieu d'une structure typé metal. et cela leur permet d'avoir des titres très variés, avec des changements de rythmes bien venu (passé d'un rythme lourd très death à une fulgurance pour y revenir avec d'obliquer vers un truc mixant du hardcore avec autre chose ('Master of thought')), de créer des atmosphères et des ambiances parfois sombres.
Le groupe ne mise pas nécessairement sur de la violence gratuite ou basse du front. On est vraiment dans une recherche qui passe par d'autres domaines que la musique pure. Et pourtant, ça s'inscrit dans la musique. Oui, il est vrai que le sludge et le hardcore sont les dominantes du disque avec le death en troisième position mais croire que c'est juste ça leur musique est une erreur.
Et c'est là que c'est compliqué car oui, c'est clairement, à la base, du metal extrême. Mais si on s'y penche vraiment, le groupe prend une tangente qui s'en éloigne mais sans couper le lien. Les titres sont massifs dans leur structure, comme dans leur essence, puisant leur force dans des courants autres que le metal, par le biais d'éléments disséminés ici et là.
Les titres sont assez longs globalement, hormis l'introduction bien évidemment. Avec 4 minutes minimum par titre, cela laisse le temps au groupe de déployer leur idée, leur vision. Et tous cela (les influences, les styles musicaux, le concept...) se trouve concentré dans les 8'28'' de 'Freedom' qui part vraiment explorer des sphères musicales inhabituelle, offrant vraiment une vision du potentiel du groupe et qui est un vrai moment à part de leur Ep.
Ceux qui auront l'idée d'acquérir l'objet physique pourront profiter de 'I'll never', un véritable brûlot qui concentre une violence peut contenu en 1'43'', proche d'un black death sous acide, s'avérant sans conteste le titre le plus brutal du disque. Titre qui est le prélude d'une mise en image, le groupe allant développer son concept au-delà de la simple musique.
Le chant est lui aussi intéressant, ne s'arrêtant pas à un seul style mais explore d'autres aspects, s'adaptant selon les besoins du titre ou de son essence, quand des chœurs ne sont pas en renforts (surtout sur les phases typées hardcore). Et participe ainsi au concept du groupe.
Le son est parfait, sans rien à jeter, avec une production vraiment massive.
Ce disque est clairement pour ceux qui apprécient les œuvres complexes, pluridisciplinaire et qui demandent vraiment le temps pour en explorer tous les recoins.

SEBUM EXCESS PRODUCTION / KYST / TUMBERO

2018 Inhuman Homicide Records - CD



Ami(e)s de la poésie, voici votre moment de détente et de débauche, avec ce splendide split avec 3 groupes faisant dans la douceur et la mélancolie. Ou pas. Pour 27 poésies pour 31 minutes de fête.
On commence avec Sebum Excess Production, qui nous vient de la riante contrée qu'est le Brésil. produit de la folie de Glésio Torres, aidé par Davi Ambrosio à la guitare. Et on découvre ainsi la vision en 9 titres que le duo propose, au travers d'un goregrind teinté noise, bien dégueux, aux titres conceptuels (on y retrouve systématiquement une histoire de Cyst). Les titres sont globalement courts, très rapide et envoient le steak frais, avec le reste de la carcasse. Ça va vite, c'est complètement fou et c'est vachement bon, aidé aussi par une production très correcte. Pas de paroles mais qu'importe car les compos font mouches, tout en étant différentes les unes des autres, ouvertes parfois par un sample de film. C'est festif, brutal et fun!
Enchaîne ensuite Kyst. On man band ayant déjà des chros dans ce blog et dans le passé du blog, on est en terrain connu. Kyst vient de Normandie et est la folie d'un homme, le dénommé Groubeurk, homme aux multiples projets, dont je ne révélerais pas l'identité secrète (Tu peux compter sur moi Manu!). Ici, on a droit à 7 titres de pur Kyst, dans sa plus grande gloire et sa vision avec un son plus gras (raw diront certains) que SEP mais dont les vocaux sont plus vers le brutal death teinté de gore, avec un mur de guitare qui est là pour tout pulvériser. Les titres sont plus longs, plus étoffés et aussi, avec un certain humour (notamment dans les samples). Ici, le goregrind prend parfois une voix plus mid-tempo, offrant une plus grande amplitude de rythmes (parce que qu'en ça part dans le rapide, c'est rapide!). Les titres ne demeurent pas moins brutaux car Kyst n'est pas là pour faire de la figuration. Faut pas déconner de trop non plus!
Tumbero conclut ce split avec les 11 derniers titres. C'est là encore un one man band énervé venant lui de l'Argentine. Lui aussi propose des titres fort concis en général. Là aussi, on a un goregrind avec des relents brutal death, s'avérant foutrement efficace, avec des pointes de folies fulgurantes. Le son est lui aussi proche du raw sans être non plus dégueulasse car il est très audible, renvoyant un au son d'il y a quelques années, que les jeunes de moins de 20 ans ne connaissent pas, dixit Charles Aznavour. On préférera le terme chaleureux tiens. Le chant est vraiment guttural, partagé avec un autre plus hystérique. Les titres, bien que courts ne sont pas nécessairement ultra rapides, Tumbero jouant la carte de la subtilité pour mieux niquer notre cerveau. Et ça fait un sacré carton ce carnage!
Encore un split de choix par Inhuman Homicide Records!

