dimanche 22 octobre 2017

WOLF REPORT : BLAZING WAR MACHINE

CHAOS NUCLÉAIRE






C'est en 2006 que Blazing War Machine incorpora la scène du métal extrême, armés de leur métal symphonique et industriel, passant de Deathstars à Fear Factory et de Rammstein jusqu'à Dimmu Borgir. Durant leurs voyages à travers l'Europe, le groupe a semé le chaos aux côtés de comparses destructeurs comme Arch Enemy, Debauchery, ETHS, Abigail, Gojira, etc... Et en 208, le groupe montra une belle prouesse de l'extrême sur la scène mythique du Hellfest, conquérant le coeur de nombreux métalleux présents à ce festival. Cette fois-ci, ils sont revenus pour faire valser la scène montpelliéraine, plus précisément à  l'Antirouille et c'est sans hésitation que je m'y suis rendu pour y délivrer un live report personnel sur mes gros coups de coeur de leur set list infernale. Petit big up personnel avant de commencer, je peux vous assurer que tous les membres du groupe sont des crèmes, j'ai pu discuter avec eux et quel plaisir ce fut, un grand merci tout particulier et personnel également à Irina (chant), Izakar (guitares et choeur) et Franky (batterie), vous gérez les amis, you rock my friends, thank you so much for everything !

Lorsque l'intro DESTRUCTION PROCESS 2.0 commence, la couleur est annoncée : l'ambiance est sombre, glauque avec une sensation de chaos imminent, plaisant à souhait tout cela. Puis ça commence avec RIGOR MORTIS, premier coup de coeur de ce début de concert, où les membres montrent bien leurs marques ! En particulier le légendaire batteur Franky Costanza : il frappe ses toms avec un talent naturel et si puissant que s'en est dévastateur, sa rage et sa hargne de vouloir faire vriller nos âmes se manifeste à merveille à travers ses enchaînements de blasts infernaux, accompagnés des riffs bourrins et rythmiques de Fab à la guitare, ce dernier maîtrisant son manche comme l'on manipule une buster sword, du grand art ! 

S'enchaînent alors ensuite NATURE OF WAR et POLARITY sur lesquelles je suis tombé sous le charme du chant de Irina, véritable maîtresse de cérémonie.. Qui a dit qu'une fille ne pouvait pas faire de métal ? Allez vous faire foutre ! Belle et sans pitié, Irina nous délivre un chant guttural mixé avec un growl brutal qui fait asseoir le diable pour qu'il prenne des notes, une prestance absolument inégalée comme je n'en n'avais jamais vu et je vois dans ses yeux qu'elle est la même à qui j'ai parlé avant le concert mais avec une touche de Hel, déesse nordique de la mort et de la destruction ! Puis deux roquettes nous arrivent en pleine gueule, MANU MILITARY et GUIDED, avant la prochaine plaie.

Cette plaie, c'est ce cher Izakar, guitariste et choeur, qui nous l'annonce et je l'attendais avec impatience : LIQUID CHAOS. Ce morceau fut pour moi la pièce-maîtresse de ce concert, Izakar manipule sa guitare et son chant comme un Space Marine tronçonnant avec rage et haine un monstre, c'est un colosse à lui seul sur ce morceau et rien n'arrête non plus son coéquipier Adam qui groove de façon ultra-bourrine sa basse, faisant trembler les murs de la salle !

Sur les deux derniers morceaux de la fin, CHARMING FACE et SWAMP, Phil montre davantage sa place au sein du groupe et y laisse sa marque : son doigté du clavier fait qu'il est le maître absolu de l'ambiance sombre et chaotique qui règne dans la musique de Blazing War Machine, il est l'âme et du groupe pour moi car les sons émanant de son clavier de l'enfer nous rappelle Mustis de Dimmu Borgir, j'ai l'impression que j'ai trouvé le successeur de dernier. Durant tout le concert, c'est Phil qui a su maintenir l'atmosphère lourde et pesante du concert avec l'aide de ses frères et soeur d'armes !

Le concert se termine, c'est avec émotion et joie intense que je remercie le groupe pour ce concert magnifique, et lorsque je vois Irina je ne peux m'empêcher de la serrer dans mes bras, tellement son chant m'a comblé et c'est avec surprise et bien plus d'émotion que je vois qu'elle m'accueille à bras ouvert, heureuse de voir que le concert m'a énormément plu ! J'ai été au concert d'un groupe où chaque membre est très chaleureux et patient, toujours de bonne humeur et qui ose se mêler au public. Je les admire à la fois pour leur musique et pour cet état d'esprit que beaucoup de groupes prenant le melon semblent oublier aujourd'hui : l'ouverture d'esprit

See you in hell ! 