jeudi 18 octobre 2018

DYPILIDIUM CANINUM 'Mutant insect assfuck'

2018 Inhuman Homicide Records - CD


Avec une si belle pochette prônant l'amour inter-espèces, peu de doute à avoir sur le contenu, hein!
Bon alors, quoi qu'est-ce que ce machin me demanderont certain(e)s? Ce one man band hongrois de Budapest portant le nom d'un charmant parasite intestinal canin, félin et parfois humain, assez dégueulasse de gueule est l'oeuvre de Jozsef Toth, dont ce projet, au milieu d'autres (Degragore, Liquid cemetery et Nekrofilia) date de 2016 est en est à sa troisième production après une démo en 2016.
Cet Ep dure 17 minutes pour 6 titres de pures douceurs bien craspecs! On a droit à un goregrind assez original car celui-ci regarde vers les origines directes du style: le brutal death. Ce qui offre une vision qui diffère du registre habituel, renvoyant vers d'autres références de groupes mais sans renier le goregrind.
Ce n'est pas forcément des titres pied au plancher auxquels on a affaire ici. Même si des passages vraiment furieux existent, la violence vient plus des vocaux, assumés goregrind. Le bougre sait y faire, sans le moindre doute et en allant parfois vers des sphères musicales vocales enfonçant son doigts dans la chaire pourrie d'un brutal death.
Trois des titres dépassent les 3 minutes (Full of coffin fait 3'50'') permettant à Jozsef d'aller vraiment dans ce qu'il a en tête et de mêler les origines avec le goregrind. La folie n'est pas loin non plus, voire même, s'avère bien présente par moments.
Le type n'est pas un manchot en plus: il gère bien tout le bordel, avec un sens du détail assez poussé, en plus d'injecter des atmosphères par le biais de mélodies en retrait ou des passages assez alambiqués, mais sans jamais renier la violence. Et parfois, on est a se demander si une des influences ne serait pas Impetigo, l'empreinte du groupe semblant suinter parfois des compos.
Et bordel, c'est fort bien foutu ses titres, offrant une assez grande variété, tout en blastant vraiment sévère parfois.
Le son est excellent, le gars prenant un soin important à ça. Ainsi, des détails sont plus dans un arrière plan, donnant une dimension supérieure aux titres. Excellente découverte (de toute façon, vu tout ce que j'ai de la Hongrie, il n'étaient pas concevable que l'un d'eux fassent un truc brouillon) que je recommande!

Interview MUSIC RECORDS



Une fois n'est pas coutume, ce sera une interview d'un label (avec des groupes de divers styles en gestion), histoire de savoir un peu ce qui peut se passer au-delà des rondelles que l'on écoute, ce que cela peut impliquer en travail. Un label où globalement, le taf se fait par deux passionnés avec des cheveux aimant le gros son, faisant partis des acteurs de l'ombre. Bon, évidemment, il y a sûrement des questions différentes que d'autres auraient pu avoir en idée (hé, c'est chaud quand même une interview et qui en plus abord l'aspect occulte de la musique...). Et voici donc la réponse aux questions. Merci à eux d'avoir pris le temps d' répondre! photos prise sur leur site


Résultat de recherche d'images pour "label music records"




1- Salutations à vous Valentin et Jeff ! Comment allez-vous ? Bon, comme d’habitude, une petite présentation de Music Records succincte, histoire de placer le contexte, si possible avec émotions, bruits et fureur, un peu comme le Seigneurs des anneaux de Tolkien, mais en moins chiant quand même.