T H O R W A L D

dimanche 10 septembre 2017

WOLF REPORT LIVE : My Secret Safe + Right To The Void + Théia




Une ôde au Métal..


Mon absence s'est faite longue, je le reconnais. Puis les enfers sont venus me chercher mercredi 6 septembre avec un putain d'incendie, mais je suis toujours là et je suis sorti de ce qu'il reste de ma tanière pour m'aérer et vous faire ce petit live report sur un concert qui a eu lieu à la maison-mère de Montpellier : le Black Sheep. Le combo ? C'était Metalcore et Death Mélo avec My Secret Safe, Right To The Void (RTTV et vous excuserez ma flemmardise dans cet article) et Théia, inconnu de mes radars lupiens avant, connu depuis ce soir-là. Autant vous dire que j'avais déjà vu RTTV en live avant mais les deux autres groupes, jamais. Ben je peux vous assurer que j'ai pris une claque monumentale à ce concert, mais vraiment.

C'est donc Théia qui ouvre le bal. L'intro nous laisse dans une ambiance mélancolique et méchante comme si la nature avait décidé de faire venir l'hiver en avance, puis ça commence. Je vous préviens d'avance, je ne prends que les morceaux qui m'ont le plus marqué et avec Théia, ce fut Alter Ego, Vertige et Les Violons Ivres qui m'ont fait bien planer. On a l'impression de lire du Beaudelaire après un shoot d'héroïne, tellement la mélancolie et la ténacité des riffs se font entendre, la batterie martèle comme si elle écrasait des asphodèles dans une prairie, la basse groove comme si des bulles de cyanure éclataient au visage du public. J'aime beaucoup cette ambiance sombre, triste et violente, c'est du métalcore progressif, méchant, et bien dosé. Concernant le chanteur, il assure : son chant est déterminé à nous conter ses vers et rimes dans une dépression et une colère sans nom. J'adhère et applaudit bien fort à la fin de leur set. Bravo les gars, vous avez su me faire planer !

Les choses sérieuses arrivent avec les papas du death mélo gardois, mais ce que j'ai en face de moi, c'est un parrain de la brutalité, un mastodonte sans pitié ni compassion, deux mots pour les faibles. Guillaume et sa bande nous envoie un boulet de canon dans la gueule nommé "Through The Graves" : les riffs des guitares sont aiguisés comme des haches de guerre et ne font pas dans la dentelle, donnant le ton aux nombreux mosh pits et pogos dans la fosse. Sur "The One...", on peut imaginer le bassiste et le batteur sur un tank russe, tant la puissance des grooves et des blast sont écrasants, donnant du peps au chanteur. J'ai devant moi un nouveau RTTV : du vrai death mélo qui a évolué et qui a su faire comprendre le sens de ce mot qui est "Impartial", impartial dans sa composition musicale, dans son rythme, dans sa frénésie, dans son état d'esprit, c'est ça le nouveau RTTV et c'est un monstre qui a un avenir bien plus grand que ce que l'on peut imaginer pour moi. Je prends une dernière dérouillée avec "This Is Our Time" où le groupe demande une dernière fois au public de foutre le bordel et c'est ce qui se passe : un circle pit se forme alors, tel un maelström et engloutit tout le monde dans un vortex de violence et de chaos, mais c'est jouissif. Belle prestation, belle musique, un son neuf, RTTV est bel et bien de retour.

Les favoris, les chouchous de la soirée font enfin leur entrée sur scène : My Secret Safe ! C'est une première pour moi et je suis pas du tout déçu : Ben, le chanteur, est un véritable maître de cérémonie, je n'ai jamais vu un mec aussi proche du public, aussi dynamique, aussi énergique, il est la voix du groupe. "Lost Paradise" est un diamant en live, Thomas tricote ses riffs comme un s'il venait de prendre un rail de poudre noire, tant il sait s'y prendre avec, rien ne l'arrête ! Sur "Storytelling", ce putain de bon groover de Roch montre qu'un bassiste ne fait pas que branler son manche dans un groupe : il est l'essence même de ce bolide qu'est MSS, bien entendu il le fait escorté d'un compagnon de choix : Dav. Ce dernier n'est pas au commande d'une simple batterie, c'est une artillerie lourde qui fait trembler la terre, notamment sur "Can't Go Back", tous ses blasts qu'il enchaîne sont des obus de gros calibre et il ne fait pas de quartiers, n'épargne personne. Puis vient la fin, mais pas n'importe quelle fin, celle d'une soirée mémorable avec du beau monde et des protagonistes excellents, et MSS boucle le cours de tuerie avec ce morceau légendaire : "Revocation". Dès qu'il est joué, le groupe devient un centrale électrique survoltée à lui seul et c'est une ambiance conviviale qui se fait dans l'apocalypse la plus totale !