Salut à toi Benoît, ça va et toi ? Nous te remercions pour l’interview !
C’est avec une grande fierté, que nous allons y répondre.

Music-Records est crée depuis 2015. Elle a pour objectif gérer, promouvoir et défendre la musique des groupes Metal en France comme à l’international.
Nous gérons Music-Records comme un couteau dont nos services sont articulés autour d’un label, studio d’enregistrements, agence de promotions, agence de booking, vente d’instruments de musiques et bien sûr, la distribution des albums des groupes.

2- a) Comment est né votre label ? Quelles en sont les origines ? Est-ce, du fait de vos statuts de musiciens, l’envie d’offrir de vos expériences ou bien des galères ayant pu être rencontrées ? Quel fut le déclic ?
b) Music Records… le nom choisi est-il fait pour se démarquer des autres labels, au nom plus évocateurs  et aussi pour permettre de brasser plus large musicalement ?

Le label est né, d’expérience avec Blackout, dont Valentin était le batteur et le manager.
Avec Blackout, Valentin a rencontré certains acteurs de l’ombre et, a dû faire face à plusieurs entités pour promouvoir le groupe.
A partir de cela, est né l’idée du couteau suisse pour les musiciens : Music-Records !
Etant nous deux musiciens avec nos expériences respectives, nous avons décidé d’apporter nos savoir-faire aux groupes désirant se promouvoir, sur différents supports.
Valentin concentré

Music-Records fut choisi par simplicité et de mémoriser le nom du label très rapidement ! Faire une promotion de bouches à oreilles !


3- a) Tout ça c’est bien, mais il y a deux parties qui me semblent essentielles : la partie production (enregistrements, mastering et tout ça) et la promotion. Laquelle des deux avez vous préférez vous ?
b) Et celle qui offre le plus de difficultés ou de challenge ?
c) Et au niveau de la masse de travail, comment cet aspect se gère-t-il ?

Les deux parties mentionnées sont importantes, intéressantes chacune d’elle mais se diffèrent entre elles.
La partie production est une partie où tu penses, crées, enregistres et façonne la musique du groupe tout en découvrant le potentiel du groupe ainsi que de leur musicalité et, bien sûr, leurs écoutes.
La partie promotion est là pour présenter le groupe et sa musique mais, il faut toujours garder la tête froide afin de trouver le bon argument marketing qui doit faire mouche afin que la promotion fonctionne.
Mais en conclusion, nous préférons les deux parties ! Nous sommes témoins mais acteurs, à la fois, de cette magie ! Ce qui a pour but de nous satisfaire lorsqu’un groupe, sa musique et Music-Records avance d’un pas sûr !

La partie la plus difficile s’avère être la production car il faut que la musique soit carré et unique ! Emprunté les codes des autres productions sans que cela soit du copier/coller !
Avant tout, il faut comprendre, chez Music-Records, chaque groupe et sa musique sont unique et important !

Tant que t’es organisé, tout se passe bien ! Ayant des plannings établit, nous avançons avec le groupe pas à pas et de poste en poste. Nous ne bâclons pas le travail car cela se ressentira sur la production, la promotion ainsi de suite …
Nous passons autant de temps sur la production que sur la promotion médiatique !

4- a) Avant d’aller plus loin dans les questions, on va aborder le coté collaborateurs du label. Au total, combien êtes-vous au sein de la structure ?
b) Quels sont les postes clés, d’un point de vue technique ? Et d’ailleurs, quels sont les aspects primordiaux techniques ? Pouvez-vous entrer dans des détails plus techniques mais sans non plus aller dans les méandres de l’ingénierie ?

Nous sommes 2 ! Jean-François chargé de l’administration, webmaster, distributions, et marketing. Valentin chargé de l’agence de promotion, booking, label et studio d’enregistrements.
Jean-François au travail
Tous les postes sont importants ! Chaque poste est un maillon de la chaîne qui s’avère être un fil conducteur dans la promotion d’un groupe et de son album !