Je repars de ce concert avec des étoiles dans les yeux, ces 3 groupes m'ont fait passer une soirée purement magique et le public en est très fier aussi, je ne sais pas quoi dire pour boucler ce live report alors je remercie ces 3 groupes qui ont su faire de cette soirée une ôde au Métal, car tout le monde a sa place sur scène et dans l'histoire.

Voilà, à bientôt !

T H O R W A L D

mardi 15 août 2017

MOSHPIG '... my world keeps turning'

2017 MOSHPIG - CD digipack cartonné

Nouvel album du trio grind crust local! Un petit clip à l'arrache ici:
https://youtu.be/ZGzu2vyIzu4
Et de la folie, on enchaîne encore dans la folie avec le trio déchainé qui sent bon le sud! Le groupe balance 21 titres (plus un délire sonore*) pour un petit quart d'heure d'intensité maximale!! Le premierr titre annonce la couleur: Fast as zombies est rapide, rageur et furieux! La direction est donné! Les titres sont concis, non dénué d'humour là aussi, propice à la bonne humeur en se foutant sur la gueule. Car oui, ça dépote mais ça donne envie de bouger ou, à minima, te péter les cervicales. Alors, même si les titres s'avère relativement courts (mention spéciale au titre KTSMM, un condensé de concision 😆. Ça part cash aux baguette pour avoir la pêche! ), il n'en demeure pas moins que le trio s'évertuent à offrir des titres parfois assez épais, du fait de la rapidité et de, parfois, comme ça, paf, je te met du n'importe quoi mais qui le fait. On choppe des clins d'oeil à d'autres styles ou groupes, très ponctuels mais putain d'efficace (Blind and lost par exemple). Le groupe offre de la bonne humeur par un registre violent.
Mat, au chant, n'est pas en reste, avec un registre sur ce coup très percutant, auquel les deux frères ajoutent des chœurs. Le chant est assumé agressif et ça ne peut être QUE ce chant, un autre ne collerait pas à la vision musicale du groupe.
Certains pourraient objecter qu'avec des titres aussi concis dans ce registre, c'est forcément répétitif voir rébarbatif (scandale!!!). Alors, soyons clair: faut arrêter la drogue (ou s'y mettre si tu cherches une excuse). Car l'un des points forts du groupe, malgré ce coté concis et cette limitation des instruments. Le groupe offre des titres certes axés dans un style mais ayant suffisamment de personnalité pour exister seul. Ha! Tu ne la voyais pas venir celle-là, hein! Et puis, on s'en fout parce que, tout simplement, c'est du tout bon!
L'ensemble de la détonation sonore est ultra jouissive car on peut avoir une partie de la folie de ce qu'est le groupe en live et ça fout la pêche! Il devrait être imposer aux suicidaires même!
Niveau production, il y a un coté live qui est très accrocheurs, qui rend bien ce coté brut de décoffrage et prenant aux tripes. Rien de brouillon, loin de là, tout est clairement audible, au-delà du mur de la déflagration sonore. Alors oui, 15 minutes, c'est court. Trop court. Alors, il suffit de remettre en lecture!
* le dernier titre est très en décalage! Hahaha!

PORNOPETROSJAN / KYST 'FR UA FASTFOODSPLIT'

2017 INHUMAN HOMICIDE RECORDS - CD

Ben tiens, on enchaîne, comme ça, sans transition avec du hautement improbable, avec ce split qui est aussi fou que complètement en marge, surtout par le premier groupe/projet/truc sonore.
Donc le premier qui ouvre la rondelle magique c'est PORNOPETROSJAN, un combo/groupe/projet/truc sonore ukrainien.Et qui nous offre six titres dans un registre de base grind/porn un truc très à part car très expérimental, avec des passages typés jazz, rock'n'roll, stoner... et des titres qui sont, dans le domaine, longs. Hop, un lien, pour te faire une vague idée (parce cette fois, il va loin dans le délire):
https://youtu.be/sBoJzJtNUec
Sur les 6 titres, 3 explosent les 4 minutes large, un gros feet fucking aux règles. Et permet au gars derrière de partir dans des délires franchement très aériens parfois! Et ce mélange étonnant prend bien, apportant une sacré dose d'oxygène! C'est complètement barge et à part mais qu'importe, ça le fait vraiment bien et il assume (tout en assurant sévère!!). Les vocaux sont peu présent et foutrement gores, dans la lignée de ceux de Tumour, ce qui n'est pas gênant pour les amateurs avertis.
Et on se prend au jeu de suivre le rythme qui a un coté rock'n'roll par piquets des asticots hannetons.
La production, quand à elle, il faut bien l'avouer, il y a apporté un soin très particulier. Le son est très bon, permet de profiter des pérégrinations musicales du gars. Excellent!
Kyst arrive ensuite. Et là, ça devient de la folie pure, un truc bien tordu, bien fun! Pour avoir une idée, aller sur la page de Kyst sur facebook.
Kyst est un one man band né en 2012, un projet raw grindcore complètement azimuté, à l'humour assumé dans les titres ou dans le développement des morceaux tournant au pire autour des 2'30''. Et ici, les 13 titres semblent développer un concept sur les chats. Ouais. Tu as bien lu. Les chats. Mais sous un angle très décalé, sans la moindre prise de tête, là n'est pas le but. Son seul but est de se faire plaisir et de s'amuser. Et aussi de se livrer à une sorte d'expérimentation hasardeuse complètement braque qui me fait bien marré.
Les vocaux ne sont là qu'un support de plus pour la folie de la musique et un exutoire assumé, lui aussi.
Evidemment, le son n'est pas le point le plus important, celui-ci étant volontairement saturé pour délivrer une impression grumeleuse qui colle bien au truc. Un split de grind freaks pour des grind freaks qui s'assument!!

SUBLIME CADAVERIC DECOMPOSITION 'Raping Angels in Hell'