Avant tout, établir un planning avec une date de sortie programmée ! Et de là, remonter à la date d’entrer en studio ! Connaissant le timing pour chaque poste (studio d’enregistrements, pressage, promotions, l’envoi à nos distributeurs, etc … ), notre planning s’articule et s’oriente, dates par dates, postes par postes, afin d’amener la production et la promotion de l’album à son objectif final : la sortie de l’album et, la satisfaction du groupe.

5- Bon, on va attaquer le gras du morceau : l’aspect production (bien qu’en y pensant, il doit y avoir des liens entre la production et la promotions…). Comment se passe la production d’une œuvre ? Quels éléments sont indispensables ?

Le premier élément le plus indispensable de la production est : la motivation du groupe et, de croire en leur musique.
Pour produire une oeuvre, nous passons par l’écoute des pré-prod, afin d’apporter des conseils comme Directeur Artistique, ensuite, nous enclenchons les enregistrements avec le groupe. Nous les conseillons sur une certaine forme de production de sons rappelant leur style musical, leur image, et bien sûr, l’aspect marketing venant de greffer sur leur promotion.


6- a) Vous avez forcément du matériel et des locaux. Comment s’opère le choix des matériels nécessaires ? Et vu le coût certain, avez-vous dû accepter d’éventuels compromis entre vos souhaits, vos retours d’expérience, la trésorerie et l’évolution technique (qui doit être galopantes non?) ?
b) Avez-vous une préférence pour le tout numérique, l’analogique ou un potentiel compromis, qui pourrait permettre d’aller là où les artistes et groupes souhaitent aller ?
c) Suivant le style du groupe, est-ce facile d’avoir la configuration optimale ou non et c’est là qu’intervient la magie des savoirs et de la débrouille qui dérouille ?

Etant au démarrage, nous avons investit dans du matériel semi-pro et versatile pour lancer l’activité du Track Down Music, le studio d’enregistrements de Music-Records.
Au fur et à mesure, nous faisons évoluer tout le système afin d’être à jour des nouvelles technologies et manières de travailler, sans oublier d’éviter d’effrayer les groupes par un tarif exorbitant.

Faire un compromis entre l’analogique et le numérique est un schéma intéressant car, cela produit des résultats de mixage et mastering très intéressant et percutant !
Quoiqu’il en soit, nous sommes toujours à l’affût des nouveautés et, des nouvelles technologies.

Dans un premier temps, le Track Down Music est à l’écoute de chaque groupe.
Le Track Down Music se doit de mettre en œuvre la musique du groupe car, c’est l’image du groupe et sa musique, qui en départira si le travail est mal fait !
Avoir une configuration optimale n’est pas possible car chaque groupe a son style et son univers musical propre à lui, qui a pour conséquence d’opter pour une configuration s’adaptant au mieux à chaque demande.

7- Comment avez-vous acquis vos compétences ? Sont elles le fruits des années d’expériences en tant que musiciens, l’envie de creuser toujours plus l’aspect technique, un sens plus aiguisé pour ce domaine ou est-ce le résultat d’un tout ?

Valentin dîplomé d’une école en radio FM, sur Paris, ayant côtoyé le milieu de la MA.O., avec l’expérience de Blackout et sa curiosité musicale, il s’avère que l’expérience en studio est le fruit de tout cela.

8- Quelle est la partie technique que vous préférez ? Et celle qui s’avère la plus rébarbative (mais pas de chance, elle est capitale) ?

La chose la plus rébarbative, c’est d’annoncer Music-Records au téléphone à chaque appel ! Ah ah ah ah !

En phase d’enregistrements, il n’y a pas d’étape rébarbative car chaque projet est unique et nouveau ! C’est un challenge de ne pas produire la même chose !

9- Toujours sur l’aspect production, comment se passe une journée lambda (mais pas lambada, perce que sinon, c’est n’importe quoi cette question) ?

C’est assez simple ! Réception du groupe avec le café sinon ça va plus ! Ecouter le travail réalisé l’avant-veille ! l’humain est comme le bon vin ! Plus il se repose, plus il vieillit, meilleur il est !
Ensuite, échauffements et le début des enregistrements, pause syndicale et nous reprenons les enregistrements !
Ensuite, dès que les enregistrements sont terminés, avec le groupe, nous commençons le pre-mix.
Par la suite, le travail du mixage, de la production et du mastering se font avec, toujours, un retour écoute du groupe et, une pause de 24 à 48 heures.