2017 ANIMATE RECORDS - CD Digipack Sortie en septembre 2017

Le nouvel album des parisiens de SCD, formé en 1996 (putain, 21 ans déjà!!!) est arrivé! Et il faut bien l'avouer, celui-ci fait très, mais alors, très mal! Un véritable album de malades pour des malades! Un thérapie par la violence! Le groupe, dans le cadre du Mosh fest 3 en mai dernier, nous avait fait la surprise de jouer, dans la moitié du set, la moitié du nouvel album. En live, c'est clair que cela a été furieux!! (https://youtu.be/pb797kRby5I , pour vous faire une idée de la furie!)
Et là, ô joie immense, voici l'objet de bien des envies (surtout en ce qui me concerne, lorsque le groupe était passé en 2013, avec l'info que le groupe bossait sur ce nouvel album, avec un retour à l'esprit gore, après leur précédent opus de 2011, lui aussi excellent. Alors me direz-vous (ou pas, c'est selon en fait...)?
Et bien, la réponse se fait en 43 minutes et 12 arguments clairement imparables! Je ne parlerais pas de la production ou du son, qui sont juste irréprochables et bien puissant, dégageant brutalement l'énergie (nucléaire?) enfermée (magiquement?) sur cette rondelle de plastique qui transpire la brutalité! Bon, si un peu quand même: celle-ci est nickelle et vraiment puissante, sans non plus noyer un éléments au milieu des autres. Un juste milieu qui permet de profiter de toutes les subtilités que le groupe à glisser dans cet album. Je vous ai dit que c'est un album de malades?
Dès le premier titre, Sabbth nights (The impure reptile) donne le ton: violence, technicité et surtout, le groupe se fait plaisir! Le chant entame directement le morceau, qui passe sans la moindre fioriture! C'est très intense, très direct! Le groupe, dans une base death grind, injecte d'autres éléments, se faisant clairement plaisir. Et on retrouve du coup cet esprit sur tous les titres.
Et le mélange se veut juste une tuerie: on retrouve des éléments aussi divers que des lignes black metal ou presque deathcore, mais toujours en touches subtiles, sans que ce soit trop. car là est le secret: le dosage millimétré pour bien te détruire le crane lorsque ta tête se déboîtera de ton coup pour s'éclater contre un mur (car tu te seras un poil trop agité... Tssss, petit maladroit!). Ce mélange de style, dans la structure, me direz-vous, d'autres l'on fait avant. Et le font. Certes, c'est vrai. Mais là, le groupe attaque la chose par un angle différents, réussissant à créer une sorte d'alliage musicale qui n'offre pas de rugosités sur lesquelles on pourrait tiquer (tac).
Certains titres prennent le temps d'explorer un peu le temps et leur univers musical, toujours en restant dans la brutalité efficace. Mais il y a aussi deux titres nettement plus concis, comme Spark of Being, dans un esprit gore grind.
Et oui, car c'est aussi ça que signe cet album: un retour du porno gore, au travers des vocaux. Car Seb aussi se fait plaisir, avec une variété de vocaux, lui permettant tout simplement de s'éclater! Il n'hésite pas le moins du monde à basculer dans différents registres, sans prévenir, apportant un impact plus important encore aux morceaux. L'intensité des morceaux vient donc de cette combinaison alchimique entre techniques musicales et vocaux chirurgicaux. Et cela créer des ambiances de titres, auxquelles des breaks très intenses donnent une dimension particulière. Comme le prouve Ruddy Sleep (the remains), avec sa rythmique presque industrielle, toujours dans cet esprit death/gore grind, permettant au groupe de viré dans des passages rapides en subtilités.
Dans cet album, tout va vite, même dans des passages plus 'relaxes', qui ne sont qu'un leurre subtile pour mieux dépoter derrière! Et putain, ça le fait vraiment! L'auditeur est pris dès le début dans la toile musicale tendue par le groupe. Et il n'y a rien auquel on peut résister. Et le coup de grâce est asséné avec le magistrale titre éponyme Raping angels in hell, qui est un véritable condensé d'intensité et de ce que l'on retrouve dans l'album. Le titre est encore plus dense que les autres, retrouvant des lignes black metal par petites touches, offrant une autre dimension à la brutalité du groupe, surtout en arrivant à le fusionner avec leur vision du gore grind. Des breaks sont là pour bien marquer le coup, créer de véritables parties indissociables des autres. Et la ligne mélodique qui domine dans ce titre est un véritable piège, gravant le titre complet dans ta tête, pour ton karaoké mental personnel.
Et c'est aussi une des force de cet album, en plus de ce qui est déjà cité. C'est même une force du groupe de faire des titres qui se grave dans ton esprit (une preuve? Duty, le premier titre de l'album  Sheep'n'Guns. Te restera en tête!)
Et cet album n'a strictement rien à jeter dedans ou à dire 'Ha oui mais là, c'est bof...'. Clairement pas. Et comme toujours, Seb signe aussi l'artwork de l'objet qui est superbe et très soigné, offrant au son une imagerie qui lui colle parfaitement, dans la continuité de ce retour à l'esprit porno gore mixé à ce death grind de malade. C'est clairement un album incontournable que tout fan d'extrême se doit de posséder et qui entre dans le panthéon du genre. Six ans entre Sheep'n'guns et ce brûlot qu'est Raping Angels in hell, signant un retour de l'esprit porno gore au service de SCD et putain, ça valait vraiment le coup d'attendre. Car on a là leur album le plus abouti, alors que le groupe s'est lâché! Juste parfait.