10- L’autre facette d’un label est la promotion (au sens large j’entends, car il doit y avoir des facettes auxquelles je ne pense pas). Donc, question vicieuse et un peu salope : qu’englobe, au sens large la promotion ?

Cela englobe la promotion du groupe lors du studio (vidéos, photos, post sur les réseaux sociaux, etc) suivit de la promotion médiatique (radio, presse écrite, TV, etc …) et d’organiser une tournée promotionnelle !
Il faut toujours garder un esprit « en satellite » du groupe car, une idée marketing est toujours latente qui, si cela fonctionne, pourra nourrir le groupe.



11- Comment choisissez vous les groupes dans votre écuries ? Est-ce vous qui le avez proposé parce que vous aimez ce qu’ils font, est-ce plutôt le groupe qui va se tourner vers vous ou, houlà, je suis loin du compte, c’est vachement plus compliqué et vous allez m’expliquer ça ?

Des groupes nous contactent pour l’enregistrement et puis, de fil en aiguille, nous discutons avec le groupe pour sortir leur EP ou leur album sur le label.
Ensuite, il y a des groupes que nous avons contacté car nous les avons découvert en concert ou sur d’autres plateformes.
Et aussi, il y a des groupes ayant leur EP ou album fini, cherchant un label pour promouvoir leur CD.
C’est pour cela que Music-Records est présenté comme un couteau suisse !

12- a) Tiens d’ailleurs, quels sont les groupes qui vous suivent, histoire de faire un petit focus sur eux (dont beaucoup sont passer en chroniques et certains en interviews sur mon blog (hop, auto-pub gratuite)) ?
b) Quels sont les styles que vous affectionnez, ceux que vous acceptez même si ce n’est pas des styles qui vous marques le plus et ceux que n on, désolé, là ça va pas être possible… ?

Nous travaillons avec Mezcla, Voice of Winter, MoSKowa, Over Nemesis, Bellator, Psychoid, U-bilam, Eyestral, Lebowskii, Noïtatalid, Black JuJu Inc, Hellixxir et Tormentor Bestial !

Etant nous deux, ouvert musicalement, allant du Classique au Metal extrême, nous affectionnons plusieurs styles musicaux dont Music-Records représente !

13- Dans la promotion, outre les sorties d’albums, les concerts annoncés, les vidéos et tout ce qui gravite autour, quels aspects peu connus sont des axes primordiaux ?

La prise de contact et la négociation avec les distributeurs afin d’assurer la distribution et l’autre visibilité au grand public le catalogue de Music-Records.

14- Les réseaux sociaux sont à notre époque un passage obligatoire. Comment se passe la gestion des divers réseaux (et médias, au sans large), pour assurez votre présence ? Avez vous une équipe dédiée à cela ou est-ce simplement vous deux qui vous vous relayez ?

L’équipe est réduite à une personne à savoir, Valentin ! Gérant l’intégralité des réseaux sociaux de toutes communications émanant de nos amis et partenaires médiatiques.

15- La masse de travail lié à la promotion est-elle la même que celle pour la production et en quoi diffère-t-elle d’un point de vue temporelle. Est-elle plus chronophage ?

La production est basée sur une échéancier de 30 à 60 jours poussant à 90 jours alors que la promotion médiatique établé sur plus de 2 ans de travail.

16- a) Celle-ci doit vous permettre de créer des contacts divers, pour qu’elle soit efficace. Vous a-t-elle menez à nouez des contacts à l’étranger ? Qui est chargé de trouver des contacts ? Est-ce un bouche à oreille, des découvertes via le ouaib ?
b) Le réseau de contacts est essentiel à mon avis. Est-il, quelque part, plus important, pouvant être une colonne vertébrale du label ?



Pour les partenariats médiatiques, dans un premier temps, cela fut une recherche des médias en France comme à l’international. Au fur et à mesure que Music-Records grandit, de nouveaux médias viennent à notre rencontre pour discuter et mettre en place un partenariat. C’est une première reconnaissance de notre travail.

Les partenariats sont l’essence même du label ! Le label n’existerait pas sans eux et, ils n’existeraient sans un label !

« Ce qui abonde ne vicie pas ! »


17- Il me vient à l’esprit que tout ça, c’est déjà bien complexe. Mais que rien ne serait vraiment possible sans une logistique bien huilé (ne serait-ce que pour les ventes des albums via la distribution…). Avez-vous des locaux servant de stockage ? Y-a-t-il une équipe qui gère ce domaine particulier ? Comment se déroule justement la logistique, de la signature à la distribution ?

Jean-François, étant le « ouaib-master » (Ah ! Ah ! Ah !) il gère le stock et les commandes. Nous avons une pièce dédié au stock des CD et matériel.
Ensuite, Jean-François contacte les distributeurs pour lancer les commandes et les approvisionner.

19- Qui gère le site de votre label music-records.fr ? Comment fonctionne-t-il (je ne pense pas à la technologie complète du fonctionnement via les routeurs, les bidules électroniques aux noms chelous…), d’un point de vue lien entre les différentes facettes ? Avez-vous une sorte de département qui regroupe des infos que vous transmettez ou c’est plus simple, avec des réunions ou vous partagez la même pièce ?

Le site de Music-Records est géré par Valentin, comme les réseaux sociaux. Les bureaux sont en open-space afin que les communications soient les plus aisées possibles.

20- Merci à vous d’avoir pris le temps de répondre à ces questions, qui éclaireront un peu le coté obscur de l’aide aux groupes. C’est à vous de conclure. Faites pétez votre pub !

Nous avons crée Music-Records afin d’aider et d’assister les groupes musicaux !

Souvent copier, jamais égalé ! Une interrogation vous titille, rencontrons-nous !

mardi 25 septembre 2018

FAST BLACK ATTACK



FAST BLACK ATTACK au Kjbi (le Crès) les 21 et 22 septembre 2018


En cet fin d'été, le Kjbi a décidé de faire les choses en grand pour lui dire au revoir et bien finir cette saison chaude comme une braise. Il a donc été programmer un festival qui a envoyé le pâté, la cassolette, la cuisinière et le four avec dans la gueule des personnes ayant fait le déplacement. Et avec l'affiche proposé, ça en valait le détour, puisqu'il y en avait pour tous les goûts.
Vendredi 21 septembre: il fait chaud dehors (puis ce sera à l'intérieur) et un public clairsemé.
A 20h15 pétante, F.A.S.P. commence son show. Il s'agit d'un duo de harshnoise, style qui est ma limite et me passe loin (pour vous situer: la distance entre ton PC et la frontière la plus proche) au-dessus de la tête. Il y en a qui ont écouté, d'autres étaient dehors. C'était donc un set de duo harshnoise avec triturage de potards. Voilà. Les amateurs du genre devraient y jeter une oreille si ils ne connaissent point.
SKULLSTORM enchaîne derrière. Et là, c'est pas la même. Je me retrouve en zone plus conventionnelle. Le quatuor montpelliérain offre un crust hardcore. On retrouve du coup plus de monde devant la scène, sans doute plus sensible à ce que propose le groupe. C'est assez brut, énergique et très accrocheur, avec des titres puissant et qui donnent envie de remuer. Et ça va à l'essentiel: défourailler. Une bonne découverte pour moi.
Puis les grenoblois de SATAN prennent la place. Et là aussi, ils ne sont pas venus pour rire ou faire du tourisme (quoique... on peut joindre les deux...) ni de la figuration. Satan, pour ceux qui ne connaîtraient point, propose un punk débridé mélangé à du black. Le résultat est forcément explosif et le set du combo est assez bestial. Le groupe balance tout, dans le but de simplement faire comprendre que l'on est pas ici pour faire de la dentelle, assis au coin d'un feu de bois. Le coté black colle parfaitement avec la chaleur dans la salle. Sans doute aussi la monde devant la scène qui chauffe (le monde, pas la scène).
BRUTAL BLUES prend la place de Satan. Le duo nous vient tout droit de Norvège. Il balance sans le moindre avertissement un flot de grind bourrin, sans temps mort. Ca va vite, ça doit aller vite et ça ira vite. C'est assez intense et le groupe offre ainsi une continuité dans la montée en puissance de la folie et de la violence tout au long de la soirée. Certes que deux, mais putain, bien énervé. Devant la scène, il y a un regroupement de plus de 2 personnes (entre 2 et 150, plus dans une fourchette raisonnable) et quelques excités aussi. C'est bon enfant, comme pour les autres groupes.
Enfin, le clou de la soirée, venant de tout là-bas, de l'autre coté de la Terre, plus exactement du Japon et exactement de Tokyo. SETE STAR SEPT est là et le duo va livrer un set complètement fou, ultra intense de 20 minutes environ, à vu de nez et sans montre. Et on est pas déçu de la prestation schizophrénique de Kae (la bassiste, complètement possédée) ni de Kiyasu, qui derrière sa batterie assure aussi le show. C'est barré, violent, ça va vite. Leur nutscore (pour moi, c'est du putain de grind qui déchire) fait mouche. Sans doute le concert le plus barré du festival (mais pas le plus barré du duo) où la folie a fusionné avec la musique pour accoucher d'un moment dingue!