CANNIBE / BBARBAPAPPA BUTCHERY

2017 INHUMAN HOMICIDE RECORDS - CD

Aller, on commence gaiement ce jour de chronique avec de l'underground, comme je l'aime et en prime, dans la veine grind/cyber/gore, ce qui est très festif!
Un magnifique split du label parisien de Yoann (Salut Yoann!!) qui fait la part belle à l'underground, dans sa forme la plus large.
Le split commence par les italiens complètement cramés (et dans le bon sens!!!) de CANNIBE. Hop, j'ai pas trouvé mieux qu'un bout de live pour vous faire une bonne idée:
 https://youtu.be/UAkP7NNGaWE 
Comme vous pouvez admirer le détail de la musique si délicate, les deux italiens évoluent dans un registre très cool, le gore grind. Sur ce split, on a une boite à rythme, ce qui n'est pas en choix bien gênant, la folie dominant bien le truc!
Les 6 titres qui leur sont dédiés ne sont pas nécessairement pied au plancher, ni expéditifs. En effets, certains tournent autour de 2'30'' / 3'15'', ce qui laisse un peu de place à une certaine variations de tempos, ponctuellement. Oui, parce que c'est quand même du gore grind bourrin. Pas de place pour les délicatesses, ici ça va à fond, histoire de bien te décalquer la face. Papy aime bien, ça relance son pacemaker qu'il dit. Des samples servent d'intros sur certains titres, courtes quand même parfois face à la durée du titre. Certains pourraient reprocher une certaine redondance mais il y a bien assez de variété pour éviter pareille récrimination.
Musicalement, on sait que ça bourrine bien. Mais le son me demanderez-vous peut-être (surtout toi et toi...)? Et bien, il est plus que correct, et dégage bien ce qu'il faut, gore et puissance! Et avec la discographie du groupe (formé en 2004), il y a vraiment du matériel à écouter!
Et voilà le cas BBARBAPPAPA BUTCHERY. Hop, un lien pour vous donner une idée du projet:
https://youtu.be/UAkP7NNGaWE
14 titres orientés cybergore grind, dans un esprit complètement taré, bien fun et pas prise de tête. Derrière, on retrouve Yoarghhh (pilier et activiste très active de la scène) avec en guest un autre ami, Pigy Perv sur Delta.. India.. Echo, Increase tension et Definitively inimical. Pour ceux qui ont cliqué ou copié le lien, vous savez à quoi vous attendre. Du cyber gore grind, bien allumé, sauf que là, les titres font dans l'expéditif.
Et ce, dès l'intro qui sonne un peu black metal, histoire d'être bien en décalage! Et s’enchaînent ensuite les titres, qui vont vite, font efficaces et sans chercher à être chiant. On comprend bien les paroles parfois, très simples: blablabla, par exemple. Pas de vrai paroles, ici, ce qui prime, c'est le fun qui déboîte mamie (la perverse!!!). Le son est aussi plus que très correct, toujours en ayant en tête le registre exploré par le projet ravagé.
Un split clairement cool, qui fout la patate et qu'il est conseillé d'avoir, pour les amateurs ou les aficionados de l'extrême!

dimanche 6 août 2017

DYING FETUS ' Wrong one to fuck with'

Relapse records 2017 - CD fourreau pour la censure

Ha, voici un bien bon brûlot très concentré à la bien belle pochette, pleine de bruits et de fureur! L'un des groupes vétérans du grind death nous revient avec un album vraiment, mais alors vraiment intense et technique. Et c'est simple, il fait mal. Ça va vite, très vite, non sans se laisser aller régulièrement à des breaks brise nuque ou des parties parfois plus lourdes, toujours empreintes de violence vraiment hargneuse.
Et c'est un véritable périple qui attend l'auditeur car les 11 titres prennent vraiment le temps de se déployer (comprenez exploser à la gueule de l'auditeur) pendant presque une heure, qui s'avère à la fois courte et intense mais longue dans les subtilités (si, il y en a...) que distille le groupe dans ses compos.
Et oui, car là on a vraiment un mixe entre le death, dans sa forme la plus brutale et du grind, que l'on retrouve par touches fulgurantes, intensifiant des titres déjà très intenses de base. Ici par question de délicatesse, on laisse ça aux groupes de pop et aux émos (c'est mort ça, non?)!
Il est impossible de rester sans réactions face à de tels titres. Soit tu jubiles, tu remues, soit tu es mort. Et dans ce cas, je ne comprend pas comment tu peux lire cette chronique...
Les morceaux sont foutrement bien prenant, sans que l'un ne ressemble à un autre, la technique ne les empêchant pas de se faire plaisir dans des solos de furieux, des breaks impromptus bien violents ou encore des changements de rythme très particuliers, offrant un aspect parfois haché de celui-ci, correspond foutrement bien avec le titre sur lequel ça arrive (un peu comme sur 'Reveling the abyss'.
Dying Fetus n'a plus rien à prouver et montre bien qu'ils sont encore là, non pas dans la cour des grands mais dans celle des Maîtres du genre.
Ils ne prennent pas de pincettes (plutôt des hallebardes à mon avis...) pour asséner  leur vision de la musique et déployer leur univers, bien à eux, qui ressemble à un exutoire de fous furieux armés lâchés dans une mégapole démunie.
Comme je le disais, on ne voit pas l'album passer, malgré des titres parfois long en matière de temps, grâce à l'expérience du groupe et leur dextérité. De prime abord, ça peut paraître être un véritable obstacle au novice mais si il prend le temps de se pencher sur ce groupe, il découvrira de nombreuses subtilités qui demandent vraiment plusieurs écoutes, la violence des morceaux offrant une cache parfaite pour celles-ci.