Un premier soir complètement fou, au regret de peu de personnes étant venues.

Samedi 22 septembre 2018: en arrivant, il y a plus de monde et plus de vent que la veille. Coïncidence (j'ai un doute...)? Dans la salle ça a ressemblé à une guerre, en plus joviale et moins démembrements.
MUTILATION OF MIND ouvre les hostilités de ce second soir, plus resserré musicalement. MOM est de Montpellier et le trio (car ils sont 3). J'y découvre un autre groupe de Max (Zoldier Noiz, All Borders Kill...). Le set est certes court mais putain, c'est bon. Un death grind qui n'est pas là pour faire de la figuration. Premier concert ce soir là et le groupe est carré. Leur death grind est brutal, agressive, oserai-je abrasive (ou n'ose-je pas?). Bonne découverte et claque pour commencer la soirée!
P.O.R.C prend la suite et on ne change pas la recette. Les Pontoisiens ne font pas dans la tendresse et balance leur brutal death teinté de grind sans fioriture, ni temps mort, dans la bonne humeur, en pensant à s'hydrater (un conseil médical lorsqu'il fait chaud) au rhum (ça fait vacances). Même si c'est bon enfant, le set est carré et leur musique s'avère très intense et est idéal pour laminer la salle qui s'excite drôlement. Grosse claque, la légende dit vrai: le groupe butte! Le trio a de sacrées cartouches en réserves.
VLAAR enchaîne à leur suite. On change de registre et on se retrouve avec cinq personnes dont deux dames. Une sur scène (la bassiste) et la seconde au chant, dans la salle, chant répartis avec un des gars, offrant un ensemble de voix intéressant et accrocheur. Le groupe propose un crust mélodique qui fait mouche, porté par des mélodies assez mélancoliques sans oublier néanmoins une hargne et une contestation lié au genre. Mais putain, ça fait mouche, entre la voix écorchée du gars et celle qui agressive de la dame. Le groupe offre lui aussi un set qui est efficace, même entre un groupe de brutal death grind et de grind.
La soirée est avancé et arrive les derniers furieux de la soirée. WARFUCK, ce duo délicat et sensible prend position. Et ça va être la grosse guerre, genre les autres guerres, c'est du pipi de chat. Ha oui, Warfuck, pour ceux qui ne connaîtraient pas, c'est du gros grind bien agressive. C'est ultra intense, violent de telle manière que même la censure se cache. Pas de temps mort, le duo envoie et débite à fond, pour ne pas laisser de répit aux furieux dans la salle. Du blast, rien que du blast et de la violence. Et peut-être un bisou à la fin.

Le Kjbi a fait très fort avec ce festival pointu pour les furieux! Chapeau bas! Et fallait vraiment y être.



P.O.R.C. 'Eléments de stupidité '

2017 P.O.R.C - Démo #1 en cd


P.O.R.C. est l'acronyme sympathique pour Putrefaction of rotting corpses, un sympathique groupe de 3 jeunes (plein d'avenir) comme l'aime la bienséance, formé en 2015 à Pontoise (sur une carte de la France sur le ouaib, c'est un pixel à coté de Paris) qui a donc cette première démo dévoilée ici même.
Une introduction éducative sur comment faire disparaître un corps avec des porcs précède 5 titres tous plus enjoués les uns que les autres. Bon, concrètement, c'est un poil plus compliqué que ça.
Donc on a 6 titres totalisant les 10' 27''. Cet indice annonce que déjà, soit c'est chelou, soit ça bourrine. Coup de chance, ça bourrine!
PORC (flemme de retaper les points...) balance, comme ça, sans prévenir, un brutal death dérapant vers le grind, sans la moindre honte. Et pour la plus grande joie de l'auditeur. Ce qui connaissent le groupe savent ce qu'il en est. C'est une forme de barbarie musicale décomplexée et foutrement bien efficace. Mais par contre, mensonge! Aucun élèments de stupidité à l'horizon... Moyen de faire le buzz avec un titre ça, tssss...
Les cinq titres suivant l'introduction (portant d'ailleurs, ô hasard incroyable, ce nom) entretiennent un point commun avec la voix. Gros son donc grosse voix, bien gutturale, dans des compos qui défouraillent sévère (mamie en a péter son déambulateur), allant à l'essentiel: te niquer ta race (ou pour faire plus politiquement correct, appliquer une série de coup de pied dans ton séant). Même si les titres sont relativement courts, il n'en sont pas moins assez dense, car le trio joue la carte de la variété, jusque dans les paroles (français, anglais, espagnol... mais chaque titre reste sur la langue. Hein. Ne soyons pas cons au point de s'attendre à une langue par mot ou tous les 3 mots...).
La voix est bien gutturale, très agressive et se fait aider par un chœur tout aussi enragé. PORC n'a pas laissé une trace pour faire de la figuration, on en est loin. Alors oui, ça butte intelligemment l'audit(rice)eur (suivant le sexe ou la vision personnelle de l'individu).
Le son est au top, bien massif, bien gras, bien bourrin, ce qui me revoie à ma question: comment des groupes peuvent sortir des démos au son pourrave quand des groupes comme PORC montre que c'est totalement faisable un son de furieux?
Alors ceux qui souhaitent acquérir cette démo, ça risque d'être chaud. Parce qu'il semble qu'elle soit en train de devenir une introuvable. Si vous la trouvez, acquérez la!

jeudi 20 septembre 2018

CUNT PUS INGURGITATOR 'Impulse to fuck a headless whore'

2013 Emocaust Records - CD

Commencer cette chronique sans évoquer Bob Macabre, ce serait vous balancer un truc totalement obscure sans point de repères. Bob Macabre est un américain vivant à New Alexandria, en Pennsylvania, pratiquant le metal depuis longtemps au sens large et ayant environ 2141400 projets différents, dont certains sont bien marrants (Short bus retard...), capable de passer d'un objet fort sérieux au truc le plus absurde qui soit, avec un son variable suivant le projet et depuis 2017, plus souvent sous son nom Bob Macabre, en plus de son label Macabre Masterminds records, créé en 2004. Ainsi il n'est étonnant de voir du black metal (Occulticus par exemple, version true black virulent) avec du heavy thrash avec Heavy Metal aggression (sous son nom) mais toujours avec une touche gore quelque part... Et une vision personnelle de la musique. Et ce qui fait de lui un bon candidat pour la série des 'Le cas'. Et de fouiner dans ma collection pour en ressortir les quelques disques du sieur pour un pe
Ceci étant planter, voic l'heure d'explorer les entrailles de cet album qui regroupe aussi la démo 'Slicing a corpses vagina'. Bon entre la cover et les titres, les amateurs de poésie risquent de ne pas s'attarder, les amateurs de viandes, de rester et les furieux acquérir quelques objets du sieur.
Impulse to fuck a headless whore, c'est un maëstrom de brutalité non stop. C'est un tabassage en règle de 32 minutes, qui se répartit en 52 délicates raclées. Et c'est un mixe de goregrind hyper dégueux avec de la harsh, saupoudré de folie. Et qui va vite, très vite, offrant parfois un panorama sonore proche de ce que pourrait être l'environnement sonore de l'enfer.
Alors oui, évidemment, le son n'est pas le top de ce que l'on pourrait espérer mais il est très correct, voir bon, pour le registre dans lequel évolue cet objet pour le moins radicale. Les 52 titres ne sont pas très différents entre eux certes, mais ils ont au moins des durées variables (de 0'15'' à 2'23'', presque progressif ça, non?) qui permettent de bien rouer de coups l'auditeur que tu es (ou pas si tu es une auditrice).
Mais ce qui ressort surtout de la chose, c'est la folie qui règne parmi les méandres numériques du disque. Et c'est cette folie qui fait que l'on peut adhérer (ou pas), en plus de pouvoir comprendre quand même la musique proposé, même si le son peut repousser au début les plus délicats des fans de trucs dégueux, en plus d'exploser les conventions musicales établies.